Laissez-passer

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mardi 5 mars 2013

Des images contre les clichés sur les oubliés de Calais

Dans son livre 
Des hommes vivent ici (1), 
la photographe Marion Osmont raconte le quotidien des migrants le long du littoral de la 
Manche, dix ans après 
la fermeture du camp de Sangatte. Un travail
 plein d’humanité 
et de dignité.

© Marion Osmont

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lundi 4 mars 2013

« C’est tellement simple de dire 
qu’il y a trop d’immigrés… »

Thierry TuotRemis il y a peu au premier ministre Jean-Marc Ayrault, le rapport (PDF) du conseiller d’État Thierry Tuot pointe les ratés de trente ans de politiques d’intégration et d’immigration. Ancien juge délégué de la reconduite aux frontières, Thierry Tuot appelle à un « devoir d’intelligence et de vérité » sur le sujet. Entretien avec un haut fonctionnaire qui n’a pas la langue dans sa poche.

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mercredi 20 février 2013

Au tribunal des réfugiés, ils jouent leur dernier recours

Plus grosse juridiction administrative de France, la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) représente l’ultime chance pour les hommes et les femmes qui souhaitent trouver refuge en France. Reportage à Montreuil, au cœur de ses seize salles d’audience où se jouent des destins extraordinaires.

La cour nationale du droit d'asile à Montreuil

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lundi 18 février 2013

« Il faut une culture humaniste pour rendre la justice »

Ancien ministre de la Fonction publique et conseiller d’État honoraire, Anicet Le Pors est, depuis 2000, président de section à la Cour nationale du droit d’asile. Dans son dernier livre, il raconte sa fonction de « juge de l’asile » (éd. M. Houdiard, 2010).

Quelle est votre vision du droit d’asile ?

Anicet Le Pors. La France a une tradition de terre d’asile, dont l’expression la plus forte se trouve dans la Constitution de 1793 : « Le peuple français (…) donne l’asile aux combattants de la liberté, il le refuse aux tyrans. » On retrouve cette notion dans la Constitution de 1946, où toute personne persécutée en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur le territoire de la République. Enfin, l’article 53-1 de la Constitution précise que la France garde le droit d’accueillir qui elle veut sur son sol.

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mercredi 13 février 2013

Expulsé sous Sarkozy, 
de retour sous Hollande ?

En pleines festivités du Nouvel an chinois, élus et citoyens d’Aubervilliers exigent le retour de Changfeng Mo, expulsé il y a un an malgré deux enfants nés en France. Comme une réparation de la politique migratoire sarkozyste.

Hongxia et ses deux enfants, Felix et Soufia, dans leur appartement ©Francine Bajande

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mercredi 30 janvier 2013

«Non, je ne veux pas que mes enfants mendient»

Le campement de la Porte d'Arras, en octobre dernier

C’est un bien étrange procès qui s’est tenu lundi après-midi à la 5e chambre du tribunal correctionnel de Lille. Un triste témoignage de l’incapacité de l’État à aider les familles les plus miséreuses. Le parquet de Lille avait décidé de poursuivre deux couples roms pour délaissement de mineur compromettant sa santé ou sa sécurité, un délit passible de sept ans de prison et 100 000 euros d’amende. Les cinq enfants, âgés de sept à onze ans, avaient été arrêtés le 4 décembre, alors qu’ils mendiaient à un feu tricolore puis placés deux semaines dans un foyer.

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Une classe rom dans un commissariat

A Saint-Fons, près de Lyon (Rhône), une vingtaine d’enfants roms âgés de 6 à 12 ans sont scolarisés depuis la mi-novembre dans une salle aménagée dans les locaux abritant les services de police municipale et nationale, provoquant l’indignation des associations qui les défendent.

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mardi 15 janvier 2013

Grève de la faim suspendue à Lille

Soixante-treize jours : c’est la durée spectaculaire de la grève de la faim des sans-papiers de Lille. Dimanche soir, lors d’une assemblée générale, les trente-sept grévistes ont suspendu leur mouvement après les avancées obtenues vendredi avec la préfecture du Nord.

Hier, le campement devant l’église Saint-Maurice a été démonté et les grévistes de la faim ont été évacués 
vers l’hôpital pour y suivre un protocole de réalimentation et de soins. Vendredi, le préfet s’était engagé à « un examen bienveillant » des dossiers qui seront déposés en préfecture « dans le cadre des textes en vigueur » et à établir « un calendrier échelonné » des demandes de régularisation. Neuf personnes ont été régularisées et sept autres pourraient l’être dans le cadre des textes en vigueur, selon les derniers chiffres de la préfecture.

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lundi 14 janvier 2013

Un sans-papiers qui refuse l'expulsion roué de coups

Vendredi dernier, aéroport de Roissy. Le vol Air France à destination du Cap-Vert doit décoller à 15h55. Pour la troisième fois, le ministère de l’Intérieur a réservé une place à bord pour le retour forcé d’Herculano Ribeiro. Mais, pour la troisième fois depuis deux mois, ce père de famille de 37 ans refuse. Seulement, cette fois-ci les choses dégénèrent...

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dimanche 13 janvier 2013

A Lille, la grève de la faim continue

Quelque 200 personnes se sont à nouveau rassemblées hier après-midi à Lille pour marquer leur soutien aux sans-papiers en grève de la faim depuis le 2 novembre. vendredi soir, le préfet s'était engagé à « un examen bienveillant » des dossiers « dans le cadre des textes en vigueur ». Les 37 grévistes ont demandé un temps de réflexion et devraient décider, ce soir, en assemblée générale exceptionnelle de la poursuite ou non de leur mouvement.

« Inquiètes » des conséquences de cette grève sur la santé des personnes, Emmaüs France, CCFD-Terre Solidaire, la Cimade et le Secours catholique exhortent dans un communiqué commun « chaque partie à trouver d'urgence une solution de sagesse et d'humanité » et « à choisir la voie du compromis ». Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est montré inflexible vendredi face à ces mouvements, déclarant à l'AFP qu'il n'allait « pas régulariser 50, 100, 200 ou 300 dossiers parce qu'il y a une action des associations ».

mercredi 9 janvier 2013

La mairie de Ris-Orangis occupée pour la scolarisation des enfants Roms

Classe dans la mairie de Ris-Orangis ©Serge Guichard

Classe dans la mairie de Ris-Orangis ©Serge Guichard

Le collectif de soutien aux familles roms en Essonne (ASEFRR) a occupé hier, jusqu’à 16h30, la mairie de Ris-Orangis pour exiger la scolarisation de onze enfants roms, âgés de 5 à 10 ans. Une classe fictive a été organisée dans une salle de l’hôtel de ville, où les enfants ont pu dessiner l’école de leurs rêves. Le maire (PS) Thierry Mandon, par ailleurs député et porte-parole du groupe socialiste à l’assemblée nationale a reçu une délégation dans l’après-midi. «Il nous a affirmé n’avoir reçu aucun dossier, ce qui est faux, soutient Serge Guichard, de l’ASEFRR. Il n’est pas acceptable qu’un maire refuse de scolariser des enfants parce qu’ils sont Roms». Et de promettre d’autres actions dans les prochains jours.

lundi 7 janvier 2013

Les réfugiés de Choucha définitivement oubliés ?

La fermeture programmée pour le printemps 2013 de ce camp dans le sud tunisien inquiète les ONG. Le sort de centaines de migrants, déboutés du statut de réfugiés, reste incertain.

Le camp de Choucha a ouvert début 2011

On les appelle les « oubliés » du camp de Choucha. Quelque 1200 réfugiés, ayant fui la guerre de 2011 en Libye, vivent encore dans ces tentes plantées en plein désert, à quelques kilomètres de la frontière tuniso-libyenne. Ouvert par le Haut commissariat des Nations-Unies aux réfugiés (HCR) début 2011, ce camp doit fermer au printemps prochain. « C’est un camp de transit, confirme Nabil Benbekhti, administrateur chargé de protection au HCR en Tunisie. On ne peut pas les laisser éternellement dans le désert. » Une fermeture dénoncée par les ONG de soutien aux migrants qui s’interrogent sur le sort de ce réfugiés une fois le camp fermé.

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vendredi 4 janvier 2013

« Nous sommes en train de mourir pour un bout de papier »

Les sans-papiers occupent le parvis de l'église Saint-Maurice à Lille

Devant l’église Saint-Maurice, en plein cœur de Lille, une grande tente a été montée. Les nombreux passants sont rares à s’arrêter devant la banderole rouge qui la recouvre : « Faut-il mourir pour avoir des papiers ? Valls régularisez ! ». Dans l’indifférence générale, trente-six sans-papiers sont en grève de la faim depuis le 2 novembre pour obtenir leur régularisation.

Sous la tente, les grévistes, allongés sur des matelas, se protègent du froid avec des couvertures. Ils sont en majorité Algériens, on compte quelques Guinéens et Thaïlandais. A l’entrée, deux kabykes, Samir et Ryad, sont emmitouflés dans des doudounes pour éviter les courants d’air glacés. Ils ont fui l’Algérie pour des « questions de sécurité ». En France depuis plusieurs années, leurs demandes de régularisation n’ont pas abouties. « La majorité des grévistes sont des gens diplômés et qualifiés, explique Ryad, 28 ans. On a même des infirmiers ! ». Lui-même est titulaire d’un BTS en électrotechnique. « En Algérie, on voyait pas du tout la France comme ça, si on avait su… » Sur le matelas d’à côté, un gréviste de 55 ans, complète la phrase : s’il avait su, il serait allé aux Etats-Unis. « Valls prépare l’élection de 2017 sur notre dos » lâche t-il, dégouté.

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Occupations à Lille et Paris

Simultanément, hier, peu avant 14 heures, les sièges du Parti socialiste à Paris et l’hôtel de ville à Lille étaient envahis par les comités des sans papiers (CSP75 et CSP59). A Paris, des manifestants se sont rassemblés dans la cour de l’hôtel particulier rue de Solferino et trois se sont enchaînés aux grilles de la permanence. Ils ne sont pas parvenus à entrer dans le siège du PS. A Lille, une quarantaine de personnes, dont des femmes avec des enfants, ont réussi à pénétrer dans la mairie. Les journalistes étaient eux interdits d’entrer. A Paris et Lille, des délégations ont été reçues.

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mercredi 2 janvier 2013

«Ils m’ont renvoyé comme un chien»

À 20 heures, lundi, alors que le président François Hollande adressait ses vœux aux Français pour la nouvelle année, Ahmed Sohail, vingt-trois ans, en France depuis l’âge de quinze ans, était dans l’avion qui le ramenait de force vers le Pakistan.

Arrivé à 1 h 41 du matin à Karachi, le jeune homme a décrit son vol dans un message téléphonique que nous nous sommes procuré :

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