REPORTAGE. Comme annoncé, le principal campement de clandestins de la ville du Pas-de-Calais a été démantelé. Résultat : 276 arrestations, dont une moitié de mineurs. Le récit, heure par heure.
2h35. Il fait nuit noire dans la « jungle » de Calais. Un grand feu de bois réchauffe les bénévoles venus apporter leur soutien aux migrants alors que le démantèlement du campement est annoncé pour l’aube.
3h20. Autour du feu, une dizaine d’Afghans décidés à ne pas dormir offre le thé. Pourquoi restent-ils alors que les forces de l’ordre doivent débarquer dans quelques heures ? Safioula, 16 ans, explique qu’il reste pour le passeport. « Mais c’est faux ! », s’irrite Sylvie Copyans de l’association Salam, qui explique qu’une rumeur a circulé ses derniers jours, promettant des papiers à ceux qui resteraient dans la jungle.
4h20. Une cinquantaine de personnes se réchauffent autour du feu. Parmi eux, quatre jeunes filles d’une vingtaine d’années, bénévoles de Salam à Dunkerque. « Nous avons trois petites jungles là-bas, explique Jessica. Tous les deux mois, la police détruit tout au bulldozer, les migrants ne peuvent même pas récupérer leurs affaires. Ils sont arrêtés par la police et relâchés douze heures après ».




