Laissez-passer

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Enfants et jeunes majeurs

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jeudi 4 février 2010

Salima expulsée vers le Maroc sans sa jumelle

Malgré la mobilisation de plusieurs associations et partis politiques, Salima, une jeune femme sans papiers de Clermont-Ferrand a été expulsée vers le Maroc hier matin sans sa sœur, qui vit toujours cachée. Le Réseau éducation sans frontières avait «trouvé quelqu’un sur place à Casablanca pour l’accueillir» et a annoncé que la mobilisation continuait pour qu’elle revienne. Un rassemblement est prévu demain à 14h devant la préfecture du Puy-de-Dôme.

Une pétition pour Salima et Salma est disponible sur le site de RESF.

vendredi 29 janvier 2010

Sitti et Liouize libérées !

Les deux étudiantes comoriennes, arrêtées lundi dernier à Pau et transférées au centre de rétention de cité à Paris, ont été remises en liberté hier, une décision confirmée cet après-midi par la cour d'appel de Paris.

Mercredi, le juge des libertés et de la détention (JLD) avait ordonné leur remise en liberté mais le parquet de Paris avait fait appel de la décision et demandé à ce que cet appel soit suspensif, c'est-à-dire que les deux jeunes filles soient maintenues en centre de rétention.

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mercredi 27 janvier 2010

Jeunes sans papiers à la conquête de l'Humanité

Le week-end dernier, le quotidien L'Humanité ouvrait ses portes à ses jeunes correspondants. Ils ont entre 16 et 30 ans, certains sont engagés politiquement, d'autres souhaitent devenir journalistes et quelques uns veulent simplement découvrir comment fonctionne un quotidien national ; ils étaient une centaine, le week-end dernier, à participer à l'élaboration du numéro spécial Jeunes paru lundi dans les kiosques. Parmi eux Weysel, Abdoul, Mondel et Nanhoua, des jeunes Majeurs sans-papiers. La photographe Célia Bonnin, qui les suit au quotidien depuis décembre, a mis en images ce week-end.


Jeunes Majeurs à la conquête de l'Humanité

vendredi 8 janvier 2010

Pitshou, sans-papiers de 16 ans, logé à l'hôpital

Depuis trois mois, Pitshou vit à l’hôpital. Non pas que ce congolais de seize ans soit malade, mais le personnel du service pédiatrie a décidé de le garder, jusqu’à ce que les différentes administrations cessent de se rejeter la responsabilité de sa prise en charge. L’histoire est kafkaïenne : arrivé en Ariège début octobre, Pitshou est recueilli au commissariat de Pamiers. Le procureur prononce une mesure de protection provisoire dont l’application incombe au conseil général. Ce dernier refuse, Pitshou est relâché dans la nature. Affamé, le jeune garçon fait un malaise, les pompiers le conduisent au centre hospitalier du Val d’Ariège. Le jeune homme n’a pas quitté sa chambre depuis.

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jeudi 19 novembre 2009

L'accueil des jeunes migrants saturé

REPORTAGE. Au bout d’un couloir aux murs délabrés, le directeur du centre ouvre une porte en soupirant : dans cet ancien bureau il a réussi à tasser six matelas. «Normalement, je n’ai pas le droit d’accueillir plus de dix-neuf mineurs, précise Dominique Habiyaremye. Mais quand se présente un gamin de treize ans à la rue, vous choisissez vite entre humanité et légalité.»

Comme les autres structures d’accueil de mineurs isolés étrangers, le centre du Kremlin-Bicêtre, géré par Enfants du monde-Droits de l’homme (EMDH) sous contrat avec l’État, manque cruellement de moyens. Pour la capitale ce dispositif, dit Versini, compte 120 places. Un chiffre nettement insuffisant face à l’afflux croissant de jeunes migrants. Plusieurs dorment chaque soir à la rue, faute de place. Pour répondre à l’inquiétude des associations, le ministère a créé un groupe de travail et présentait hier ses premières mesures.

Reflets des conflits et de la misère du monde, le centre du Kremlin-Bicêtre accueille aussi bien des Afghans qui ont fui la guerre que des Éthiopiennes livrées aux réseaux de prostitution. Tous ont parcouru des milliers de kilomètres, seuls, pour rejoindre l’Europe. EMDH est chargé de les mettre à l’abri, théoriquement pour une durée de quinze jours, avant leur prise en charge par l’aide sociale à l’enfance. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, les services de l’état, totalement saturés, bloquent à tous les étages. «Certains sont là depuis quatre ou cinq mois, témoigne Dominique Habiyaremye. Cette période d’attente est très dure à gérer pour eux. Ils n’ont qu’une envie : aller à l’école et se poser enfin quelque part».

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mardi 3 novembre 2009

Qu’est-il arrivé à Nanette Alanhi-Bangofa ?

Depuis dix jours, Nanette Alanhi-Bangofa se morfond à Brazzaville, capitale du Congo. C’est à peu près la seule certitude dans ce qu’il faut bien appeler désormais l’affaire Nanette. Pour le moins étrange, cette histoire oppose deux versions totalement contradictoires.

Nanette Alanhi-BangofaElève en BTS au lycée Siegried à Paris, Nanette raconte qu’elle a été arrêtée à Gare du Nord, le 21 octobre au matin, emmenée directement à Orly, puis expulsée vers le Congo Brazzaville, via Casablanca. Mais la préfecture de Paris et le ministère de l’Immigration démentent l’existence d’une «mesure de reconduite forcée» : Nanette serait rentrée de son plein gré, moyennant un pécule de 300 euros. Les documents de l’Office français de l’immigration (OFII), que nous avons pu consulter, indiquent en effet, que la jeune fille a déposé une demande d’aide au retour humanitaire. Un autre document, signé de sa main, accuse réception des 300 euros à l’aéroport.

Les signatures sont troublantes, tout comme le sont les démentis de Nanette. Joint plusieurs fois par téléphone, la jeune fille maintient sa version, jure qu’elle ne sait pas ce qu’est l’OFII, qu’elle n’a jamais reçu 300 euros et qu’elle ne souhaite qu’une chose : revenir à Paris. Elle aurait effectivement signé un document à l’aéroport, sans savoir de quoi il s’agissait.

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samedi 24 octobre 2009

Expulsée avec son cartable

Mercredi matin, Nanette Alanhi Bangofa se rendait tranquillement en cours. Cette jeune-fille de dix-neuf ans est en première année de BTS compta-gestion au lycée Jules Siegfried dans le 10e arrondissement de Paris. D’origine congolaise, Nanette est arrivée en France en 2007. Sa mère bénéficie d’une carte de séjour résident de dix ans, son père est décédé. Pour sa majorité, la préfecture de police de Paris lui offre... une obligation de quitter le territoire. Sans argent pour payer un avocat, elle ne fait pas appel.

Contactée au téléphone, Nanette raconte que, mercredi matin, elle est arrêtée par les forces de l’ordre à la gare du Nord. Sans même passer par la case garde à vue, la jeune fille est directement emmenée à l’aéroport d’Orly et mise à bord d’un avion pour Casablanca, puis de Casablanca à Brazzaville. Malgré ses demandes réitérés, les policiers de la laissent pas prévenir sa mère. Ce n’est qu’une fois arrivée sur place, jeudi matin, qu’elle a pu lui téléphoner. Aujourd’hui Nanette se retrouve démunie à Brazzaville, elle n’avait sur elle que deux euros et son sac de cours. Au bout du fil, elle ne cesse de répéter «Faites quelques chose, je ne peux pas rester ici». Elle est logée, pour quelques jours, chez une cousine.

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dimanche 20 septembre 2009

La vie cachée de la famille Tang-Zhou

Assis sur un muret de pierre avec vue imprenable sur les volcans d’Auvergne, Chen, quatre ans, jette des pierres dans le vide. Son ton sérieux tranche avec sa bouille d’ange : « La police va emmener ma maman, mon papa et mon frère ». Chen a peur. Et il s’ennuie. Le 3 septembre dernier, il devait rentrer en moyenne section de maternelle, mais la veille sa famille a dû prendre la fuite. Depuis quinze jours, ces sans papiers menacés d’expulsion vivent cachés. Et Chen ne va pas à l’école.

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vendredi 18 septembre 2009

Chama et son père « invités » à rentrer en Angola

Chama par Véronique MassenotAprès sept ans de présence en France, un enfant né et scolarisé à Saint-Denis et une mobilisation exceptionnelle pour le sortir de rétention, Joao Abel Gabriel, convoqué en préfecture mercredi dernier, s'attendait à voir enfin sa situation régularisée. Il n'en est rien. Le préfet de Seine-Saint-Denis s'acharne contre ce père qui élève seul son fils de cinq ans.

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jeudi 10 septembre 2009

«Chama me disait : "je vais te sortir de là"»

Il a sonné à la porte vers 21 heures, mardi soir. Ursula, sa petite amie, a hurlé de joie ; sa mère ensuite. De quoi réveiller Chama Dieumerci, 5 ans, qui a crié à son tour en voyant son père. « Il ne voulait plus me lâcher, s'amuse Joao Abel Gabriel. Il me suivait partout ! » Une heure avant, cet angolais de 44 ans était libéré, en toute discrétion, du centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny, où il était retenu depuis deux semaines.

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mercredi 9 septembre 2009

Chama a retrouvé son père !

Hier soir, vers 23h30, Joao Abel Gabriel, est sorti du centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny après deux semaines d'enfermement. Le matin, le père de Chama, avait été présenté au consulat d'Angola. C'est sûrement parce que les autorités angolaises ont refusé de le reconnaître que Joao a été libéré. Depuis des jours, la préfecture de Seine-Saint-Denis, à qui Eric Besson le ministre de l'Immigration avait demandé de "réexaminer le dossier", refusait de répondre à nos appels, visiblement gênée aux entournures... C'est donc en pleine nuit et sur un faux prétexte que l'administration a libéré Joao. Une belle leçon de courage politique !

Lire aussi :
« Si je suis expulsé, Chama doit rester en France »
La justice prive Chama de son père
Chama, 5 ans, victime de la chasse aux sans-papiers

jeudi 3 septembre 2009

« Si je suis expulsé, Chama doit rester en France »

Chama DieumerciAu bout du fil, sa voix est claire et posée. « C'est pas très propre ici, mais ça va quand même. » Joao Abel Gabriel entame aujourd'hui son dixième jour au centre rétention de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Arrêté le 26 août dernier lors d'un banal contrôle d'identité, cet Angolais de 44 ans, en France depuis sept ans, est sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Mardi, il sera présenté au consulat angolais. Si ce dernier délivre un laissez-passer à l'administration, Joao sera expulsable à tout moment. Pourtant, cet homme élève seul son petit garçon de cinq ans et demi, Chama Dieumerci, qui a dû faire seul, hier matin, sa rentrée scolaire en CP.

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La justice prive Chama de son père

« Écœurement », « stupeur », les amis et soutiens du petit Chama et de son père étaient sous le choc hier soir après la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise de maintenir en rétention Joao Abel Gabriel. « Il est expulsable à tout moment, sans son fils qui reste en France et devrait être placé à la Dass », explique son avocate maître Herrero. « Comment un magistrat peut-il considérer comme légal de séparer un fils de son père ? » s'emporte Jean-Michel Delabre, du Réseau éducation sans frontières.

Devant le tribunal administratif de Cergy Pontoise, mercredi matin

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mercredi 2 septembre 2009

Ecoeurement

A la stupeur générale, le juge du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a décidé de rejeter le recours contre l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) de Joao Abel Gabriel. Le papa de Chama, petit garçon de cinq ans qui doit faire sa rentrée en CP demain, est donc expulsable à tout moment. Chama se retrouverait seul en France puisque sa mère a été déchue de ses droits. En cas d'expulsion de Joao Abel Gabriel, le doute persiste sur le sort qui attend Chama : un placement à l'aide sociale à l'enfance ou un retour forcé vers l'Angola ? Quoiqu'il en soit, cette décision de justice est incompréhensible et révoltante.

La famile Santos régularisée !

La petite Véa et ses parents ne vivront plus la peur au ventre d'être expulsés à tout moment. Le Réseau éducation sans frontières vient d'annoncer leur régularisation. Début août, ces jeunes parents et leur petite fille de cinq ans, Véa, née sur le sol français, avait frolé l'expulsion vers les Philippes. Une forte mobilisation d'élus, d'associations et de citoyens avaient empêché in extremis leur retour.

La famille Santos

Lire aussi :
Vives protestations contre l'expulsion programmée d'une fillette
La famille Santos libérée

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