
La nouvelle est tombée hier peu avant 19 heures. «Il est sorti ! Nous
allons nous rejoindre pour faire la fête.» s’exclamait Samia Attali, de
l’association Je vous tends la main. Hier soir donc, Chouaïb Benhachiche, jeune
autiste de vingt et un ans, a été libéré du centre de rétention de Vincennes où
il était enfermé depuis trente et un jours. Pour la plus grande joie de ses
soutiens qui se sont démenés pour le sortir de cette situation
« aberrante ».
Enfants et jeunes majeurs
vendredi 23 décembre 2011
Chouaïb, jeune autiste, libéré hier soir après 31 jours de rétention
Par Marie Barbier le vendredi 23 décembre 2011, 08:30
mardi 20 décembre 2011
Un jeune autiste en rétention depuis un mois
Par Marie Barbier le mardi 20 décembre 2011, 08:30
Chouaïb Benhachiche est un jeune homme de 20 ans. D’origine algérienne, il est suivi par l’Aide sociale à l’enfance depuis ses 16 ans et bénéficie d’un « contrat jeune majeur », qui lui permet d’être logé dans un foyer de jeune travailleur à Paris. Malgré ses troubles du comportement d’allures autistiques, Chouaïb a obtenu, en juin dernier, son CAP dans la restauration. Mais, alors que l’État lui assure sa protection d’un côté, de l’autre il lui refuse un titre de séjour. Shouaid est donc sans-papiers sous le coup d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.
lundi 19 décembre 2011
Un mineur isolé enfermé en rétention
Par Marie Barbier le lundi 19 décembre 2011, 17:19
Boudjemaa Tair-Tahar, jeune tunisien qui a fêté ses 17 ans la semaine dernière, a été placé au centre de rétention de Vincennes hier dans l’attente de son expulsion. Un enfermement illégal puisque la France interdit les reconduites à la frontières de mineurs, sauf s’ils sont accompagnés de leurs parents « Il a vraiment une tête de bébé et il n’arrête pas de pleurer » témoigne une intervenante de l’Assfam, qui a pu le rencontrer. Placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur le vol d’un téléphone portable, Boudjemaa au lieu d’être libéré comme les autres, a été directement placé en rétention suite à des tests osseux qui l’ont déclaré majeur. Les tests de pilosité et de développement génital utilisé par l’administration pour déterminer la minorité ou la majorité sont très décriés, par la communauté scientifique elle-même. Leur marge d’erreur communément admise serait de 18 mois.
jeudi 1 décembre 2011
« Sans titre - provisoire », les lycéens sans papiers entrent en scène
Par Marie Barbier le jeudi 1 décembre 2011, 12:00
Dimanche dernier, les lycéens sans papiers soutenus par le Réseau éducation sans frontières présentaient, « en exclusivité mondiale », au Point éphémère à Paris, leur nouvelle pièce de théâtre « Sans titre – provisoire », mise en scène par Johanne Gili.
Ces « jeunes majeurs sans papiers », arrivés en France après l'âge de 13 ans, ne sont pas régularisables d’après le code des étrangers (Ceseda) actuel. A leurs 18 ans, ils reçoivent une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui les plonge dans la crainte d'être arrêtés, placés en centre de rétention et expulsés vers un pays où ils n'ont plus d'attaches.
lundi 10 octobre 2011
Les mineurs isolés étrangers bientôt mieux accueillis ?
Par Marie Barbier le lundi 10 octobre 2011, 08:30
Cela pourrait être une victoire pour le président socialiste du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone. Jeudi, la Chancellerie a annoncé la mise en place d’un accueil plus équitable entre les départements des mineurs isolés étrangers (MIE). Ces enfants, arrivés seuls sur le territoire, se concentrent essentiellement à Paris qui en accueille actuellement 1 700 pour un budget de 70 millions d’euros et dans le 93, où 950 sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (à la charge des départements depuis 2007).
vendredi 30 septembre 2011
Mineurs isolés étrangers : rien n'est réglé
Par Marie Barbier le vendredi 30 septembre 2011, 08:30
Le bras de
fer entre le conseil général de Seine-Saint-Denis et l’État sur la prise en
charge des mineurs isolés étrangers (lire ici)
continue. Résultat : des mineurs sont contraints de dormir à la rue,
dénonce le président du tribunal pour enfants de Bobigny, Jean-Pierre
Rosenzweig.
Que se passe t-il pour les mineurs étrangers du 93 ?
J-P. R. Nous avons une vingtaine de jeunes à la rue, qui tournent autour du tribunal. On ne sait pas quoi faire, à part la démarche humanitaire de leur donner à manger et à boire. De temps en temps, quelques places se libèrent, mais au compte goutte. Il y a urgence humanitaire. Et des procédures judiciaires d’assistance éducative en cours. Hier (mercredi, NDLR), j’ai été amené à prendre symboliquement une décision : j’ai confié des jeunes à la protection judiciaire de la jeunesse. Mon argument est que le Conseil général devrait les prendre en charge, mais la PJJ a une intervention subsidiaire : quand le premier de cordée ne peut pas, c’est le deuxième qui prend le relais… Mais bien entendu, aucune de mes décisions n’a été exécutée.
mercredi 14 septembre 2011
Enfants étrangers, le cri de colère du 93
Par Marie Barbier le mercredi 14 septembre 2011, 08:30
« Qu’est ce que vous croyez ? Que les jeunes qui ont fui la faim ou la guerre rêvent de venir en Seine-Saint-Denis ? Non ! Ils se placent sous la protection de la France. » Claude Bartolone ne décolère pas et somme l’État de prendre ses responsabilités. Comme il l’avait menacé dans un courrier au garde des Sceaux en juillet dernier, le président socialiste du conseil général de Seine-Saint-Denis refuse, depuis le 1er septembre, d’accueillir les mineurs isolés étrangers (MIE) qui lui seraient confiés par la justice ou qui se présenteraient à ses services.
lundi 7 mars 2011
Christian libéré !
Par Marie Barbier le lundi 7 mars 2011, 15:30
Samedi dernier, jour de son
seizième anniversaire, Christian
Kiniangi a été libéré du centre de rétention de Plaisir (Yvelines) où il
était enfermé depuis 17 jours. Arrêté le 15 février à Amiens, dans un foyer de
l'Aide sociale à l'enfance, avec huit autres jeunes "soupçonnés de majorité",
Christian était le dernier encore enfermé. La semaine dernière, nous avions pu
le rencontre au parloir du CRA de Plaisir où il nous avait raconté son histoire
édifiante. Samedi matin, le juge des libertés et de la détention du tribunal de
Versailles a donc empêché son maintien en rétention. Désormais libre, Christian
va pouvoir reprendre son CAP carreleur au collège César Franck d'Amiens en
attendant sa majorité, date à laquelle l'Office français de protection des
réfugiés et des apatrides (OFPRA) pourra statuer sur sa demande d'asile.
Les photos de Jean-Claude Suget (Réseau éducation sans frontières) de la journée de samedi, avec libération et gâteau d'anniversaire devant le centre de rétention, sont à voir ici !
jeudi 3 mars 2011
Avoir 15 ans en rétention
Par Marie Barbier le jeudi 3 mars 2011, 08:30
Il a les traits tirés. Dit qu’il n’arrive pas à
dormir. Avec sa main, il imite un moulin à côté de sa tête. Christian Kiniangi
cogite. Et il a de quoi. Depuis seize jours, ce garçon, qui affirme avoir 15
ans, est enfermé au centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir, dans
les Yvelines. La préfecture de la Somme, elle, le déclare majeur, donc
expulsable.
Il y a un an, Christian ne parlait que le Lingala. Aujourd’hui, c’est dans un français correct qu’il raconte son histoire. Né en République démocratique du Congo (RDC), Christian est orphelin de père et de mère. « Mes parents ont été tués en 2007, le 22 mars. » Son père était « politicien ». Une amie de ses parents prend soin de lui, jusqu’à ce jour d’avril 2010 où un « monsieur » l’emmène en France. A Roissy, l’homme part acheter une carte téléphonique et ne reviendra pas. Un Congolais habitant Amiens (Somme) recueille Christian, le loge une semaine puis le confie à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Le garçon commence alors à « bâtir » sa vie : des éducateurs, des amis et une formation de carreleur au collège César Franck d’Amiens, où il intègre une troisième d’insertion. Ironie de la situation, sa demande de stage lui est refusée parce qu’il n’a pas les seize ans requis…
mardi 22 février 2011
Mobilisation pour les neuf d’Amiens
Par Marie Barbier le mardi 22 février 2011, 08:00
L’arrestation et le placement en rétention de neuf lycéens amiénois mardi dernier (lire ici) continue d’indigner. La Cimade dénonce « l’enfermement de ces jeunes sur la simple base de tests osseux dont la fiabilité est largement contestée ». Les professeurs du Lycée Romain-Rolland ont envoyé une lettre au ministre de l’Education pour lui demander sa « bienveillance ». Se disant « désespérés et révoltés de constater ce gâchis pédagogique et humain », ils réclament leur libération : « Leur place est d’abord à l’école avec leurs camarades ».
vendredi 18 février 2011
Neuf chaises vides à Amiens
Par Marie Barbier le vendredi 18 février 2011, 08:30
Les forces de l’ordre sont arrivées tôt mardi matin dans les foyers d’hébergement : neuf lycéens sans-papiers ont été arrêtés simultanément à Amiens et Abbeville (Somme). Sept d’entre eux étaient élèves au lycée professionnel Romain Rolland d’Amiens où ils apprenaient le français. Tous originaires d’Afrique, ces jeunes étaient arrivés seuls en France il y a moins d’un an, ils étaient pris en charge par l’aide sociale à l’enfance.
«Ils n’ont même pas pu emporter leurs vêtements et leur traitement médical » raconte Marcel Dekervel, de la Ligue des droits de l’homme d’Amiens. Une fois placés en garde à vue, les lycéens auraient alors subi un test osseux, un examen médical controversé qui estime l’âge de la personne. Déclarés majeurs, ils ont été placés dans quatre centres de rétention différents dans l’attente de leur possible expulsion.
Choqués, lycéens et professeurs du lycée Romain Rolland devaient manifester hier, place Gambetta, soutenus par le Réseau éducation sans frontières.
jeudi 20 janvier 2011
De jeunes afghans « livrés à eux-mêmes »
Par Marie Barbier le jeudi 20 janvier 2011, 08:30

Ils gèrent l’après-bulldozer et ça n’est pas tous les jours facile... Les salariés du centre d’accueil des mineurs isolés étrangers (CAMEI) de Vitry-sur-Orne en Moselle ont déposé un préavis de grève aujourd’hui pour protester contre une « protection au rabais » des jeunes afghans.
Le 22 septembre 2009, les bulldozers détruisaient la « jungle » de Calais. Séparés des adultes, une cinquantaine de mineurs étaient conduits, selon les autorités, dans « des foyers adaptés pour les accueillir immédiatement ». En juillet 2010, ils étaient rejoints par une trentaine d’autres mineurs après l’évacuation d’un campement au canal Saint Martin à Paris. Depuis, beaucoup de ces jeunes ont fugué et sur les trois centres prévus initialement, il n’en reste plus qu’un, celui de Moselle qui accueille vingt-sept mineurs isolés étrangers.
dimanche 3 octobre 2010
Najlae enfin régularisée !
Par Marie Barbier le dimanche 3 octobre 2010, 15:18
Najlae Lhimer, jeune fille sans-papiers qui avait été interpellée alors qu’elle se rendait dans une gendarmerie pour porter plainte contre des violences familiales, expulsée vers le Maroc, puis autorisée à revenir par Nicolas Sarkozy en mars dernier, vient d’être régularisée par le nouveau préfet du Loiret. La lycéenne a pu retirer, le 29 septembre, sa première carte de séjour d’un an à « titre exceptionnel et humanitaire ». «Je vous informe qu'au terme d'un examen attentif de votre dossier et eu égard à votre insertion en France, j'ai décidé de vous délivrer à titre exceptionnel et humanitaire, une carte de séjour temporaire «vie privée et familiale» d'une validité d'un an et renouvelable», écrit le préfet dans un courrier adressé à Najlae.Pour son comité de soutien, cette victoire due à une «mobilisation exemplaire» montre «la voie à suivre pour soutenir les milliers de jeunes majeurs sans papiers».
Par ailleurs, le Conseil régional d’Ile de France a voté, vendredi dernier, une résolution de soutien aux jeunes majeurs sans-papiers scolarisés : « Le conseil régional déclare placer tous les élèves étrangers mineurs ou majeurs susceptibles d'être menacés d'expulsion sous la protection de l’assemblée régionale ; Soutient les actions de solidarité avec ces jeunes menées au sein des établissements en vue d'obtenir leur régularisation leur permettant de poursuivre leurs études en toute sérénité ».
mercredi 21 juillet 2010
On expulse bien les bébés de dix mois...
Par Marie Barbier le mercredi 21 juillet 2010, 17:39
Un bébé de dix mois et ses parents géorgiens sans-papiers, retenus en centre de rétention administrative de Lyon depuis le 8 juillet (lire ici), ont été expulsés mardi matin vers la Pologne. Selon le Réseau éducation sans frontières, la mère de famille, enceinte, a fait une fausse couche en rétention et le père est atteint d’une hépatite C. Ils ont été expulsés à bord d’un avion «spécialement affrété pour eux en direction de la Pologne», en vertu des accords Dublin II qui renvoient vers le premier pays traversé de l’Union européenne.
mardi 20 juillet 2010
Les jolies colonies pour sans-papiers...
Par Marie Barbier le mardi 20 juillet 2010, 08:30
Un toboggan entouré de grillages : c’est, depuis le 8 juillet, le seul terrain de jeu de cinq enfants, enfermés avec leurs parents au centre de rétention administrative (CRA) de Lyon Saint-Exupéry, dans l’attente de leur possible expulsion.
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