Laissez-passer

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Enfants et jeunes majeurs

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mercredi 21 juillet 2010

On expulse bien les bébés de dix mois...

Un bébé de dix mois et ses parents géorgiens sans-papiers, retenus en centre de rétention administrative de Lyon depuis le 8 juillet (lire ici), ont été expulsés mardi matin vers la Pologne. Selon le Réseau éducation sans frontières, la mère de famille, enceinte, a fait une fausse couche en rétention et le père est atteint d’une hépatite C. Ils ont été expulsés à bord d’un avion «spécialement affrété pour eux en direction de la Pologne», en vertu des accords Dublin II qui renvoient vers le premier pays traversé de l’Union européenne.

mardi 20 juillet 2010

Les jolies colonies pour sans-papiers...

Un toboggan entouré de grillages : c’est, depuis le 8 juillet, le seul terrain de jeu de cinq enfants, enfermés avec leurs parents au centre de rétention administrative (CRA) de Lyon Saint-Exupéry, dans l’attente de leur possible expulsion.

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vendredi 14 mai 2010

Les jeunes sans papiers font leur bal

Bal des jeunes sans papiersLes lycéens sans papiers qui se battent pour un changement de loi permettant leur régularisation organisent dimanche un bal à la Générale électrique à Paris. Au programme, de 14 heures au bout de la nuit : concerts (La Canaille, Rayess Bek, the Barrows…), théâtre, table ronde. « A 18 ans, nous sommes devenus hors-la-loi parce que nous avons continué d'apprendre et de nous construire dans ce pays qui est désormais le nôtre » écrivent-ils.

vendredi 9 avril 2010

Une jeune haïtienne expulsée

Une Haïtienne de quinze ans a été reconduite vers Port-au-Prince, hiersoir, ont dénoncé plusieurs associations. Au lendemain du séisme, le ministre de l'Immigration, Eric Besson, avait pourtant assuré qu’il suspendait « toute procédure de reconduite dans leur pays d’origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière ». Lethtana tentait de rejoindre ses parents installés en métropole. Ils avaient lancé une procédure de regroupement familial. Arrivée en Guadeloupe le 5 avril, elle n’a pu sortir de la zone d’attente, ce qui fait dire à la préfecture qu’il ne s’agit pas d’une expulsion mais d’un refoulement puisque la jeune fille n’avait pas encore foulé le sol français. Lethtana appréciera la nuance.

jeudi 4 février 2010

Salima expulsée vers le Maroc sans sa jumelle

Malgré la mobilisation de plusieurs associations et partis politiques, Salima, une jeune femme sans papiers de Clermont-Ferrand a été expulsée vers le Maroc hier matin sans sa sœur, qui vit toujours cachée. Le Réseau éducation sans frontières avait «trouvé quelqu’un sur place à Casablanca pour l’accueillir» et a annoncé que la mobilisation continuait pour qu’elle revienne. Un rassemblement est prévu demain à 14h devant la préfecture du Puy-de-Dôme.

Une pétition pour Salima et Salma est disponible sur le site de RESF.

vendredi 29 janvier 2010

Sitti et Liouize libérées !

Les deux étudiantes comoriennes, arrêtées lundi dernier à Pau et transférées au centre de rétention de cité à Paris, ont été remises en liberté hier, une décision confirmée cet après-midi par la cour d'appel de Paris.

Mercredi, le juge des libertés et de la détention (JLD) avait ordonné leur remise en liberté mais le parquet de Paris avait fait appel de la décision et demandé à ce que cet appel soit suspensif, c'est-à-dire que les deux jeunes filles soient maintenues en centre de rétention.

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mercredi 27 janvier 2010

Jeunes sans papiers à la conquête de l'Humanité

Le week-end dernier, le quotidien L'Humanité ouvrait ses portes à ses jeunes correspondants. Ils ont entre 16 et 30 ans, certains sont engagés politiquement, d'autres souhaitent devenir journalistes et quelques uns veulent simplement découvrir comment fonctionne un quotidien national ; ils étaient une centaine, le week-end dernier, à participer à l'élaboration du numéro spécial Jeunes paru lundi dans les kiosques. Parmi eux Weysel, Abdoul, Mondel et Nanhoua, des jeunes Majeurs sans-papiers. La photographe Célia Bonnin, qui les suit au quotidien depuis décembre, a mis en images ce week-end.


Jeunes Majeurs à la conquête de l'Humanité

vendredi 8 janvier 2010

Pitshou, sans-papiers de 16 ans, logé à l'hôpital

Depuis trois mois, Pitshou vit à l’hôpital. Non pas que ce congolais de seize ans soit malade, mais le personnel du service pédiatrie a décidé de le garder, jusqu’à ce que les différentes administrations cessent de se rejeter la responsabilité de sa prise en charge. L’histoire est kafkaïenne : arrivé en Ariège début octobre, Pitshou est recueilli au commissariat de Pamiers. Le procureur prononce une mesure de protection provisoire dont l’application incombe au conseil général. Ce dernier refuse, Pitshou est relâché dans la nature. Affamé, le jeune garçon fait un malaise, les pompiers le conduisent au centre hospitalier du Val d’Ariège. Le jeune homme n’a pas quitté sa chambre depuis.

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jeudi 19 novembre 2009

L'accueil des jeunes migrants saturé

REPORTAGE. Au bout d’un couloir aux murs délabrés, le directeur du centre ouvre une porte en soupirant : dans cet ancien bureau il a réussi à tasser six matelas. «Normalement, je n’ai pas le droit d’accueillir plus de dix-neuf mineurs, précise Dominique Habiyaremye. Mais quand se présente un gamin de treize ans à la rue, vous choisissez vite entre humanité et légalité.»

Comme les autres structures d’accueil de mineurs isolés étrangers, le centre du Kremlin-Bicêtre, géré par Enfants du monde-Droits de l’homme (EMDH) sous contrat avec l’État, manque cruellement de moyens. Pour la capitale ce dispositif, dit Versini, compte 120 places. Un chiffre nettement insuffisant face à l’afflux croissant de jeunes migrants. Plusieurs dorment chaque soir à la rue, faute de place. Pour répondre à l’inquiétude des associations, le ministère a créé un groupe de travail et présentait hier ses premières mesures.

Reflets des conflits et de la misère du monde, le centre du Kremlin-Bicêtre accueille aussi bien des Afghans qui ont fui la guerre que des Éthiopiennes livrées aux réseaux de prostitution. Tous ont parcouru des milliers de kilomètres, seuls, pour rejoindre l’Europe. EMDH est chargé de les mettre à l’abri, théoriquement pour une durée de quinze jours, avant leur prise en charge par l’aide sociale à l’enfance. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, les services de l’état, totalement saturés, bloquent à tous les étages. «Certains sont là depuis quatre ou cinq mois, témoigne Dominique Habiyaremye. Cette période d’attente est très dure à gérer pour eux. Ils n’ont qu’une envie : aller à l’école et se poser enfin quelque part».

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mardi 3 novembre 2009

Qu’est-il arrivé à Nanette Alanhi-Bangofa ?

Depuis dix jours, Nanette Alanhi-Bangofa se morfond à Brazzaville, capitale du Congo. C’est à peu près la seule certitude dans ce qu’il faut bien appeler désormais l’affaire Nanette. Pour le moins étrange, cette histoire oppose deux versions totalement contradictoires.

Nanette Alanhi-BangofaElève en BTS au lycée Siegried à Paris, Nanette raconte qu’elle a été arrêtée à Gare du Nord, le 21 octobre au matin, emmenée directement à Orly, puis expulsée vers le Congo Brazzaville, via Casablanca. Mais la préfecture de Paris et le ministère de l’Immigration démentent l’existence d’une «mesure de reconduite forcée» : Nanette serait rentrée de son plein gré, moyennant un pécule de 300 euros. Les documents de l’Office français de l’immigration (OFII), que nous avons pu consulter, indiquent en effet, que la jeune fille a déposé une demande d’aide au retour humanitaire. Un autre document, signé de sa main, accuse réception des 300 euros à l’aéroport.

Les signatures sont troublantes, tout comme le sont les démentis de Nanette. Joint plusieurs fois par téléphone, la jeune fille maintient sa version, jure qu’elle ne sait pas ce qu’est l’OFII, qu’elle n’a jamais reçu 300 euros et qu’elle ne souhaite qu’une chose : revenir à Paris. Elle aurait effectivement signé un document à l’aéroport, sans savoir de quoi il s’agissait.

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samedi 24 octobre 2009

Expulsée avec son cartable

Mercredi matin, Nanette Alanhi Bangofa se rendait tranquillement en cours. Cette jeune-fille de dix-neuf ans est en première année de BTS compta-gestion au lycée Jules Siegfried dans le 10e arrondissement de Paris. D’origine congolaise, Nanette est arrivée en France en 2007. Sa mère bénéficie d’une carte de séjour résident de dix ans, son père est décédé. Pour sa majorité, la préfecture de police de Paris lui offre... une obligation de quitter le territoire. Sans argent pour payer un avocat, elle ne fait pas appel.

Contactée au téléphone, Nanette raconte que, mercredi matin, elle est arrêtée par les forces de l’ordre à la gare du Nord. Sans même passer par la case garde à vue, la jeune fille est directement emmenée à l’aéroport d’Orly et mise à bord d’un avion pour Casablanca, puis de Casablanca à Brazzaville. Malgré ses demandes réitérés, les policiers de la laissent pas prévenir sa mère. Ce n’est qu’une fois arrivée sur place, jeudi matin, qu’elle a pu lui téléphoner. Aujourd’hui Nanette se retrouve démunie à Brazzaville, elle n’avait sur elle que deux euros et son sac de cours. Au bout du fil, elle ne cesse de répéter «Faites quelques chose, je ne peux pas rester ici». Elle est logée, pour quelques jours, chez une cousine.

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dimanche 20 septembre 2009

La vie cachée de la famille Tang-Zhou

Assis sur un muret de pierre avec vue imprenable sur les volcans d’Auvergne, Chen, quatre ans, jette des pierres dans le vide. Son ton sérieux tranche avec sa bouille d’ange : « La police va emmener ma maman, mon papa et mon frère ». Chen a peur. Et il s’ennuie. Le 3 septembre dernier, il devait rentrer en moyenne section de maternelle, mais la veille sa famille a dû prendre la fuite. Depuis quinze jours, ces sans papiers menacés d’expulsion vivent cachés. Et Chen ne va pas à l’école.

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vendredi 18 septembre 2009

Chama et son père « invités » à rentrer en Angola

Chama par Véronique MassenotAprès sept ans de présence en France, un enfant né et scolarisé à Saint-Denis et une mobilisation exceptionnelle pour le sortir de rétention, Joao Abel Gabriel, convoqué en préfecture mercredi dernier, s'attendait à voir enfin sa situation régularisée. Il n'en est rien. Le préfet de Seine-Saint-Denis s'acharne contre ce père qui élève seul son fils de cinq ans.

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jeudi 10 septembre 2009

«Chama me disait : "je vais te sortir de là"»

Il a sonné à la porte vers 21 heures, mardi soir. Ursula, sa petite amie, a hurlé de joie ; sa mère ensuite. De quoi réveiller Chama Dieumerci, 5 ans, qui a crié à son tour en voyant son père. « Il ne voulait plus me lâcher, s'amuse Joao Abel Gabriel. Il me suivait partout ! » Une heure avant, cet angolais de 44 ans était libéré, en toute discrétion, du centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny, où il était retenu depuis deux semaines.

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mercredi 9 septembre 2009

Chama a retrouvé son père !

Hier soir, vers 23h30, Joao Abel Gabriel, est sorti du centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny après deux semaines d'enfermement. Le matin, le père de Chama, avait été présenté au consulat d'Angola. C'est sûrement parce que les autorités angolaises ont refusé de le reconnaître que Joao a été libéré. Depuis des jours, la préfecture de Seine-Saint-Denis, à qui Eric Besson le ministre de l'Immigration avait demandé de "réexaminer le dossier", refusait de répondre à nos appels, visiblement gênée aux entournures... C'est donc en pleine nuit et sur un faux prétexte que l'administration a libéré Joao. Une belle leçon de courage politique !

Lire aussi :
« Si je suis expulsé, Chama doit rester en France »
La justice prive Chama de son père
Chama, 5 ans, victime de la chasse aux sans-papiers

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