Plusieurs associations (Cimade, secours catholique, Emmaüs...) ont lancé hier le premier observatoire national sur le sujet. Explications d'Arnaud Veisse, directeur du Comité médical des exilés, membre fondateur.
En quoi va consister cet observatoire national de l’enfermement des
étrangers ?
L’idée de créer un observatoire est venue lors de la réforme de la rétention à
l’automne 2008. Cette réforme prévoyait d’instaurer une clause de
confidentialité des associations présentes dans les centres de rétention, ce
qui était extrêmement dangereux puisque le but de la présence associative est
au contraire de témoigner. Nous sentions qu’il y avait un besoin de
coordination, de témoignages et d’analyse de la part de la société civile. Très
vite, nous avons décidé de débattre plus largement du processus d’enfermement
des étrangers comme gestion administrative de l’immigration : centres de
rétention, zones d’attente, et détention ; Cette dernière pose la question
d’un traitement discriminatoire des étrangers puisque certains sont en prison
uniquement parce qu’ils ont refusé de monté dans un avion.


En 1940, des
pasteurs du Sud-Ouest de la France lancent un appel : des réfugiés de
l’Allemagne nazie sont enfermés dans des camps. Comment entrer dans ces camps
pour les aider ? Geneviève Jacques nous raconte comment Madeleine Barot,
première secrétaire générale de la Cimade, réussit à tromper les autorités pour
pénétrer et s’installer à l’intérieur de ces camps
d’internement :