Un « simulacre » de justice, une « caricature », comparable au procès d'Outreau... Les avocats des incendiaires présumés du centre de rétention de Vincennes ont exprimé hier leur stupéfaction après les réquisitions du ministère public. Mardi, à la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, le procureur de la République, Gilbert Flam, a requis de la prison ferme contre tous les prévenus (de six mois à trois ans selon le « degré d'implication »). Des peines extrêmement lourdes, justifiées selon le procureur par des faits et gestes clairement visibles sur les enregistrements des caméras de vidéosurveillance du centre de rétention administrative (CRA) au moment de son incendie le 22 juin 2008.
Dénonçant une « réquisition politique », les avocats de la défense continuent de répéter, comme il le font depuis le début du procès, qu'ils n'existent aucune preuve contre leurs clients. « Il n'y a aucun élément à charge, s'indigne l'avocate Mylène Stambouli. Les images (de la vidéosurveillance, NDLR) ne montrent rien, les policiers disent qu'ils n'ont rien vu. Nous en sommes exactement au même point qu'au début de l'instruction. On veut réprimer pour l'exemple, pour casser toute volonté de révolte. »

En 1940, des
pasteurs du Sud-Ouest de la France lancent un appel : des réfugiés de
l’Allemagne nazie sont enfermés dans des camps. Comment entrer dans ces camps
pour les aider ? Geneviève Jacques nous raconte comment Madeleine Barot,
première secrétaire générale de la Cimade, réussit à tromper les autorités pour
pénétrer et s’installer à l’intérieur de ces camps
d’internement :