Laissez-passer

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Arrestations / Expulsions

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 15 juillet 2009

Violences pendant une expulsion

Grève de la faim et départ de feu : la situation est particulièrement tendue au centre de rétention du Mesnil-Amelot, suite à une violente tentative d'expulsion hier. Un retenu marocain, présenté à l'avion pour la troisième fois dans le mois, a refusé d'embarquer. Il aurait alors été frappé et insulté par les policiers présents. Le retenu a déposé une plainte hier, appuyé par les témoignages de gendarmes en sa faveur. 89 retenus ont signé une pétition pour dénoncer ces violences policières et l'absence d'examen individuel des dossiers. De retour au centre de rétention, le retenu a tenté de se suicider en se tranchant la gorge. Hier, ses jours n'étaient pas en danger.

mercredi 24 juin 2009

Bonne nouvelle

Les bonnes nouvelles sont rares, il faut les savourer... Nous apprenons ce matin la régularisation de Yazid Zarour, auxiliaire de vie d'Olivier Morel, tétraplégique et professeur d'Anglais au lycée d'Echirolles (Isère). C'est le préfet de l'Isère en personne qui a convoqué les deux hommes pour donner à Yazid un titre de séjour avec autorisation de travailler, valable jusqu'en 2011. Pour Olivier Morel, cette régularisation tient "essentiellement à la forte mobilisation de tout le monde". A bon entendeur...

Lire aussi :
L'auxiliaire qui refusait l'expulsion

lundi 22 juin 2009

Du shampoing contre l'expulsion

En une semaine, trois retenus du centre de rétention de Rennes ont absorbé leur « kit hygiène » pour échapper à une reconduite à la frontière. Mardi dernier, un Marocain a ainsi voulu empêcher son expulsion après 18 ans de présence en France. En fin de semaine, c'était au tour d'un tunisien en grève de la faim, qui est toujours hospitalisé. Enfin ce matin, un retenu a absorbé un cocktail de shampoing, gel douche, mousse à raser et pièces de monnaie pour éviter d'être renvoyé vers l'Algérie où il est déserteur de l'armée. Il a été transféré en hôpital psychiatrique.

jeudi 11 juin 2009

L'auxiliaire qui refusait l'expulsion

Yazid et Olivier sont inséparables. Outre l'amitié qui les lie, le premier est tout simplement indispensable au second. Olivier Morel, 39 ans, professeur d'anglais au lycée d'Echirolles (Isère), est tétraplégique. Yazid Zarour, 31 ans, l'aide comme auxiliaire de vie les nuits et les week-ends depuis trois ans. "Je suis totalement dépendant, explique Olivier. Yazid me fait manger, me douche, m'amène aux toilettes, me couche... Des choses basiques et intimes qu'on ne peut pas demander à n'importe qui. Nous avons construit une relation de confiance indispensable". Si Olivier se retrouve ainsi obligé de décrire son intimité, c'est que le préfet de l'Isère a décidé que la validité des papiers primait sur le reste et qu'un auxiliaire pouvait en remplacer un autre.

Lire la suite...

mardi 9 juin 2009

M'Hamed Naïmi, l'amour en exil

M'Hamed NaïmiPORTRAIT. Elle l'appelle "mon futur mari". Lui dit "ma femme", avec l'espoir qu'elle le sera réellement un jour. Ces deux là s'aiment, c'est sûr. Mais obsédée par ses quotas d'expulsion, l'administration française n'a vu qu'un mariage blanc dans cette idylle et fait voler en éclat ce jeune couple. Avec une rare violence. Lui, sans papiers, a été expulsé vers le Maroc une semaine avant la date prévue de leur mariage ; elle est poursuivie en justice pour l'avoir hébergé et risque prison et amende au titre de l'article L.622-1 du Code des étrangers. Celui qu'Eric Besson qualifie de "mythe". Symbole des mensonges du ministre de l'Immigration, Jennifer Chary a été mise sous le feu des projecteurs en mai dernier (lire son portrait ici). Lui a vécu cette médiatisation de loin. Depuis Taza, sa ville natale où il est retourné vivre chez ses parents.

Lire la suite...

vendredi 15 mai 2009

Charter géorgien

L'information donnée par le réseau éducation sans frontières (RESF) de Rennes a été confirmée par la Cimade et Hélène Flautre, députée verte européenne : jeudi, la France a expulsé trois Géorgiens par avion militaire. Après des escales à Rennes, Toulouse et Zagreb en Croatie, l'avion est finalement arrivé dans la soirée à Tbilissi. Les trois sans-papiers étaient encadrés de huit policiers. Sollicité la Police aux frontières et le ministère de l'Immigration n'ont pas répondu à nos questions. Nous ne saurons donc pas combien cette opération aura coûté de deniers publics, ni si ces trois Géorgiens étaient les seuls passagers à bord.

vendredi 13 mars 2009

Un corbeau annule un mariage

"Choqué", le Réseau éducation sans frontières de Gironde a dénoncé hier le comportement d'un fonctionnaire de la mairie de Bordeaux qui a décidé de transmettre au procureur de la République une lettre anonyme dénonçant un "soit disant mariage blanc" entre un ressortissant algérien et une française. Naserdine El Gourdi et Laura Passerieux avaient l'intention de se marier prochainement. Selon RESF, "de nombreux témoignages" attestent d'une "vie de couple pleine et entière". Conséquence de cet envoi, Naserdine El Gourdi est désormais sous le coup d'un Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, donc expulsable a tout moment.

Le temple béni ardéchois

La façade du temple des OllièresAprès les églises, ce sont les temples protestants qui accordent désormais asile aux sans-papiers. En ces temps où la chasse bat son plein, c'est en effet auprès du Conseil Presbytéral protestant du moyen Eyrieux que Mohammed Barkous a choisi de se réfugier. Selon l'association Droits devant, le conseil a accepté de le protéger, lui et sa famille. "Mohammed Barkous n’ayant plus aucun recours face au silence du préfet d’Ardèche quant à l’avenir de sa situation, a décidé de sortir de l’ombre pour la première fois depuis le 9 février dernier, date à laquelle il a été obligé de rentrer en clandestinité pour échapper à la traque de la police" lit-on dans un communiqué. Dimanche 15 mars, à 11h30, le temple des Ollières rouvrira donc ses portes à Mohammed, sa femme et ses trois enfants. Devraient être présents à cette occasion : les associations Droits devant et RESF de l'Ardèche, des élus des communes avoisinantes et des représentants de la communauté catholique.

Lire aussi :
La chasse aux sans-papiers ne connaît pas la crise

mardi 3 mars 2009

Modibo Sissoko, expulsé "comme un animal" vers le Mali

Il a le souffle court, parle lentement. Gêné. Depuis une semaine, Modibo Sissoko est de retour à Bamako, capitale du Mali, après vingt ans d’absence. Il souffle : "J’ai rien ici. Je connais pas." Et s’inquiète : "Comment je vais récupérer mes affaires qui sont restées en France ?". À quarante et un ans, cet homme a vécu autant à Paris qu’à Bamako. Arrivé en 1989 en France, il a travaillé pendant vingt ans dans le bâtiment. Plusieurs fois licencié parce que sans papiers, il avait néanmoins obtenu de son dernier employeur une promesse d’embauche, indispensable à sa demande de régularisation par le travail. Rendez-vous était fixé en préfecture le 12 mars.

Lire la suite...

vendredi 20 février 2009

Besson traque les sans-papiers chez l'Abbé Pierre

La petite communauté Emmaüs de Marseille Pointe-Rouge est sous le choc. Et elle n'est pas la seule. Mercredi, de Nice à Montpellier, en passant par la cité phocéenne, une demi-douzaine de communautés ont fermé leur porte pour la journée, en signe de protestation. "Même quand l'Abbé Pierre est mort, on ne s'était pas arrêté, pour continuer la lutte, raconte Kamel Fassatoui, responsable de cette communauté. Là, les compagnons n'étaient plus en état de travailler. Trop, c'est trop."

Lire la suite...

mardi 17 février 2009

La chasse aux sans-papiers ne connaît pas la crise

Une "histoire très moche". C'est ainsi que le Réseau éducation sans frontières (RESF) qualifie l'arrestation d'Ammar, près d'Angers (Maine et Loire). Ce Marocain vit en France avec sa femme et leurs deux fillettes : Amina, sept mois et Maria, trois ans et demi. C'est en déposant cette dernière à l'école, à la veille des vacances scolaires, qu'Ammar a été arrêté. Il est aujourd'hui enfermé, dans l'attente d'une possible expulsion.

Lire la suite...

lundi 16 février 2009

Les inspecteurs du travail refusent d'être "la police des étrangers"

Pour la quatrième année consécutive, les inspecteurs du travail refusent de participer aux opérations conjointes avec les forces de l'ordre pour lutter contre le travail illégal, comme le leur demande une circulaire interministérielle. "Sous couvert de lutter contre le travail illégal, il s'agit d'opérations de traques des sans-papiers, dénonce Pierre Meriaux, secrétaire national SNU-TEF-FSU. On leur sert d'ouvre-boîtes pour entrer dans les entreprises sans réquisitions judiciaires". Jusqu'à présent, aucune sanction n'a été prise contre ces actions de désobéissance civique. D'après le syndicaliste, une "énorme majorité" des inspecteurs du travail suit le mouvement.

Lire le communiqué.

Garba Sangaré, 50 ans, travailleur jetable

REPORTAGE. Il sort de sa cellule les yeux fatigués, surpris de trouver, en pleine nuit, un député au milieu du centre de rétention du Palais de justice de Paris. Seuls ses cheveux poivre et sel trahissent son âge : Garba Sangaré a 50 ans, dont dix-neuf passés en France. Sans-papiers, arrêté le 3 février, il sait qu'il doit être expulsé par le vol Air France Paris-Bamako ce dimanche à 16h40. Jean-Pierre Brard, député de Montreuil (Seine-Saint-Denis) apparenté PCF, exerce son droit de visite parlementaire, pour l'assurer de son soutien. Il est un peu moins d'une heure du matin, dans la nuit de samedi à dimanche, quand il s'assoit face à Garba Sangaré : "Monsieur, j'ai été informé que vous risquiez d'être expulsé demain. Je suis intervenu pour vous auprès du préfet et du ministre de l'Immigration. On va tout faire pour vous sortir de là".

Jean-Pierre Brard utilise son droit de visite parlementaireManifestation nocturne pour libérer M. Sangaré

Le député à la sortie du dépôt Le compte-rendu de la visite

Lire la suite...

mardi 10 février 2009

Le 19e se mobilise pour empêcher l'expulsion d'un père de famille

Bin a 15 ans, son frère Yidan, 14. Tous deux collégiens dans le 19e arrondissement de Paris, ils vivent seuls avec leur père, Zhenhua Chen. Sa femme est repartie en Chine, suite au décès de son père. Lorsque Monsieur Chen est arrêté, le 23 janvier dernier, les deux adolescents se sont retrouvés livrés à eux même durant trois jours, avant d'être accueillis par de la famille proche. Retenu au centre de rétention de Vincennes, Monsieur Chen passe en appel devant le Palais de justice demain à 9 heures. Sa "dernière chance" préviennent les nombreux soutiens qui s'opposent à son expulsion.

Lire la suite...

jeudi 5 février 2009

Dénoncez, vous aurez des papiers !

Sarkozy l'avait rêvé en 2003, Éric Besson l'a fait : un titre de séjour pour une délation. Lors d'une "vaste opération de démantèlement d'une filière clandestine" hier matin, le nouveau ministre de l'immigration a annoncé qu'il signerait ce matin une circulaire pour "donner aux préfets la possibilité d'accorder des titres de séjour provisoires aux clandestins victimes de filières clandestines qui décideraient de les dénoncer". Considérant que les "immigrés illégaux" sont dans un "statut qui ne leur permet pas de dénoncer leurs tristes conditions", l'ex socialiste assure qu'avec ce système, "ils peuvent obtenir instantanément un titre de séjour provisoire".

Lire la suite...

- page 3 de 4 -