Il s'appelle Maxène Castor, vit en France et voudrait faire venir auprès de lui ses deux enfants, un fils de onze ans et une fille de cinq ans, restés en Haïti. Refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii). Le motif ? Les enfants ne peuvent pas dormir dans la même chambre. Quelques mètres carrés, c'est donc ce qui manque à cette famille pour être enfin rassemblée. « C'est sûr que des mètres carrés, ils en ont en Haïti ! », ironise, amère, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme (LDH).
Un an après le séisme, les associations ont dénoncé mardi les promesses non tenues du gouvernement français. Quelques jours après le tremblement de terre qui fit 217 000 morts en Haïti, Éric Besson s'était engagé à faciliter l'accueil des victimes en allégeant les conditions du regroupement familial et de délivrance des visas. « Tous nos efforts doivent se concentrer sur l'aide aux Haïtiens », avait insisté le ministre de l'Immigration.