Laissez-passer

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mercredi 17 juin 2009

Procès de la solidarité à Rodez

Aujourd'hui à 14 heures, Salimou Fofana comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Rodez. La justice reproche à ce Guinéen de 45 ans d'avoir hébergé, nourrit et "conservé des documents personnels et administratifs" d'un compatriote sans-papiers. Des actes répréhensibles, selon la loi française : l'article L.622-1 punit l'aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d'un étranger en France de cinq ans de prison et de 30 000 euros d'amende. Cet après-midi, Salimou Fofana ne devrait pas être seul : le Collectif des réfugiés pour la région de Rodez a d'ores et déjà prévu une "haie d'honneur" pour l'accueillir au tribunal.

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jeudi 11 juin 2009

Les défenseurs des migrants subissent répression et intimidation

D’abord la bonne ou la mauvaise nouvelle ? Soyons positifs : d’après le rapport de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (1), de plus en plus de citoyens français refusent la politique d’immigration actuelle et viennent en aide aux migrants. La mauvaise tombe comme un couperet : ces citoyens solidaires sont stigmatisés, réprimés et intimidés par les pouvoirs publics et il existe bel et bien, contrairement à ce qu’affirme le ministre de l’Immigration, un « délit de solidarité » en France.

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samedi 16 mai 2009

Cauchemar à Disneyland

Elle ne comprend pas bien ce qui lui arrive. Et lit d'une voix fébrile son interminable mise en examen : "Aide au séjour irrégulier d'étranger en bande organisée, fait prévu et réprimé par l'article L 622-1 et L.622-5". Puis "Travail dissimulé et emploi d'étranger sans titre de travail en bande organisée". "Ca veut dire quoi ? demande Lætitia. Je risque quoi ?". Le code de l'entrée et du séjour des étrangers (Ceseda) prévoit cinq ans de prison et 30 000 euros d'amende pour aide au séjour irrégulier. Si ce délit est commis en bande organisée - comme ici - ces peines montent jusqu'à 75 000 euros d'amende et dix ans d'emprisonnement. "Je suis carrément perdue là°, soupire la jeune femme. J'ai juste hébergé mon copain dont j'attend un enfant."

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lundi 11 mai 2009

"Ils ne peuvent pas nous ouvrir le cœur pour vérifier qu’on est amoureux"

PORTRAIT. Avec son teint de porcelaine, ses grands yeux pas tout à fait sortis de l’enfance et son sourire franc, Jennifer Chary n’a pas vraiment un look de criminelle. Pourtant cette jeune femme de 22 ans est convoquée ce matin au tribunal de grande instance de Dijon pour « aide à l’entrée et au séjour irréguliers ». Sous le coup du désormais fameux article L.622-1 du code des étrangers, elle risque cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. Son crime ? Avoir hébergé son fiancé, sans-papiers.

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jeudi 30 avril 2009

"Si Besson ne veut poursuivre que les passeurs, que la loi le dise"

ENTRETIEN. Le Parti socialiste présente aujourd'hui à l'Assemblée nationale sa proposition de loi pour supprimer définitivement le "délit de solidarité". Le film Welcome de Philippe Lioret l'avait mis en lumière avec brio : l'article L.622-1 du Code des étrangers (Ceseda) permet de poursuivre en justice toute personne qui aide - ou tente même de le faire - un sans-papiers. Près de 16 000 personnes ont signé la pétition des "délinquants solidaires" qui demande l'arrêt des poursuites contre ceux qui aident à titre humanitaire. En attendant la proposition du groupe communiste déposée au sénat, les Socialistes défendent aujourd'hui la leur à l'Assemblée. Pour son rapporteur, Daniel Goldberg le gouvernement a déjà perdu la bataille de l'opinion.

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mercredi 29 avril 2009

Les mensonges de Besson ne passent pas

« Contrevérités », « mensonges », « manipulations »… Le ton est encore monté d’un cran hier entre les associations de défense des étrangers et le ministre de l’Immigration Eric Besson. A l’occasion de la sortie d’un CD-DVD en soutien aux Amoureux au ban public (lire ici), les associations ont à nouveau dénoncé la « méconnaissance » et les déclarations « péremptoires et méprisantes » du transfuge socialiste.

En cause, les propos du ministre qui ne cesse de répéter depuis la sortie du film « Welcome » que le « délit de solidarité » dénoncé par les associations est un « mythe » puisque « depuis 65 ans, personne en France n’a jamais été condamné pour avoir simplement hébergé, donné à manger, transporté en voiture en auto-stop un étranger en situation irrégulière » (1). Le film de Philippe Lioret a remis sous les projecteurs l’article L.622-1 du Code des étrangers qui punit de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter, l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France ». Alors que le ministre assure que cet article de loi ne vise que les passeurs, les associations dénoncent, au contraire, une épée de Damoclès qui pèse sur quiconque se montrera solidaire d’un étranger en situation irrégulière. Preuves à l’appui.

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dimanche 19 avril 2009

Grains de sable de tous les pays...

"Et si je devenais un grain de sable ?". C'est le mot d'ordre de la nouvelle campagne de sensibilisation lancée par le Groupe œcuménique "Pas en notre nom !" (Cimade Ile-de-France, fédération de l'entraide protestante, etc). Parce que "le rejet de l'immigré est un engrenage qui touche absolument tous les aspects de la vie en société", l'appel à "devenir un grain de sable" demande à chaque citoyen, dans son corps de métier, dans son engagement associatif ou politique, de mettre des bâtons dans les roues de la politique migratoire actuelle.

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mardi 14 avril 2009

Les 10 mensonges d'Éric Besson

Eric Besson sur France Inter

Interrogé sur France Inter mercredi 8 avril, en pleine polémique sur le « délit de solidarité », le ministre de l’Immigration a multiplié les contrevérités. Démonstration.



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vendredi 10 avril 2009

Deux bénévoles de Calais vont poursuivre Eric Besson pour diffamation

Jean-Claude Lenoir et Charles Frammezelle, dit "Moustache", deux bénévoles qui viennent en aide aux migrants de Calais, nous ont confirmé hier qu'ils s'apprêtaient à porter plainte contre Éric Besson pour diffamation. Interrogé sur le "délit de solidarité" contre lequel une campagne associative et politique est actuellement menée, le ministre de l'Immigration avait déclaré mercredi matin sur France Inter : "Deux bénévoles humanitaires ont été condamnés avec dispense de peine en 65 ans pour être entrés dans la chaîne des passeurs : en clair, ils avaient transporté des fonds, pris de l'argent à des étrangers en situation irrégulière qu'ils avaient apporté à des passeurs".

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mercredi 8 avril 2009

"Arrêtez-moi sinon je récidive"

REPORTAGE. Certains sont venus avec des menottes. D’autres avec des pancartes. "Je suis délinquant car j’aide les sans-papiers. Arrêtez-moi sinon je récidive". Tous abordent fièrement l’autocollant : "Aidant, je suis prêt à être poursuivi". Ils étaient 1100 selon la police, le double selon les organisateurs, hier à Paris en milieu de journée, venus se constituer symboliquement prisonniers pour avoir aidé des sans-papiers.

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Prisonniers volontaires

80 rassemblements sont prévus aujourd'hui partout en France à l'initiative d'un collectif d'associations (Emmaüs, la Cimade, Secours catholique, France terre d'asile...).

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Quand la loi punit la solidarité

Éric Besson voit rouge. L'objet de son ire ? L'initiative prévue ce jour où 5 500 "aidants" doivent se constituer prisonniers volontaires devant plusieurs palais de justice. "Si la solidarité est un délit, nous demandons à être poursuivis", exigent-ils dans une pétition.

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"Il faut abroger l'article L.622-1"

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ENTRETIEN. Nathalie Ferré est enseignante-chercheuse en droit
privé et membre du bureau du Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI).



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mardi 31 mars 2009

Campagne de parrainages

affiche.jpg Le Réseau éducation sans frontières (RESF) organise à partir de demain et jusque vendredi dans plusieurs départements des parrainages d'enfants et de jeunes majeurs sans-papiers. Les parrains et les marraines, élus et citoyens, s'engagent à les "protéger et à les accompagner dans leurs démarches". "Il s'agit de dire : je les prends sous ma protection jusqu'à leur régularisation" explique Brigitte Wieser de RESF.

mercredi 25 mars 2009

Les bénévoles visés par des quotas d'arrestations

"Monsieur Besson, nous allons vous aider à remplir vos quotas", ironise Sandrine Witeska, d'Emmaüs France. Le mercredi 8 avril au matin, 5 500 personnes "affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans papiers" se constitueront prisonniers volontaires devant les Palais de justice des grandes villes de France (lire l'appel ici).

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