Travailleurs en lutte
jeudi 3 juin 2010
Les grévistes de l'opéra Bastille évacués
Par Marie Barbier le jeudi 3 juin 2010, 18:18
Ce matin, peu après sept heures, les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation des travailleurs sans papiers qui occupaient les marches de l'opéra Bastille depuis une semaine pour exiger des critères clairs de régularisation. Quarante trois personnes ont été interpellées, trente-sept relâchées à cette heure. Gendarmes et policiers sont intervenus sur réquisition du direction adjoint de l'opéra Bastille.
A l'opéra, la voix des sans papiers porte
Par Marie Barbier le jeudi 3 juin 2010, 08:30
mardi 1 juin 2010
Des papiers bleus pour tous !
Par Marie Barbier le mardi 1 juin 2010, 08:00
L’action se veut symbolique et collective : hier, dernier jour pour la déclaration d’impôts, des salariés sans papiers ont déposé leur déclaration au centre des Finances publiques du 16e arrondissement de Paris. Le choix du lieu n’est pas anodin : ces travailleurs, soutenus par l’association Droits devant!!, le Syndicat National Unifié des Impôts, SUD Travail, Solidaires ou encore Attac, se positionnent «à l’encontre des 16 350 heureux contribuables multimillionnaires qui bénéficient sans vergogne du bouclier fiscal», tandis que eux, « pourchassés, réprimés et surexploités, vont à nouveau faire acte de citoyenneté en participant pleinement à l’impôt volontaire ».
vendredi 14 mai 2010
Début des négociations pour les travailleurs
Par Marie Barbier le vendredi 14 mai 2010, 08:30
Sept mois après le début
du nouveau mouvement des travailleurs sans papiers, le gouvernement se décide
enfin à ouvrir les négociations. Ce matin, les organisations syndicales
mandatées par les onze associations qui soutiennent le mouvement devraient être
reçues au ministère de l’Immigration, aux côtés de représentants du ministère
et de la Direction générale du travail.
Depuis octobre 2009, 6200 grévistes sans papiers réclament une circulaire de régularisation sans que le gouvernement ne daigne ouvrir le dialogue. En novembre dernier, le ministre de l’Immigration avait diffusé un guide des bonnes pratiques à l’usage des préfets. Mais le texte avait été jugé flou et insuffisant par les organisations. Depuis le rapport de force s’était durci, le gouvernement multipliant les évacuations par la force des piquets de grève, notamment celui de la rue du Regard, pourtant placé sous la protection de centaines de cinéastes.
mercredi 24 mars 2010
Des grévistes sans papiers évacués
Par Marie Barbier le mercredi 24 mars 2010, 16:38

Les travailleurs sans papiers qui occupaient depuis seize mois l’agence
d’interim Ranstad, avenue Daumesnil à Paris, pour exiger leur régularisation
ont été évacués par les forces de l’ordre ce matin, après une décision du
tribunal de grande instance de Paris. Près de 1500 intérimaires participent au
mouvement de grèves et d’occupations lancé le 12 octobre 2009 à l’appel de onze
organisations pour exiger une circulaire de régularisation.
Elus
et associations se sont relayés sur le site aujourd'hui pour apporter leur
soutien aux grévistes et un rassemblement est prévu ce soir devant l’agence, où
un campement provisoire a été installé. D'après plusieurs témoins, les
grévistes ont vu leurs effets personnels et les matelas sur lesquels ils
dormaient jetés sur le trottoir. Dans un communiqué, l'union syndical de
l'intérim CGT dénonce une "décision inacceptable" qui "soulève une immense
émotion et indignation".
mercredi 24 février 2010
Un grand écran pour sortir de l'ombre
Par Marie Barbier le mercredi 24 février 2010, 08:30

En trois minutes et trente secondes, On bosse ici ! On vit ici !
On reste ici ! dresse le portrait d’une lutte oubliée : celle des 6
000 travailleurs et travailleuses en grève depuis le 12 octobre 2009 pour
obtenir une circulaire de régularisation. Le gouvernement et la grande majorité
des médias (à l’exception de l’Humanité) ignorent cette lutte pourtant inédite.
Un silence à l’origine du projet du Collectif des
cinéastes pour les sans-papiers. « L’idée est venue au moment de la
galette des rois, raconte Jean-Henri Roger,
cinéaste et professeur de cinéma à Paris-VIII. Malgré une présence nombreuse
des personnalités sur le piquet de grève de la rue du Regard, nous avons eu
douze lignes dans Le Monde et cinq dans
Libération… »
lundi 22 février 2010
Les travailleurs sans papiers crèvent l'écran
Par Marie Barbier le lundi 22 février 2010, 22:30
Un film politique, court et efficace. Le collectif des cinéastes pour les sans-papiers a dévoilé ce soir, à la cinémathèque, le film « On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! ». Trois minutes pour présenter le mouvement de grèves et d'occupations des travailleurs sans papiers qui se battent depuis plus de quatre mois pour obtenir une circulaire de régularisation :
jeudi 18 février 2010
Le soutien aux grévistes s'amplifie
Par Marie Barbier le jeudi 18 février 2010, 09:46
« Trop, c’est trop. » Au numéro 8 de la rue du Regard, dans le sixième arrondissement de Paris, Mahamadou Doucansy, attend les forces de l’ordre de pied ferme. Il ne se laissera pas faire. Depuis le 7 décembre, ce travailleur occupe, avec 250 autres sans-papiers, les locaux du Fond d'assurance formation des Salariés de l'artisanat et du BTP (Faf-Sab). Le 2 février, le tribunal de grande instance de Paris leur donnait 24 heures pour déguerpir, avant d’envoyer les pandores. Deux semaines plus tard, les grévistes sont toujours là. Remontés à bloc.
lundi 15 février 2010
« Étape décisive » pour les travailleurs sans papiers
Par Marie Barbier le lundi 15 février 2010, 08:00
Diaporama sonore de la manifestation du 13 février dernier, devant le siège du Medef :
mardi 9 février 2010
Les sans-papiers de la rue du Regard « sous protection »
Par Marie Barbier le mardi 9 février 2010, 08:00
Depuis une semaine, il est là tous les jours, dès six heures du matin, « au cas où la police arriverait ». Laurent Cantet, Palme d'or du festival de Cannes pour son film « Entre les murs », se dit prêt à « faire tampon entre les forces de l'ordre et les grévistes » sans papiers de la rue du Regard (Paris 6e), menacés d'une évacuation imminente. « La grève est un droit constitutionnel qui n'est pas négociable », dit-il. Le réalisateur n'est pas le seul à s'être positionné. En quelques jours, un impressionnant mouvement de solidarité s'est constitué autour de ce piquet de grève.
jeudi 4 février 2010
Patrons en prison, salariés licenciés
Par Marie Barbier le jeudi 4 février 2010, 08:00
Barbe poivre et sel, bonnet vissé sur la tête, Kaba Tandia, 58 ans, tend un papier estampillé du logo de son entreprise, Seni. La violence des mots saute aux yeux : «Vous avez usurpé l’identité de la personne sous le nom duquel vous travaillez. En conséquence vous êtes convoquez à un entretien préalable en vue d’envisager à votre encontre une mesure pouvant aller jusqu’au licenciement». Pourtant, assure Kaba, c’est son employeur lui-même, sachant qu’il était en situation irrégulière, qui lui a demandé d’emprunter des «bons papiers»...
Une trentaine de salariés de l’entreprise de nettoyage Seni au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ont reçu la même lettre; ils étaient convoqués hier matin à des entretiens préalables. Élus, citoyens et comité de soutien s’étaient rassemblés devant l’entreprise pour les défendre. Car ces salariés font partis des quelque deux cents sans-papiers qui ont entamé un mouvement de grève et d’occupation, le 19 octobre dernier, pour obtenir leur régularisation. «Ils ont été choisi arbitrairement, pour faire un exemple » dénonce Caroline Aubry, de la CGT.
mercredi 3 février 2010
People partis, sans-papiers évacués ?
Par Marie Barbier le mercredi 3 février 2010, 17:10
Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné hier l’évacuation des locaux de l’entreprise de bâtiment FAF-SAB, rue du Regard à Paris, occupée depuis le 15 décembre par des travailleurs sans papiers qui exigent une circulaire de régularisation.
Le 6 janvier, de nombreuses personnalités (Lilian Thuram, Josiane Balasko, Laurent Cantet, Antoine de Caunes...) s’étaient rendues sur place leur témoigner leur soutien autour d’une galette des rois solidaire. Syndicats, associations et simples citoyens sont invités à se rendre sur place pour affirmer leur solidarité avec les grévistes et de se tenir à leur côté en cas d’intervention policière.
Lire aussi :
Galette VIP
Solidaires des grévistes
vendredi 22 janvier 2010
Des grévistes sans-papiers « tabassés »
Par Marie Barbier le vendredi 22 janvier 2010, 08:00
Il est 7h25, mercredi matin, lorsque les forces de l’ordre pénètrent dans l’ancien hôtel Majestic. Depuis trois mois, soixante-trois intérimaires sans papiers occupent cet immeuble près de l’Arc de Triomphe, dans le cadre d’un vaste mouvement de grève pour obtenir une circulaire de régularisation.
D’après les témoignages que nous avons recueillis, cette évacuation, ordonnée par la justice, ne s’est pas faite sans violence. Ainsi, le Vieux Doucouré (lire son portrait ici) a la cheville foulée après avoir été « bousculé » par les forces de l’ordre : « Une centaine de CRS sont arrivés à 7h10. J’ai demandé trois fois à voir la requête d’évacuation, ils ont refusé. Une fois dehors, c’était violent : les CRS ont utilisé les gaz lacrymo et des grévistes ont été tabassés à coup de matraque. L’un a eu plusieurs dents cassées. »
jeudi 14 janvier 2010
Le Palais Bourbon rénové par des sans-papiers !
Par Marie Barbier le jeudi 14 janvier 2010, 08:00
Ils sont venus avec leurs badges magnétiques.
Dessus : leur nom d’emprunt, une photo d’identité et, à côté du logo
Bouygues, écrit en lettres violettes : « Assemblée nationale ».
Pendant près de deux ans, des intérimaires sans papiers employés par la société Adec, sous traitant de Bouygues, ont travaillé à la rénovation d’une annexe de l’assemblée nationale, 101 rue de l’université dans le 7e arrondissement de Paris. Depuis le 12 octobre, ils sont soixante-deux à occuper l’ancien hôtel Majestic près de l’arc de triomphe dans le cadre d’un vaste mouvement de grève lancé à l’appel de onze organisations.
Hier, entourés de députés de gauche et de droite et devant de nombreux journalistes, ils ont décrit leur conditions de travail effroyables : « J’étais sur le marteau-piqueur du matin jusqu’au soir, raconte Sako Bilali qui travaillait 39 heures par semaine pour 350 euros en moyenne. Quand Khadafi (président libyen, NDLR) est venu, ils ont renforcé les contrôles de sécurité on a pas pu travailler pendant trois jours ». Doucouré (lire son portrait dans l’Humanité du 31 décembre) a déclaré, d’une voix rendue blanche, par l’émotion : « Nous demandons à ce que les patrons et le gouvernement s’engage à nous régulariser. On cotise et on n’a le droit à rien. Nous voulons retrouver notre dignité ».
lundi 11 janvier 2010
« J’y suis, j’y reste, je ne partirai pas ! »
Par Marie Barbier le lundi 11 janvier 2010, 08:00
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