« Est-il vraiment nécessaire d’attendre le plan grand froid pour augmenter le nombre de lits ? » s’interroge Laura Brav, coordinatrice du centre d’écoute et de soins de Médecins Sans Frontières. A l’approche de l’hiver, les associations s’inquiètent du manque de places pour les exilés parisiens contraints de dormir dehors. Actuellement, le centre de la Boulangerie (Paris 18e) leur réserve 80 places et les mineurs bénéficient d’une centaine de lits dans la capitale. Mais ces 180 places restent insuffisantes : chaque soir, entre 120 et 150 migrants dorment à la rue.
Les Afghans du Canal
lundi 20 septembre 2010
A Paris, l’hiver ne se fait pas attendre pour les exilés
Par Marie Barbier le lundi 20 septembre 2010, 16:18
mercredi 21 juillet 2010
Pas de Paris-Plage pour les Afghans
Par Marie Barbier le mercredi 21 juillet 2010, 08:30
Opération place nette : hier matin, à quelques mètres de Paris-plage qui devait ouvrir ses portes le long du Bassin de la Villette, les campements de migrants, installés depuis plusieurs mois sous les ponts du Canal Saint-Martin, ont été évacués par les forces de l’ordre.
mardi 12 janvier 2010
« Il a fallu les convaincre un par un pour qu'ils viennent »
Par Marie Barbier le mardi 12 janvier 2010, 08:00
La scène est irréelle : sur une sono crachant à fond Billy Jean, de jeunes afghans dansent le moon walk de Michael Jackson au milieu des anciennes écuries du Comptoir général. «Ils en ont tellement besoin», soupire une bénévole d’Emmaüs. Depuis samedi, Olivier Laffon, propriétaire de ce lieu privé situé quai de Jemmapes, met à disposition ses locaux pour loger les migrants qui campent le long du canal Saint-Martin.


« La France n'appartient pas à Eric Besson »
Par Marie Barbier le mardi 12 janvier 2010, 08:00
Horrifié par les
conditions dans lesquels quelque 150 Afghans campent sous les ponts de Paris,
alors que le thermostat descend jusqu’à moins 10°C la nuit, Atiq Rahimi a
lancé, la semaine dernière, un appel pour réclamer
des solutions d’hébergement urgentes pour ces réfugiés, dont plusieurs sont
mineurs. Près d’un millier de personnes ont déjà signé ce texte (1). Dimanche
soir, des centaines de personnes se sont rassemblées à l’appel d’Emmaüs et des
Enfants de Don Quichotte
pour lancer une semaine de mobilisation. Pour l’instant, les migrants ont
trouvé refuge dans un lieu privé (lire ci-contre) et après ? La lutte ne
fait que commencer, nous dit Atiq rahimi, pas vraiment en faveur d’un devoir de
réserve pour les Prix Goncourt...
lundi 11 janvier 2010
L’appel du prix Goncourt Atiq Rahimi pour les Afghans de Paris
Par Marie Barbier le lundi 11 janvier 2010, 09:00
«Il y a certainement eu une époque où on appelait un immigré un homme. Même s’il était sans papier.» Ému du sort fait à ses compatriotes afghans dormant dans les rues de la capitale, le prix Goncourt 2008 a saisi sa plume pour lancer un vibrant appel aux autorités.
Chaque
soir, dans la neige et le froid, 150 à 200 migrants, afghans pour la plupart,
dorment sur les bords du canal Saint-Martin. Devant les eaux prises par la
glace, ils n’ont souvent qu’un maigre feu pour se réchauffer. Certains sont
mineurs, d’autres demandeurs d’asile. «Ils sont jeunes, certains ont à peine
quinze ans, aucun plus de trente, écrit Atiq Rahimi. La France, c’est-à-dire
nous, les poursuit comme des criminels. Menottes, avion : c’est aux barbus
qu’on les remet puisque les intégristes sont les seuls à leur ouvrir les bras.»
Lancé jeudi sur internet, son appel a déjà recueilli plus de 500 signatures,
dont celle de Marjane Satrapi, Carole Bouquet, Charlotte Rampling, Patrice
Chéreau ou encore Charlotte Gainsbourg. Hier, en fin d’après-midi, des
centaines de personnes se sont réunis sous un pont du canal Saint-Martin pour
lancer un appel à la mobilisation.
La déclaration d'Atiq Rahimi, Prix Goncourt 2008, dimanche soir :
Celle d'Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte :
Enfin, la prise de parole de Didier Cussernes, d'Emmaüs :
jeudi 12 novembre 2009
Kit de survie hivernal pour les exilés afghans
Par Marie Barbier le jeudi 12 novembre 2009, 08:00
REPORTAGE. Ils repartent radieux, enfilant leurs nouveaux gants et essayant les sacs à dos, dans lesquels sont immédiatement cachés les duvets neufs, à l’abri des regards envieux. Mardi après-midi, les associations humanitaires organisaient, à Calais et Paris, des distributions de matériel de survie pour les migrants à la rue. Près de la gare de l’Est, dans le 10e arrondissement de la capitale, ils sont des centaines à attendre patiemment leur tour. «On leur donne des sacs de couchage et des sacs à dos, explique Laura Brav, coordinatrice de la mission France de Médecins sans frontières, qui soupire : «Ce n’est pas du tout une solution, il leur faudrait un hébergement.» Actuellement, ils seraient entre 250 et 300 migrants dans le 10e arrondissement de Paris, Afghans dans leur très grande majorité. Jean-Michel Centres, du Collectif des exilés du 10e, comptabilise une trentaine de demandeurs d’asile et une dizaine de mineurs à la rue. La saturation des dispositifs d’accueil les contraint à dormir dehors, alors que les nuits s’allongent et se refroidissent.
jeudi 10 septembre 2009
Avec les enfants perdus d'Afghanistan
Par Marie Barbier le jeudi 10 septembre 2009, 18:22
REPORTAGE. Intrigués, ils s'approchent, écoutent. Se chuchotent dans l'oreille, rigolent. Et s'éparpillent, telle une volée de moineaux, vers le baby-foot où une partie s'engage. Comme tous les ados du monde, les garçons de la plate-forme d'accueil des mineurs isolés étrangers de France terre d'asile, aiment jouer. Pourtant, à y regarder de plus près, ces garçons là ne sont pas comme les autres.
jeudi 20 août 2009
Polémique après l'évacuation du square Villemin
Par Marie Barbier le jeudi 20 août 2009, 08:00
Il est un peu plus de 21 heures, mardi soir, lorsque CRS et maîtres-chiens débarquent au square Villemin dans le 10e arrondissement parisien. Situé entre le canal Saint-Martin et la gare de l'Est, ce petit parc est devenu le refuge des jeunes migrants qui affluent à Paris depuis la fermeture du centre de Sangatte, près de Calais, en 2002. Tous les soirs, ils sont plusieurs centaines à escalader les grilles du parc pour s'y réfugier la nuit. Une situation qui ne pouvait plus durer, selon la mairie et la préfecture de police, qui ont décidé conjointement la fermeture nocturne du jardin. Pour une durée indéterminée, des forces de l'ordre patrouilleront la nuit devant le square pour dissuader les migrants d'y entrer.
«Ils demandent asile et protection à la France »
Par Marie Barbier le jeudi 20 août 2009, 07:00
Depuis 2007, le centre d'écoute et de soins de Médecins sans frontières, à Paris, apporte un soutien psychologique aux demandeurs d'asile déboutés. Entretien avec sa coordinatrice, Laura Brav.
lundi 6 juillet 2009
La gale s'installe chez les Afghans de Paris
Par Marie Barbier le lundi 6 juillet 2009, 07:00
Au petit matin, le square Villemin dans le 10e arrondissement de Paris ressemble davantage à un camp de réfugiés qu'à un espace vert. Les pelouses sont recouvertes de duvets bleus dans lesquels dorment des migrants, Afghans dans leur grande majorité. Le temps semble comme suspendu : certains se brossent les dents à la fontaine, d'autres émergent lentement, au milieu du terrain de basket. A la sortie du parc, en revanche, on s'agite. Dès 8 heures du matin, ils sont déjà plusieurs dizaines attroupés autour des bénévoles de Médecins sans frontières (MSF) qui organisait ce week-end une opération de traitement contre l'épidémie de gale.
vendredi 19 décembre 2008
Sangatte au coeur de Paris
Par Marie Barbier le vendredi 19 décembre 2008, 19:43

REPORTAGE. Certains ont à peine quatorze ans. Les plus âgés, la trentaine. Tous les soirs, place du Colonel-Fabien, dans le 10e arrondissement de Paris, des dizaines de jeunes hommes attendent. Leur espoir ? Réussir à monter dans les bus de l’Atlas qui transportent les sans-abri dans des centres d’hébergement, et éviter ainsi de passer une nouvelle nuit dehors. Ce sont des Afghans, dans leur très grande majorité, et il y a aussi quelques Irakiens et Iraniens. Ils ont fui des pays en guerre, parcouru l’Europe pendant des mois et atterri à Paris, au carrefour des routes migratoires.





