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  <description>L'actualité des sans-papiers</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 04 Feb 2012 10:22:13 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Trois siècles de présence noire en couleurs</title>
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    <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 08:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Livres, films, musiques...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/.noirs_m.jpg&quot; alt=&quot;Noirs de France à voir ce soir sur France 5&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Noirs de France à voir ce soir sur France 5&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
C’est une histoire méconnue et souvent pleine de préjugés que propose de nous
raconter France 5 en trois épisodes, dont le premier sera diffusé dimanche (1).
Une histoire des noirs de France, si peu présente dans les manuels scolaires.
« Il y a toujours eu des personnes à la peau noire dans l’espace qu’on appelle
aujourd’hui la France » rappelle pourtant l’historien Pap N’Diaye. Dans la
foulée du livre « Noirs de France » (La découverte) et de l’exposition au musée
du quai Branly «Exhibition, l’invention du sauvage», l’historien Pascal
Blanchard et le réalisateur Juan Gélas remontent le temps pour raconter la
lutte des noirs pour devenir français.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« Ce récit n’est pas qu’une histoire de souffrances, il n’y a pas eu que des
victimes dans l’histoire des noirs de France » nous rappelait Pascal Blanchard
dans un entretien paru dans l’Humanité du 9 novembre 2011. De fait. Dans ce
premier volet (1889-1940 : le temps des pionniers) les images d’archives,
souvent inédites, impriment sur la pellicule trois siècles de présence. Mais
depuis la Révolution française, des élus noirs et métis défendent les valeurs
de la République, comme le « Jaurès noir », Hégésippe Légitimus, premier noir
élu à l’assemblée nationale. Paradoxalement, alors que ces élus siègent au
parlement, des millions de noirs sont traités comme des indigènes dans l’empire
colonial. C’est le temps des expositions universelles qui théorisent le concept
de sauvage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Temps télévisuel oblige, cette histoire est rapidement résumée dans ces
documentaires. Nous voilà déjà dans les années 20. Alors que Paris s’enflamme
pour Joséphine Baker, les premiers mouvements nègres, soutenus officieusement
par le tout jeune parti communiste, voient le jour. Dans les années 30, les
intellectuels noirs comme Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor conceptualisent
brillamment cette pensée égalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux autres volets de la série reviennent sur l’histoire contemporaine.
« 1940-1975 : Le temps des migrations » raconte les grandes mutations. Les
vieilles colonies deviennent des départements avant d’obtenir leur
indépendance. C’est l’époque des luttes et des combats pour une égalité au cœur
de la République. La troisième partie «1975-2012 : Le temps des passions»
voit l’immigration devenir un enjeu politique majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus récente, cette histoire noire n’en est pas mieux connue. Objet de tous
les fantasmes et récupérations politiques, elle est ici utilement rappelée et
réintégrée au récit national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Noirs de France France, série documentaire en trois épisodes. France 5.
Diffusée les 5, 12 et 19 février à 22 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publié dans &lt;em&gt;l'Humanité&lt;/em&gt; du 3 février 2012&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les étudiants étrangers toujours mobilisés</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/Les-%C3%A9tudiants-%C3%A9trangers-toujours-mobilis%C3%A9s</link>
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    <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 08:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Solidarité</category>
            
    <description>&lt;p&gt;« Tout à fait insuffisante ». C’est la note attribuée par Université
universelle à la nouvelle circulaire Guéant, adoptée le 12 janvier dernier.
Pour marquer leur désaccord avec ce texte, ce collectif organisait hier une
deuxième cérémonie publique de parrainages d’étudiants étrangers n’ayant pas
reçu l’autorisation de travailler en France. Parmi les prestigieux parrains,
devaient notamment être présents l’actrice Carole Bouquet, le généticien Axel
Kahn, l’historien Pap Ndiaye et le président de Panthéon-Assas et de la
Conférence des présidents d’université (CPU) Louis Vogel.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Université universelle, à l’origine d’une pétition qui a recueilli près de
34 000 signatures contre la circulaire Guéant du 31 mai 2011, juge que
« les diplômés étrangers restent dans une situation inacceptable ». Après la
publication de la première circulaire au printemps dernier, de nombreux
diplômés étrangers déjà recrutés dans des entreprises françaises n’avaient pu
obtenir leur changement de statut (d’étudiant à salarié) et avaient été
licenciés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un large mouvement de contestation avait alors vu le jour qui avait conduit
le ministre de l’Intérieur à assouplir sa circulaire. Mais ce nouveau texte ne
lève pas toutes les ambiguïtés, selon ses opposants qui demandent le retrait
pur et simple du texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La circulaire Guéant doit être abrogée et non aménagée » rappelait ainsi
le PCF hier dans un communiqué : « Il est scandaleux de voir des étudiants
étrangers brillants ayant choisi la France pour y poursuivre leur formation
être victime de textes aveugles». Le candidat socialiste à la Présidentielle,
François Hollande, a quant à lui reçu le Collectif du 31 mai hier. S’il était
élu, il a promis l’abrogation d’un texte qui porte « gravement préjudice à
l’image de la France ».&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Il faudra désormais connaître Michel Platini pour devenir français</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/Il-faudra-d%C3%A9sormais-conna%C3%AEtre-Michel-Platini-pour-devenir-fran%C3%A7ais</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Feb 2012 18:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Eclairages</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le décret sur ces conditions d’acquisition de la nationalité française a été
publié, hier, au Journal Officiel. Outre la maîtrise de la langue française et
l’adhésion à une « charte des droits et des devoirs du citoyen français »,
les étrangers voulant devenir français - ils étaient plus de 108 000 en 2009 -
devront « justifier d’une connaissance de l’histoire, de la culture et de
la société françaises correspondant au niveau des connaissances attendu d’un
élève» de 6e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces trois personnalités, laquelle n’est pas un chanteur ?&lt;br /&gt;
- Claude François&lt;br /&gt;
- Michel Platini&lt;br /&gt;
- Charles Trénet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lequel de ces trois hommes n’a pas été président de la République ?&lt;br /&gt;
- Valéry Giscard d’Estaing&lt;br /&gt;
- François Mitterrand&lt;br /&gt;
- Victor Hugo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les guerres de religion, au XVIe siècle, ont opposé :&lt;br /&gt;
- catholiques et protestants&lt;br /&gt;
- chrétiens et musulmans&lt;br /&gt;
- écoles publiques et écoles privées&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>« On va dormir dans la rue ? »</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/dans-la-rue</link>
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    <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 09:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Roms migrants</category>
        <category>Essonne</category><category>Roms</category><category>Secours catholique</category>    
    <description>&lt;p&gt;« Aujourd’hui, 17 enfants ne rejoindront pas leurs camarades de classe
et sont à la rue ». Dans un communiqué cinglant, le Secours catholique dénonce
l’expulsion des Roms, hier matin à l’aube, de l’ancienne gendarmerie de
Viry-Châtillon (Essonne). Quelque 80 personnes, dont 21 enfants scolarisés,
réveillées à 4h30 par plus de 70 policiers, ont quitté les lieux qu’ils
occupaient depuis deux ans, sans résistance peu après 6 heures, chargés de
cabas et de balluchons. D’après l’Agence France presse, qui était sur place,
l’évacuation s’est déroulée dans le calme, les Roms étant préparés à
l’expulsion depuis plusieurs jours. « Comment on va aller à l’école si on
n’a plus de maison? On va dormir dans la rue ? », a demandé à sa mère un
petit garçon de 7 ans, scolarisé depuis deux ans à Viry.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Claude Fleutiaux, directeur de cabinet du préfet de l’Essonne a précisé que
la Croix rouge, qui gère l’hébergement d’urgence dans le département, allait
« proposer à chacun un hébergement ». Dans un premier temps, les familles
seront orientées vers le centre d’hébergement d’urgence de Corbeil-Essonnes,
avant d’être installées à Viry ou à proximité, dans le cadre du dispositif
d’hébergement hivernal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une solution intenable pour les associations et politiques, soutiens de ces
familles, qui exigent un hébergement pérenne, qui puisse notamment permettre
aux enfants d’aller à l’école. « Le président du Conseil général étant
chargé de la protection de l’enfance sur le département est responsable de la
situation faite aux enfants » dénonce encore le Secours catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le département a vendu ce terrain à l’Opievoy, un bailleur social, pour y
construire des logements sociaux. Les familles et leurs soutiens ont ensuite
pris le chemin de la mairie où une délégation était reçue par la maire (PG)
Simone Mathieu.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les droits reculent à pas de Guéant</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/pas-de-Gueant</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Jan 2012 08:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Eclairages</category>
        <category>Cimade</category><category>Claude Guéant</category>    
    <description>&lt;p&gt;Quinze jours après l’autosatisfecit du ministre de l’Intérieur sur sa
politique de reconduite à la frontières, la &lt;a href=&quot;http://www.cimade.org/&quot;&gt;Cimade&lt;/a&gt; lui a adressé hier un démenti cinglant.
Dans son état des lieux 2012, l’association d’aide aux immigrés décrypte les
politiques à l’oeuvre ces deux dernières années en matière d’immigration :
« une logique de réduction des droits, de précarisation, de stigmatisation
et de criminalisation des étrangers qui s’inscrit par ailleurs dans une
évolution de l’ensemble de la société française vers une société de ‘sans
droits’ » écrit l’association.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Que ce soit pour l’entrée ou le séjour des étrangers, la « dissuasion
se fait à tous les étages » dénonce la Cimade, qui se base sur le travail
de ses 2000 bénévoles de terrain. Aux guichets des préfectures et des
consulats, il est de plus en plus difficile de faire valoir les droits des
étrangers. « Avec le ministère de l’Intérieur aux commandes, c’est une
logique purement sécuritaire de gestion des flux migratoires qui s’est
matérialisée ». Ainsi, en novembre 2010, pour la première fois depuis la
seconde guerre mondiale, le droit d’asile et les visas sont passés dans le
giron du ministère de l’Intérieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or l’asile est en pleine crise en France. L’accueil des demandeurs est
saturé : 35 000 sont sur une liste d’attente pour obtenir un hébergement.
Résultat : des familles entières se retrouvent à la rue, sans le droit de
travailler, contraintes d’appeler chaque jour les hébergements d’urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parallèlement à cet état des lieux, la Cimade publie ses « 40
propositions pour inventer une politique d’hospitalité », envoyées aux
candidats à la présidentielle. Histoire de rappeler qu’une autre politique
migratoire est possible.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Marie-Hélène et Ileana : « Je ne peux te donner autant que tu me donnes »</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/Ileana</link>
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    <pubDate>Mon, 26 Dec 2011 08:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Roms migrants</category>
        <category>Bidonvilles</category><category>Essonne</category><category>Massy</category><category>Roumanie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_brelaud_solidarite_roms_001.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_brelaud_solidarite_roms_001_m.jpg&quot; alt=&quot;Marie-Hélène et Ileana ©Patrick Nusbaum&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Marie-Hélène et Ileana ©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Elles sont assises sur le couvre lit fleuri et discutent tendrement, à la
chaleur du poêle. Des épluchures de clémentines, jetées dans le feu, diffusent
une douce odeur d’enfance. A peine quelques signes extérieurs de misère évoque
le dénuement dans cet intérieur soigné et douillet. L’unique ampoule éclaire la
pièce d’une lumière faible et sporadique. Sur les murs, recouverts de tissus à
fleurs, un poster Playmobil tient lieu de seule décoration. Sortir de cette
cabane chaleureuse, c’est plonger dans la misère crue du bidonville de
Massy : la boue qui colle aux chaussures, la montagne de déchets à
l’arrière des caravanes et les rats, ventrus et grouillants. Un peu moins de
250 personnes vivent dans ce petit bois coincé entre une bretelle d’autoroute
et une voie rapide, à l’abri des regards.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_bidonville__roms_massy_004.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_bidonville__roms_massy_004_s.jpg&quot; alt=&quot;©Patrick Nusbaum&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Revenons près du poêle. Ileana et Marie-Hélène se
remémorent leurs souvenirs communs, entre rires et larmes. C’est un lien
étonnant qui unit ces deux femmes. Une amitié ? Marie-Hélène préfère
parler de « tendresse », puisqu’Ileana pourrait « avoir l’âge de sa
fille ». L’assistante maternelle en crèche et la mère de famille rom se
connaissent depuis « au moins cinq ans » et se portent une admiration
réciproque évidente. Marie-Hélène Brelaud, 59 ans, bénévole à l’association de
solidarité avec les familles roms et roumaines de l’Essonne passe ses mercredis
dans le bidonville de Massy : santé, justice, éducation, elle aide sur
tous les fronts. Ileana Cretu, 32 ans, vit ici depuis trois ans, avec son mari
et ses deux enfants. Son petit dernier, Raoul, trois ans et demi, porte le
prénom du petit-fils de Marie-Hélène. « Il y a quatre ans, Ileana avait
été expulsée d’un bidonville et je ne savais plus où elle était. On s’est
retrouvées par hasard, dans la rue. J’étais avec mon petit-fils, elle était
enceinte. Elle m’a dit : &amp;quot;Si c’est un garçon, je l’appellerai
Raoul&amp;quot;. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_bidonville__roms_massy_038.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_bidonville__roms_massy_038_s.jpg&quot; alt=&quot;L'entrée du bidonville ©Patrick Nusbaum&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;L'entrée du bidonville ©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_bidonville__roms_massy_025.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_bidonville__roms_massy_025_s.jpg&quot; alt=&quot;Jeu de balle ©Patrick Nusbaum&quot; title=&quot;Jeu de balle ©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_bidonville__roms_massy_032.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_bidonville__roms_massy_032_s.jpg&quot; alt=&quot;Une famille roumaine du bidonville ©Patrick Nusbaum&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Une famille roumaine du bidonville ©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_bidonville__roms_massy_034.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_bidonville__roms_massy_034_s.jpg&quot; alt=&quot;©Patrick Nusbaum&quot; title=&quot;©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Corvée d'eau et manche au quotidien&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Ileana parle mal le français, s’en excuse et cherche ses mots pour raconter
son quotidien : la corvée d’eau et les bidons à porter pendant deux
kilomètres ; la manche au feu rouge pour cinq, six euros par jour. Bien
sûr qu’elle préférerait travailler mais « quand il n’y a plus rien à
manger, il faut bien nourrir les enfants ». Les gens donnent 10, 20 centimes.
Un jour, un homme lui a craché au visage. « Ces femmes sont d’un courage
incroyable, salue Marie-Hélène. Elles endurent tout. » La bénévole fait la
liste des batailles à mener, un inventaire à la Prévert : obtenir l’Aide
médicale d’État pour qu’Ileana puisse enfin se soigner, gagner un bus scolaire
pour emmener les enfants à l’école, dératiser le bidonville, même si, en
l’absence de ramassage des ordures, la tranquillité sera de courte durée.
Ileana remercie, reconnaissante. Marie-Hélène la coupe : « Je ne peux
pas te donner autant que tu me donnes ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ileana tente d’expliquer pourquoi cette vie reste malgré tout la meilleure,
celle qu’elle a choisie. A Segarcea, petite ville roumaine dont elle est
originaire, elle n’avait aucune aide, les enfants n’allaient pas à l’école. On
s’interroge. Cela vaut-il quand même mieux de vivre ici, dans la boue et les
rats ? Marie-Hélène connaît les vraies raisons. Elle explique doucement ,
dit : « Elle va pleurer si on en parle » et évoque les deux
premiers enfants d’Ileana, morts au pays. Le premier avait huit mois lorsqu’il
a été pris de diarrhées aiguës. Le médecin de l’hôpital a refusé de le soigner,
faute d’argent. Le deuxième n’a pas survécu au problème d’allaitement. Ileana
pleure silencieusement avant de conclure : « Là-bas, je suis gitane.
Ici je suis Rom, c’est mieux ». Marie-Hélène acquiesce, elle comprend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_bidonville__roms_massy_022.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_bidonville__roms_massy_022_s.jpg&quot; alt=&quot;Derrière les cabanes, une montagne de déchets ©Patrick Nusbaum&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Derrière les cabanes, une montagne de déchets ©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_bidonville__roms_massy_030.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_bidonville__roms_massy_030_s.jpg&quot; alt=&quot;Récupération ©Patrick Nusbaum&quot; title=&quot;Récupération ©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_bidonville__roms_massy_018.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_bidonville__roms_massy_018_s.jpg&quot; alt=&quot;Corvée de bois ©Patrick Nusbaum&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Corvée de bois ©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/pn_bidonville__roms_massy_008.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Roms/Massy_dec_2011/.pn_bidonville__roms_massy_008_s.jpg&quot; alt=&quot;©Patrick Nusbaum&quot; title=&quot;©Patrick Nusbaum&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article paru dans &lt;em&gt;l'Humanité&lt;/em&gt; du 26 décembre 2011, dans le cadre
d'un dossier sur la solidarité.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Reportage photo : Patrick Nusbaum&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Chouaïb, jeune autiste, libéré hier soir après 31 jours de rétention</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/chouaib</link>
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    <pubDate>Fri, 23 Dec 2011 08:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Enfants et jeunes majeurs</category>
        <category>Algérie</category><category>ASE</category><category>Rétention</category><category>Santé</category><category>Vincennes</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Chouaib.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/.Chouaib_s.jpg&quot; alt=&quot;Chouaïb Benhachiche&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Chouaïb Benhachiche&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
La nouvelle est tombée hier peu avant 19 heures. «Il est sorti ! Nous
allons nous rejoindre pour faire la fête.» s’exclamait Samia Attali, de
l’association Je vous tends la main. Hier soir donc, Chouaïb Benhachiche, jeune
autiste de vingt et un ans, a été libéré du centre de rétention de Vincennes où
il était enfermé depuis trente et un jours. Pour la plus grande joie de ses
soutiens qui se sont démenés pour le sortir de cette situation
« aberrante ».&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;D’abord ses amis et voisins du foyer de jeunes travailleurs Championnet à
Paris qui ont signé une pétition pour réclamer sa libération et sa
régularisation. « Il est fragile, témoigne Rafika. Il n’a personne en Algérie
alors qu’ici, il est très bien intégré. » Mais aussi Alain Cocq, vice-président
de l’Association des démocrates handicapés, découvrant sa situation dans
l’Humanité du 20 décembre (lire &lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/post/jeune-autiste&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), qui a
beaucoup oeuvré pour sa libération. « Son enfermement viole de nombreux
articles de la convention relative aux droits des personnes handicapées de
l’ONU ratifiée par la France », s’emporte ce lecteur, qui a menacé les services
de la préfecture de les traîner devant la Cour de justice européenne.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;« Faut-il que j'avale des lames de rasoir pour ne pas être
expulsé ? »&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus tôt dans la journée, Chouaïb, toujours enfermé, nous confiait sa
détresse par téléphone. « Ce matin, un homme a avalé dix-sept lames de rasoir
pour ne pas partir. Je dois faire la même chose ? Mais moi je peux pas… »
Souffrant de troubles du comportement d’allure autistique, ce jeune algérien
pris en charge par l’aide sociale à l’enfance est sous le coup d’un arrêté
préfectoral de reconduite à la frontière. Il a échappé à deux tentatives
d’expulsion. Pour la première, Chouaïb raconte que les policiers l’ont extirpé
de son lit à l’aube, le menottant et lui scotchant les pieds. Il a refusé
d’embarquer. La dernière tentative, mardi, s’est transformée en test
psychiatrique. Transféré à l’Hôtel-Dieu où il a passé la nuit, il est ensuite
envoyé à Sainte-Anne. « Ils m’ont relâché mercredi à 23 heures en me disant
“t’es pas fou, tu retournes au centre”. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chouaïb a quitté l’Algérie quand il avait 16 ans pour rejoindre la France
après quatre jours de bateau. Au pays, il dit avoir fui les islamistes qui vous
« coupe les jambes si vous ne travaillez pas pour eux ». Au foyer des
jeunes travailleurs Championnet, où il est hébergé depuis 2009, on le décrit à
son arrivée comme « replié sur lui-même, incapable de dire un mot et de
regarder dans les yeux ». Au contact des éducateurs, Chouaïb s’ouvre doucement,
obtient un CAP alors qu’il ne parlait pas un mot de français à son arrivée et
devient la « mascotte » du foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’après son avocate, Karima Ouelhadj, le préfet aurait promis la libération
du jeune homme en échange d’un certificat d’embauche. « Une façon de ne pas se
déjuger, précise l’avocate, on n’a jamais vu une personne sortir de rétention
grâce à une promesse d’embauche ». Contactée, la préfecture n’a pas souhaité
répondre à nos questions. Une perspective de régularisation serait envisagée au
titre de l'&lt;a href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=FBEB60572FB29495D13FBA9F54878AD7.tpdjo10v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006180200&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006070158&amp;amp;dateTexte=20111223&quot;&gt;article
L 313-15&lt;/a&gt; du Code des étrangers qui stipule qu'un mineur pris en charge par
l'Aide sociale à l'enfance doit obtenir un titre de séjour mention &amp;quot;salarié&amp;quot; à
sa majorité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article paru en partie dans &lt;em&gt;l'Humanité&lt;/em&gt; du 23 décembre 2011&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un jeune autiste en rétention depuis un mois</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/jeune-autiste</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Dec 2011 08:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Enfants et jeunes majeurs</category>
        <category>Algérie</category><category>ASE</category><category>Rétention</category><category>Santé</category><category>Vincennes</category>    
    <description>&lt;p&gt;Chouaïb Benhachiche est un jeune homme de 20 ans. D’origine algérienne, il
est suivi par l’Aide sociale à l’enfance depuis ses 16 ans et bénéficie d’un
« contrat jeune majeur », qui lui permet d’être logé dans un foyer de
jeune travailleur à Paris. Malgré ses troubles du comportement d’allures
autistiques, Chouaïb a obtenu, en juin dernier, son CAP dans la restauration.
Mais, alors que l’État lui assure sa protection d’un côté, de l’autre il lui
refuse un titre de séjour. Shouaid est donc sans-papiers sous le coup d’un
arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En d’autres termes, le préfet de Paris décide d’expulser une jeune placé
sous protection de l’état depuis quatre ans... De la logique de la politique du
chiffre. Depuis le 21 novembre, Shouaid est donc enfermé au centre de rétention
administrative (CRA) de Vincennes dans l’attente de son expulsion. « Il
est très calme, posé, parle un français impeccable et a manifesté, à de
nombreuses reprises, sa volonté de rester en France » selon les
intervenants de l’Assfam qui ont pu lui parler. La semaine dernière, toujours
dans le calme, Shouaid a refusé d’embarquer dans l’avion qui devait le ramener
en Algérie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge des libertés et de la détention a rejeté hier, en appel sa remise en
liberté après 30 jours de rétention. Chouaïb peut donc rester encore 15 jours
enfermé au CRA de Vincennes ou être expulsé par le premier vol vers l’Algérie.
« Il n’a aucune famille là-bas, souffle son avocate, qui avait épuisé hier
toutes les voies de recours. Il va atterrir et simplement errer dans
Alger. »&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un mineur isolé enfermé en rétention</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/Un-mineur-isol%C3%A9-enferm%C3%A9-en-r%C3%A9tention</link>
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    <pubDate>Mon, 19 Dec 2011 17:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Enfants et jeunes majeurs</category>
        <category>MIE</category><category>Rétention</category><category>Tunisie</category><category>Vincennes</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Boudjemaa Tair-Tahar, jeune tunisien qui a fêté ses 17 ans la semaine
dernière, a été placé au centre de rétention de Vincennes hier dans l’attente
de son expulsion. Un enfermement illégal puisque la France interdit les
reconduites à la frontières de mineurs, sauf s’ils sont accompagnés de leurs
parents « Il a vraiment une tête de bébé et il n’arrête pas de
pleurer » témoigne une intervenante de l’Assfam, qui a pu le rencontrer.
Placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur le vol d’un téléphone
portable, Boudjemaa au lieu d’être libéré comme les autres, a été directement
placé en rétention suite à des tests osseux qui l’ont déclaré majeur. Les tests
de pilosité et de développement génital utilisé par l’administration pour
déterminer la minorité ou la majorité sont très décriés, par la communauté
scientifique elle-même. Leur marge d’erreur communément admise serait de 18
mois.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Manifestation pour une politique migratoire généreuse</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/Manifestation-pour-une-politique-migratoire-g%C3%A9n%C3%A9reuse</link>
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    <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 16:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Solidarité</category>
        <category>Paris</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Une trentaine d’organisations (1) organisent dimanche à Paris une
manifestation à l’occasion de la Journée mondiale des migrants (15 heures au
métro Belleville). A quelques mois de l’élection Présidentielle, ils souhaitent
«faire entendre la voix de la solidarité, de l’hospitalité et de la
fraternité». Dans la foulée de l’appel lancé par les Forum mondiaux de Quito en
2010 et de Dakar en février 2011, ces organisations exigent « une politique de
solidarité réelle, juste et généreuse ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Syndicats (FSU, CGT, Solidaires), associations (ATTAC, Femmes Egalité,
CIMADE, FASTI, Droits-Devant, LDH, MRAP, Act?up, FTCA?) collectifs (RESF, UCIJ,
D?ailleurs nous sommes d'ici), des partis politiques (PCF, NPA, PG,
Alternatifs, PCOF)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un prof de maths menacé d’expulsion</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/prof-de-maths</link>
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    <pubDate>Wed, 14 Dec 2011 08:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Arrestations / Expulsions</category>
        <category>Gennevilliers</category><category>Hauts-de-Seine</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/Rassemblement_devant_Edouard_Vaillant.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/.Rassemblement_devant_Edouard_Vaillant_m.jpg&quot; alt=&quot;Rassemblement lundi soir devant Edouard Vaillant&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Rassemblement lundi soir devant Edouard Vaillant&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Au chômage forcé depuis quinze jours, Cheikna Aliou Koïta ressasse sa colère.
« Nous sommes les bouche-trous de l’Éducation nationale, quand ils ont besoin
de nous, ils nous utilisent, sinon... » Ce Mauritanien de 31 ans était jusqu’au
30 novembre dernier professeur vacataire (non titulaire et payé à l’heure) au
collège Edouard Vaillant de Gennevillliers (Hauts-de-Seine). Déjà diplômé de
physique et de génie pétrolier, ce jeune homme brillant s’était inscrit à la
rentrée dernière en troisième année de licence informatique à Paris VI. Pour
ajouter une nouvelle corde à son arc, mais aussi faute de pouvoir sortir de son
statut d’étudiant, qui lui permettait jusqu’à maintenant d’obtenir des
papiers.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/.Cheickna_photo_s.jpg&quot; alt=&quot;Cheikna Aliou Koïta&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Cheikna Aliou Koïta&quot; /&gt;C’était sans
compter sur le décret du 6 septembre dernier, qui durcit les conditions
d’obtention de la carte de séjour étudiant. Le 30 novembre, la préfecture
convoque Cheikna Aliou Koïta : sa demande est refusée et il recevra, sous
trois semaines, une obligation de quitter le territoire français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rapidement prévenus, ses collègues montent un groupe de soutien «Vaillant
contre l’expulsion». Élus et parents d’élèves les rejoignent pour exiger la
régularisation du professeur de mathématiques. Le député PCF Roland Muzeau
interpelle le préfet et le ministre de l’Éducation, Luc Chatel. « Depuis le
début de l’année, ce professeur transmet et défend les valeurs de la
républicaine et c’est cette même république qui l’expulse ! s’exclame
Sofiane Mansour, professeur de Français au collège Vaillant. C’est absurde en
termes de logique sociale et éducative. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autant que le professeur que remplace M. Koïta ne revient pas avant le
mois de juin... Une page Facebook a été ouverte et une manifestation de soutien
est prévue ce matin devant le bureau des étrangers boulevard Ney, à Paris.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Quand rétention rime avec prison</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/retention-prison</link>
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    <pubDate>Wed, 14 Dec 2011 08:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Enfermement</category>
        <category>Cimade</category><category>France terre d asile</category><category>Mesnil-Amelot</category><category>Outre-mer</category><category>Rétention</category>    
    <description>&lt;p&gt;C’est un « bilan sans concession » que dresse aujourd’hui les cinq
associations présentes en rétention. Ce qui est soi est une victoire. En 2008,
le ministère de l’Immigration lançait un appel d’offres pour morceler l’aide
juridique dans les centres de rétention administrative (CRA) et réduire
d’autant la parole de la Cimade, alors unique témoin gênant. Échec sur toute la
ligne. « On est plus forts ensemble », résume Pierre Henry, directeur de France
terre d’asile. « Nous avons dépassé ce piège de la concurrence pour défendre
une ambition commune : faire respecter les droits de l’Homme en
rétention », ajoute Jérôme Martinez, secrétaire général de la Cimade.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le rapport sur les centres et locaux de rétention administrative, première
pierre de ce travail commun, dénonce des conditions de rétention « à la limite
du droit ». En 2010, plus de 60 000 étrangers en instance d’expulsion sont
passées par un CRA en métropole et en Outre-mer. Un recours à la rétention
« systématique », dénoncent les associations. En métropole, 42 % des 27 000
retenus ont été expulsés. « Cela signifie, résume Pierre Henry, que 58 % ont
fait l’expérience de la rétention alors qu’elles n’auraient pas dû le faire. »
Autre chiffre de ce rapport, l’augmentation du nombre d’enfants enfermés :
356 (dont 210 de moins de 10 ans), record de 2009 battu (318) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour les associations, les conditions de rétention s’apparent de plus
en plus à celle du milieu carcéral : promiscuité, déplacements restreints,
mise à l’isolement, menottage, forte présence policière, etc. « Cet
environnement carcéral a été ‘conscientisé’ par le gouvernement, assure Céline
Guyot, de l’Assfam. Dans les nouveaux CRA, comme Vincennes et le Mesnil-Amelot,
ont été mis en place chemins de ronde, barbelés, sas de sécurité et
vidéosurveillance. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en prison, cet environnement est anxiogène pour les retenus :
automutilations, tentatives de suicide ou d’évasion, troubles psychiatriques se
multiplient. A cela s’ajoute un accès aux droits (avocats, médecin, interprète)
restreint, particulièrement en Outre-mer, « régime dérogatoire » où les retenus
n’ont pas droit à un recours suspensif. Une zone où la politique du chiffre bat
son plein. En 2010, 26 000 hommes, femmes et enfants ont été enfermés dans le
centre de rétention de Mayotte (à même le sol, sans aucun lit), soit autant que
dans toute la métropole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publié dans &lt;em&gt;l'Humanité&lt;/em&gt; du 14 décembre 2011&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Guéant, gentil organisateur</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/gentil-organisateur</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Dec 2011 17:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Claude Guéant</category><category>Rétention</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Claude Guéant a estimé dimanche que les étrangers résidant en France
devaient respecter « ce qui fait l'art de vivre français, comme les
civilités, la politesse, la gentillesse ». Il est vrai que le ministre de
l’Intérieur est un expert en civilités. Un exemple ? Les cinq associations
présentes en rétention ont rendu public aujourd'hui un rapport accablant sur
les conditions d’enfermement des étrangers en France : proche de la
prison, à la limite du droit, cause de souffrances psychologiques, voire
d’automutilations et de tentatives de suicide. Et ils ne disent même pas merci
ces ingrats !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Les maux de la rétention</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/maux-retention</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Dec 2011 09:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Enfermement</category>
        <category>Rétention</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sandy.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/.sandy_s.jpg&quot; alt=&quot;Sandy, au 59 rue de Rivoli ©Francine Bajande&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Sandy, au 59 rue de Rivoli ©Francine Bajande&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Chaque année plus de 30
000 hommes, femmes et enfants sont enfermés, en France, dans les centres de
rétention administrative (CRA), antichambres de l’expulsion. Alors que les cinq
associations présentes dans ces lieux interdits aux journalistes rendent public
ce matin leur premier rapport annuel, nous sommes allés à la rencontre
d’ex-retenus. Ils racontent la vie quotidienne derrière les barbelés et les
traumatismes d’une telle politique.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Depuis qu’il est sorti de rétention, Théo (1), cinq ans, « n’est plus le
même ». Il se met dans des colères noires, refuse de dormir la porte fermée, ne
supporte plus les alarmes et sursaute au moindre bruit. Théo a été enfermé cinq
jours au centre de rétention de Saint-Jacques de la Lande, près de Rennes.
Depuis 2005, les CRA sont les seuls lieux en France où des mineurs de moins de
13 ans peuvent être privés de liberté. Les dix centres habilités à recevoir des
familles sont équipés d’aires de jeux, de tables à langer et autres espaces de
puériculture. Manque de chance pour Théo, le toboggan était hors service
pendant les cinq jours où il resté enfermé. Des amis ont pu lui apporter
quelques jouets, mais pas de bonbons, confisqués à l’entrée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 41 ans, Henri Murden, alias Sandy, n’a pas vécu la rétention de la même
manière que le petit Théo. Mais ce vidéaste-écrivain est sorti pour le moins
ébranlé du centre de Vincennes, en novembre dernier. En 2007 déjà, arrêté alors
qu’il se rendait au festival Visa pour l’image de Perpignan, il était resté 31
jours au CRA de Sète puis de Rivesaltes, tristement célèbre pour avoir
« accueilli » réfugiés espagnols, juifs, puis harkis. Sandy a quitté son pays
natal, l’île Maurice, à 23 ans, pour étudier le cinéma à la Sorbonne. Il y a
une dizaine d’années, il s’est installé dans le squat le plus célèbre de la
capitale, le 59, rue de Rivoli. Il y a son atelier d’artiste, un foutraque de
fer et de plastique récupérés qui lui vaut le surnom de « jardinier du 59
». Sur son expérience en rétention, ce polyglotte - il parle plus de neuf
langues ! - dit d’une voix blanche : « Une fois dedans, vous risquez
de vous oublier ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour en Bretagne. La famille de Théo, des réfugiés arméniens, s’est
installée dans une petite ville d’Ille-et-vilaine il y a quatre ans. Les
parents travaillent, les enfants vont à l’école. Mais en mars 2011, le couperet
tombe : déboutée du droit d’asile, la famille reçoit une obligation de
quitter le territoire français. La grande sœur de Théo, âgée de onze ans, perd
le sommeil de crainte de voir débarquer la police. La maman décide de quitter
le domicile avec ses deux filles. Théo est donc arrêté seul avec son père. « Au
début, il s’amusait de voir des vrais policiers avec des ‘pistols’ comme il dit
et des gyrophares, raconte Sandra, une amie de la famille. Mais une fois dans
le centre, il a refusé de manger et de dormir sans sa mère. » Relâchés cinq
jours plus tard, le père et le fils sont laissés sur le trottoir devant le
centre, à 60 km de leur domicile, avec un sac poubelle pour tout bagage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la zone pour adultes du centre de Vincennes où il a été enfermé en
novembre, Sandy a été témoin du pire de la rétention. Un centre plein à
craquer, des retenus sur les nerfs et un encadrement inexistant. Sandy est
agressé deux fois ; volé aussi : cigarettes, nourriture, etc. « Les
retenus n’ont aucune d’intimité, raconte-t-il. Les portes ne se ferment pas à
clefs, ni les toilettes, ni les douches, ni les chambres. » Les médicaments
pour dormir, prescrits par la pharmacie, sont écrasés et fumés. « Les gens sont
dans un état second, ils rentrent dans votre chambre à 4 heures du matin, en
pleine crise. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces traumatismes, pour quels résultats ? Théo, son père et Sandy
vivent toujours en France, toujours aussi convaincus que leur vie est ici. En
2005, un rapport de la Cour des comptes évaluait à 85 euros par jour et par
retenu le coût de cet enfermement. Sans compter le prix humain d’une telle
politique, dont les ravages sont incalculables…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publié dans &lt;em&gt;l'Humanité&lt;/em&gt; du 13 décembre 2012&lt;br /&gt;
Photo : Francine Bajande&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télécharger&lt;/strong&gt; le &lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/RAPPORT_Retention_2010_OK.versionlegere.pdf&quot;&gt;rapport&lt;/a&gt; des cinq
associations&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Les centres de rétention interdits aux journalistes</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/Les-centres-de-r%C3%A9tention-interdits-aux-journalsites</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Dec 2011 08:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Enfermement</category>
        <category>Rétention</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Si aucune loi ne le stipule clairement, les centres de rétention
administrative (CRA) sont bien l’un des rares endroits en France où un
journaliste ne peut exercer librement son métier. Ainsi, les multiples demandes
faites par l’Humanité ces dernières années sont toujours restées lettre morte.
« Il s’agit de préserver le droit à la vie privée des retenus » ose
t-on répondre au ministère de l’Intérieur pour justifier ces refus. Le réseau
&lt;a href=&quot;http://www.migreurop.org/&quot;&gt;Migreurop&lt;/a&gt; a lancé en octobre une
campagne pour exiger un droit de regard et d’information dans les centres
d’enfermement des migrants. Lancée dans toute l’Union européenne, cette
campagne verra plusieurs actions dans le courant de l’année 2012. A suivre,
donc.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Dans les Hauts-de-Seine, les étrangers peuvent aller uriner « chez Claude »…</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/sanisette</link>
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    <pubDate>Wed, 07 Dec 2011 19:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Antony</category><category>Hauts-de-Seine</category><category>Préfecture</category><category>RESF</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/.prefecture_025_m.jpg&quot; alt=&quot;Devant la sous-préfecture d'Antony ce matin&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Devant la sous-préfecture d'Antony ce matin&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Dans le cadre de la semaine d’action contrer les conditions d’accueil des
étrangers en préfecture, des militants du &lt;a href=&quot;http://www.educationsansfrontieres.org/&quot;&gt;Réseau éducation sans frontières&lt;/a&gt;
ont installé ce matin, devant la sous-préfecture d’Antony (Hauts-de-Seine) des
sanisettes Claude Guéant ! Barrés d’un bandeau jaune « Chez Claude »,
les WC ont été posés à l’aube sur le parking avec le soutien d'élus du
départements. Dans cette sous-préfecture, comme dans des dizaines d’autres
partout en France, des centaines d’étrangers doivent attendre chaque nuit en
plein air pour tenter d’être reçus par les services administratifs de l’Etat
(lire notre reportage &lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/post/On-nous-traite-comme-%C3%A7a-parce-qu-on-est-%C3%A9trangers&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le RESF a par ailleurs écrit un courrier au sous-préfet d’Antony pour lui
demander de « bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour
pérenniser ce dispositif indispensable à l’hygiène publique et au respect dû à
chacun ». Laissé en place le matin, les petits coins avaient disparus à 14
heures. Bien décidé à ne pas voir disparaitre leur urinoire guéantiste, les
militants se sont rendus au commissariat pour déposer une main-courante pour
vol…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>« Sans titre - provisoire », les lycéens sans papiers entrent en scène</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/theatre</link>
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    <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 12:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Enfants et jeunes majeurs</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/IMG_9705.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/.IMG_9705_m.jpg&quot; alt=&quot;©Frédéric Poussin&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;©Frédéric Poussin&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.laissezpasser.info/?pf=player_mp3.swf&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.laissezpasser.info/?pf=player_mp3.swf&quot; /&gt;
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&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;showvolume=1&amp;amp;loadingcolor=ff9900&amp;amp;bgcolor1=eeeeee&amp;amp;bgcolor2=cccccc&amp;amp;buttoncolor=0066cc&amp;amp;buttonovercolor=ff9900&amp;amp;slidercolor1=cccccc&amp;amp;slidercolor2=999999&amp;amp;sliderovercolor=0066cc&amp;amp;mp3=http://www.laissezpasser.info/public/sons/theatre.mp3&amp;amp;width=200&amp;amp;height=20&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dimanche dernier, les lycéens sans papiers soutenus par le &lt;a href=&quot;http://www.educationsansfrontieres.org&quot;&gt;Réseau éducation sans frontières&lt;/a&gt;
présentaient, « en exclusivité mondiale », au Point éphémère à Paris, leur
nouvelle pièce de théâtre « Sans titre – provisoire », mise en scène par
Johanne Gili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces « jeunes majeurs sans papiers », arrivés en France après l'âge de
13 ans, ne sont pas régularisables d’après le code des étrangers (Ceseda)
actuel. A leurs 18 ans, ils reçoivent une obligation de quitter le territoire
français (OQTF) qui les plonge dans la crainte d'être arrêtés, placés en centre
de rétention et expulsés vers un pays où ils n'ont plus d'attaches.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/IMG_9688.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/.IMG_9688_s.jpg&quot; alt=&quot;©Frédéric Poussin&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;©Frédéric Poussin&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/IMG_9637.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/.IMG_9637_s.jpg&quot; alt=&quot;©Frédéric Poussin&quot; title=&quot;©Frédéric Poussin&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/IMG_9670.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/.IMG_9670_s.jpg&quot; alt=&quot;©Frédéric Poussin&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;©Frédéric Poussin&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/IMG_9726.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/sons/.IMG_9726_s.jpg&quot; alt=&quot;©Frédéric Poussin&quot; title=&quot;©Frédéric Poussin&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une dizaine d’entre eux ont monté une troupe de théâtre. Après une première
pièce « T’en es où de tes rêves », écrite par le slameur Insa Sané, les
jeunes majeurs ont décidé d’écrire leur propre histoire, inspiré de leur
vécu : celle de Siabou, Malien ; de Weysel, Kurde ; de Mamadou,
Ivoirien ou encore d’Hassen, Afghan. Avec leurs mots, ils racontent leur
arrivée sur le sol français, les nuits passées dehors, celles passées à
attendre devant la préfecture et le refus de se voir accorder le droit de
rester dans ce pays, où ils ont choisi de se réfugier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Reportage sonore réalisé par Marie Barbier le dimanche 27 novembre 2011
au Point éphémère à Paris&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Durée : 6’30&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Crédit photo : Frédéric Poussin&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>L’histoire de Guilherme en photos</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/L%E2%80%99histoire-de-Guilherme-en-photos</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Nov 2011 14:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Livres, films, musiques...</category>
        <category>Bertrand Gaudillère</category><category>Guilherme</category><category>Lyon</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/guilherme.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laissezpasser.info/public/.guilherme_s.jpg&quot; alt=&quot;Des chiffres, un visage&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Des chiffres, un visage&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C’est l’histoire d’une lutte. Une lutte longue
et acharnée que ses protagonistes n’oublieront pas de sitôt. Les lecteurs de
l’humanité aussi s’en souviennent : le 8 avril 2010, quelques minutes
avant minuit, Guilherme Hauka Azanga ressort libre du centre de rétention de
Bobigny. Une victoire pour ce père de famille angolais qui a échappé à quatre
tentatives d’expulsion et purgé deux mois de prison pour avoir voulu vivre en
France alors qu’il n’était pas un immigré « choisi ». Avec une violence
aveugle et opiniâtre, l’administration française s’est acharné sur cet homme -
« grain de sable dans la machine à expulser », comme le titrait alors
l’Humanité - n’hésitant pas à utiliser un avion privé pour le faire quitter le
pays à tout prix.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le photographe Bertrand Gaudillère, du collectif Item, a suivi toute cette
mobilisation : manifestations hebdomadaires sur la place des Terreaux à
Lyon, attentes interminables dans les tribunaux et séjours à Paris. Ses photos
en noir et blanc racontent avec force ce combat acharné. Outre celui de
Guilherme et de sa compagne Florence, cette lutte est aussi celle des parents
d’élèves de l’école Gilbert Dru, où sont scolarisés les deux enfants de
Guilherme, nés en France. Des centaines d’anonymes qui s’élèvent collectivement
contre la politique du chiffre en occupant jour et nuit l’école de leurs
enfants pour soutenir Guilherme. Autour d’eux, des dessinateurs jeunesse créent
le site gmain.fr, sur lequel l’auteur Thierry Lenain dessine la lettre G dans
une paume, devenue le symbole de la lutte pour Guilherme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est aussi la force de ce livre justement nommé « Des chiffres, un
visage » : faire sortir de la politique des quotas d’expulsion, une
histoire, un nom. « Un visage parmi d’autre pour rappeler que derrière les
chiffres il y a des hommes, écrit Bertrand Gaudillère. Pour rappeler qu’une
expulsion est un acte lourd de conséquences. » Guilherme, un homme qui
devait être parmi les 28 000 expulsés de l’année 2010 ; un homme parmi les
35 000 hommes, femmes et enfants placés chaque année en centre de rétention.
Les chiffres, se sont aussi ceux du coût d’une telle politique : le budget
annuel des expulsions est estimé à 533 millions d’euros, les quatre tentatives
pour forcer Guilherme à quitter le territoire auraient coûté aux contribuables
160 000 euros…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’épilogue de ce formidable combat n’est pas heureux. Une fois les caméras
parties, le photojournaliste a continué à suivre Guilherme, toujours
sans-papiers. Durant plusieurs semaines, il décidera de quitter Lyon pour se
cacher, effrayé par les contrôles de police qui pourrait le renvoyer en centre
de rétention. Il reviendra quelques mois plus tard, où il sera vu sur la scène
de Bercy pour le concert Rock sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’heure actuelle, plus aucune procédure de régularisation n’est en cours,
Guilherme ayant épuisé tous les voies possibles pour obtenir un titre de
séjour. Reste une seule solution, la régularisation à titre humanitaire que
seul le préfet est à même de délivrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;« Des chiffres un visage », de Bertrand Gaudillère, Libel, 18
€.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Les avocats plaident pour le droit d'asile</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/Les-avocats-plaident-pour-le-droit-d-asile</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Nov 2011 09:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Eclairages</category>
        <category>Claude Guéant</category><category>CNDA</category><category>Justice</category>    
    <description>&lt;p&gt;Qui sème le vent récolte la tempête. Claude Guéant, à force de déclarations
tonitruantes à fini par énerver les robes noires. Depuis hier, les avocats qui
plaident à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), juridiction
administrative traitant les recours des demandeurs d'asile, sont appelés à se
mettre en grève.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vendredi, le ministre de l'Intérieur avait annoncé une nouvelle refonte du
droit d'asile, soit disant détourné « à des fins économiques » par
les demandeurs. Au programme, une série de mesures coercitives :
durcissement des conditions d’accès à la procédure en imposant un délai pour
déposer une demande d’asile, réduction des moyens accordés aux centres
d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) ou encore inscription de nouveaux pays
sur la liste des pays d’origine sûrs (Monténégro, Moldavie, Bangladesh,
Arménie) vers lesquels les demandeurs d'asile déboutés pourraient être plus
rapidement renvoyés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de soulager les avocats de la CNDA, ces annonces ont confirmé leurs
« craintes ». « Les avocats se refusent à cautionner une telle
politique du chiffre et de mépris du droit d’asile » écrivent-ils dans
leur communiqué, dénonçant aussi des « dysfonctionnements
récurrents » et des « atteintes répétées aux droits de la défense ».
Ceux qui interviennent au titre de l'aide juridictionnelle (versée par l'Etat
pour assurer la défense des plus démunis) sont souvent informés trop tard pour
pouvoir « préparer le dossier dans des conditions décentes ». Ils
déplorent « l'absence de désignation, concomitante à celle d'un avocat,
d'un interprète » et relèvent des « retards considérables » dans
la remise de leurs attestations de fin de mission (AFM), dont ils ont besoin
pour se faire payer. Enfin, les avocats dénoncent une « gestion de la
procédure dans le seul souci de la rentabilité et de l'écoulement du flux des
dossiers ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec environ 35 000 requêtes traitées en 2011, la CNDA est la première
juridiction administrative de France. Ce mouvement de grève pourrait concerner
une cinquantaine d'avocats plaidant habituellement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les étrangers recueillent la majorité absolue !</title>
    <link>http://www.laissezpasser.info/post/droit-de-vote</link>
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    <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 18:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie Barbier</dc:creator>
        <category>Eclairages</category>
        <category>Droit de vote des étrangers</category><category>Nicolas Sarkozy</category>    
    <description>&lt;p&gt;C’est une réponse du berger à la bergère. Alors que Nicolas Sarkozy
s’inquiétait la semaine dernière devant les maires de France d’un droit de vote
des étrangers qui « risque de diviser profondément les Français », un
sondage BVA publié hier par le Parisien indique que 61 % d'entre eux sont
favorables à cette mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vieux serpent de mer de la politique française depuis 1981, le droit de vote
des étrangers extra-communautaires aux élections locales ressort avant chaque
élection, instrumentalisé à gauche comme à droite pour marquer clivages et
valeurs. Jamais mis en place, ni par François Mitterrand qui en avait fait en
1981 l’une de ses 110 propositions, ni par Nicolas Sarkozy qui s’était déclaré
favorable en 2001, cette mesure sera l’objet d’un vote le 8 décembre au Sénat,
après l’examen du texte aujourd'hui devant la commission des lois.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mais une fois de plus, cette disposition ne devrait pas être adoptée à
cause, cette fois-ci, d’un petit obstacle technique. Pour être soumis à un
référendum populaire, la proposition de loi doit être votée dans les mêmes
termes à l’Assemblée et au Sénat. Or le texte voté en 2000 précise que le droit
de vote est inséré à l’article 72-1 de la Constitution, un article depuis
«occupé» par le droit de pétition et de référendum local... La proposition
devra donc repasser devant l’Assemblée nationale qui fera certainement blocage.
Le droit de vote des étrangers sera donc renvoyé non pas aux calendes grecques
mais à la prochaine mandature, au mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sondage publié par le Parisien pourrait donc aider les Socialistes (dont
certains sont encore réticents, à l’image de Ségolène Royal) à tenir enfin une
promesse vieille de trente ans. L’adhésion des Français à cette mesure n’est
pas nouvelle : le sondage annuel sur cette question, publié par la Lettre
de la citoyenneté, a fait apparaître une progression constante de ses partisans
depuis 1996. En 1998, ce droit de vote est accordé aux ressortissants de
l’Union européenne. L’année suivante, pour la première fois, une majorité de
Français (52 %) s’y déclare favorable pour tous les étrangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sondage du Parisien confirme cette augmentation : l’acceptation du
droit de vote des étrangers a fortement augmenté ces dernières années (+ 6
points depuis janvier 2010). « Sociologiquement, le sujet fait presque
l’unanimité, écrit l'institut de sondage. Cette adhésion est majoritaire dans
la quasi totalité des catégories de population ». Les jeunes y sont favorables
à 75%, les cadres à 72% et les ouvriers à 60%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la principale nouveauté de ce sondage est qu’il montre que
l’acceptation du droit de vote des étrangers a tout particulièrement augmenté
auprès des sympathisants de droite (+ 15 points), même si ceux-ci y restent
majoritairement opposés. « Ces derniers étaient seulement 28% à y être
favorables en janvier 2010, ils sont à présent 43% » selon BVA qui note
que c’est « sans doute là le principal problème pour Nicolas Sarkozy »,
car « ce sujet est l’un des rares permettant à toute la gauche de se
fédérer tout en divisant la droite ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sympathisants du Nouveau Centre y sont majoritairement favorables (58
%), à l’instar de ceux du MoDem (63 %) alors que les sympathisants du FN y sont
résolument hostiles (61 %). Ceux de l’UMP se situent à un niveau
intermédiaire : une majorité y est hostile (56 %) mais près de la moitié y
serait tout de même favorable (43 %). Pas sûr que Nicolas Sarkozy ait misé sur
le bon thème électoral...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article paru dans &lt;em&gt;l'Humanité&lt;/em&gt; du 29 novembre 2011&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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