Une intersyndicale composée, entre autre, de la CFDT, de l’UNSA et de Solidaires a appelé au soutien de cette « initiative symbolique qui doit contribuer à une reconnaissance juste du fait migratoire». Sollicitée, la CGT n’a pas souhaité officialisé son soutien à cette journée. « Ca fait quatre mois qu’on est en grève, explique Francine Blanche, secrétaire confédérale, évoquant le mouvement des 6000 travailleurs sans papiers. Que faire de plus ? ». Interrogé sur le soutien à cette lutte des travailleurs sans papiers, les membres de LJSI explique que leur mouvement « dépasse le clivage avec ou sans papiers ».

Concrètement, que va-t-il se passer aujourd’hui ? « Nous avons choisi le retrait de la vie économique pendant 24 heures, explique Luc Ngwe de LJSI. Cela signifie : si possible ne pas travailler, si on est obligé de travailler, porter un ruban jaune sur sa veste en solidarité, ne pas consommer et, pour les professions indépendantes, baisser le rideau pendant 24 heures. » Un rassemblement est prévu à Paris devant le parvis de l'hôtel de Ville entre douze et quatorze heures, d'autres manifestations devraient se tenir à Marseille, Bordeaux, Reims, Amiens... L’initiative ne concerne pas que les immigrés et leur descendants : « Tous ceux qui se sentent concernés peuvent participer à cette démarche », précise Nadia Lamarkbi.

Lancée en France, l’idée a pris une dimension européenne. Des collectifs sont en cours de création en Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse et déjà créés en Grèce, Italie et Espagne où des manifestations devraient également se tenir aujourd’hui.

Article paru dans l'Humanité du 1er mars