Dans l'après-midi, les réactions se sont multipliées :

  • SOS racisme annonce le lancement d'une campagne de sensibilisation de l'opinion publique « 30 000 expulsions par an, c’est la honte »
  • Le réseau éducation sans frontières (RESF) salue le départ du "ministre de la chasse à l'enfant", "serviteur zélé d’un président qui a fait de la vulgarité et de la démagogie anti-immigrés ses fonds de commerce électoraux". Le réseau met en garde son remplaçant: "Changer de ministre ni change ni les lois ni les pratiques de l’état. Nous mettrons le nouveau nommé sous surveillance et veillerons à ce que la sinistre mission du ministère de la rafle et du drapeau ne puisse se poursuivre dans le silence ».
  • Dans un communiqué commun, neuf associations (LDH, RESF, Secours catholique, Cimade...) dénoncent le "déni d'humanité" du ministère de l'immigration. "Conséquence de l'obsession des quotas d'expulsion, la révolte des sans-papiers retenus à Vincennes est le symbole de la détresse quotidienne infligée par l'Administration à des dizaines de milliers de migrants : la traque, la séparation des familles, l'incompréhension et l'injustice des décisions, l'indifférence froide d'une politique répressive appliquée mécaniquement par un appareil d'Etat contraint de le faire."
  • Pierre Henry, directeur de France Terre d'asile s'interroge : le bilan de ce ministère "Peut-il se résumer à des chiffres ? Et lesquels de manière non exhaustive ?", rappelant que seules 17 000 personnes (adultes et enfants) ont bénéficié du regroupement familial en 2008, "le réduisant ainsi à la portion congrue et créant des situations inextricables pour de nombreuses personnes se retrouvant le plus souvent en situation irrégulière sur notre territoire."
  • Le Parti communiste français a jugé mardi que "peu importe le ministre, le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale doit disparaître"
  • La Ligue communiste révolutionnaire dénonce un bilan "truqué" et "totalement inhumain" qui contribue à "distiller le poison de la haine de l'étranger et du racisme parmi la population".