Les trois membres du collectif de soutien aux sans-papiers de Rennes poursuivis par le Ministère de l’intérieur ont été relaxés par le tribunal correctionnel lundi 12 janvier.

Michèle Alliot-Marie avait porté plainte contre eux pour diffamation et injures publiques envers un corps constitué de l’Etat, en l’occurrence la police aux frontières (PAF). En cause un tract du collectif sur lequel on pouvait lire, notamment : "Tu t’ennuies dans la vie ? Tu veux soutenir notre président dans sa pêche aux voix du Front national ? Tu trouves qu’il y a trop d’étrangers en France ? Tu veux un métier où plus t’obtiens des résultats, plus tu gagnes du fric ? Alors la police de l’immigration est faite pour toi !"

Le tribunal a considéré, notamment, que "le ton employé dans ces tracts, destiné à interpeller l'opinion, est certes polémique, voire cynique et satirique (...) mais il doit cependant être replacé dans le contexte d'une lutte militante". Le parquet dispose de dix jours pour faire appel.

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