L'histoire remonte au 19 janvier, un couple de jeunes kurdes de 25 ans, marié religieusement, Monsieur I. et Mme B. atterrissent à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Elle est enceinte de plus de huit mois. Le couple, en transit vers l'Allemagne, fuient la Syrie et les persécutions dont ils font l'objet du fait de leur appartenance à la minorité kurde et des activités politiques de Monsieur I.

D'après l'Anafé, en dépit de ses huit mois révolus de grossesse, Mme B. est détenue pendant cinq jours, avec son mari, dans la zone d'attente de Roissy. Le 21 janvier, le ministre de l'Immigration refuse de les laisser entrer sur le territoire français. Le 24 janvier, le juge des libertés et de la détention (JLD) libère Madame B., suivant ainsi l'avis du médecin qui estime que son état de grossesse avancée est "incompatible avec un transport aérien". En revanche, le père doit rester en zone d'attente, dans le but d'être renvoyé dans son pays, puisque "l'enfant n'est pas encore né".

Dénouement heureux hier matin : Monsieur I. est libéré sur décision de la cour d'appel, qui estime que l'ordonnance du JLD est une atteinte à la vie en famille. Conformément aux conventions internationale, la France ne peut en effet séparer un père et son enfant à naître.

Article paru dans l'Humanité du 29 janvier 2009

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