Dénonçant le "rideau de silence sur les lieux d'enfermement pour étrangers", l'association Migreurop a lancé en fin de semaine dernière une campagne de visites parlementaires des lieux de rétention. Des parlementaires nationaux et européens et des militants associatifs visiteront zones d'attente, centres et locaux de rétention administrative en France, mais aussi en Italie, en Espagne, au Portugal et en Belgique. Ces visites devraient aboutir le samedi 7 février au lancement de l'appel contre "l'enfermement des étrangers" par Migreurop, le Réseau éducation sans frontières et Uni(e)s contre une immigration jetable.

Les trois associations dénoncent la "logique concentrationnaire (qui) se développe pour empêcher ou freiner la circulation" des migrants. En Europe, elles craignent que l'adoption de la "directive-retour", en juin dernier, n'aboutisse partout à un "allongement des temps de rétention et à l'amoindrissement des possibilités de recours". En France, les associations dénoncent la construction de nouveaux centres de rétention administrative (CRA), dont certains accueillent des enfants qui sont "de plus en plus nombreux à passer par l'angoisse et le traumatisme de l'enfermement". Les trois associations appellent à un rassemblement le samedi 7 février à 15 heures Place Saint-Michel (voir l'agenda).

Téléchargez ici, en PDF, l'appel contre l'enfermement des étrangers et la remise en cause des droits fondamentaux