La haute juridiction ajoute enfin que le décret "doit être lu comme impliquant que l'Etat ne peut conclure une telle convention qu'avec des personnes morales présentant des garanties d'indépendance et de compétences suffisantes, notamment sur le plan juridique et social (...)". Les contrats signés entre le ministère et six associations avaient été annulés le 30 mai dernier par le Tribunal administratif de Paris, qui doit encore statuer sur le fond.

Dans un communiqué de presse, la Cimade ne se laisse pas abattre, estimant que même si le Conseil d'Etat n'annule pas le décret, "sa décision confirme l'analyse du juge des référés du tribunal administratif de Paris qui suspendait, samedi 30 mai, les contrats et l'appel d'offres relatifs à la mission d'assistance des étrangers en rétention" puisque, ajoute l'association, le Conseil d'Etat "indique que la mission des associations en rétention doit être une mission d'aide juridique et ne peut se réduire à une mission d'information". La Cimade appelle une nouvelle fois les pouvoirs publics à "sortir d'une logique de confrontation" et à ouvrir le dialogue avec les associations "afin d'élaborer un dispositif pérenne qui permette, dans la concertation et l'apaisement, de garantir la qualité de l'assistance que les associations, ensemble, doivent apporter aux étrangers en rétention".

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