AmanAu moment où les bacheliers planchaient sur le sujet du bac philo "le langage trahit-il la pensée ?", le ministre de l'Immigration leur fournissait un discours exemplaire. "Le message sur lequel je voudrais insister aujourd'hui tient en un mot : solidarité" lance Éric Besson qui annonce une mesure d'ampleur : la France, dans sa grande bonté, va accueillir 80 réfugiés de la Corne d'Afrique. Mais le ministre a oublié un nom : celui d'Aman. Ce jeune Érythréen de 20 ans est mort samedi à Calais. Il voulait se laver, mais il n'existe qu'une seule douche pour 500 migrants à Calais et la galle s'étend. Aman s'est donc baigné dans le canal. Victime d'un malaise, il est mort noyé. Ce jeune migrant, qui venait lui aussi de la Corne d'Afrique, n'a pas eu droit à la "solidarité" du ministre ni d'être "accueilli" en France.