Discours à Paris, mort à Calais
Par Marie Barbier le jeudi 18 juin 2009, 15:28 - Migrants de Calais - Lien permanent
Au moment où
les bacheliers planchaient sur le sujet du bac philo "le langage trahit-il la
pensée ?", le ministre de l'Immigration leur fournissait un discours
exemplaire. "Le message sur lequel je voudrais insister aujourd'hui tient en un
mot : solidarité" lance Éric Besson qui annonce une mesure
d'ampleur : la France, dans sa grande bonté, va accueillir 80 réfugiés de
la Corne d'Afrique. Mais le ministre a oublié un nom : celui d'Aman. Ce
jeune Érythréen de 20 ans est mort samedi à Calais. Il voulait se laver, mais
il n'existe qu'une seule douche pour 500 migrants à Calais et la galle s'étend.
Aman s'est donc baigné dans le canal. Victime d'un malaise, il est mort noyé.
Ce jeune migrant, qui venait lui aussi de la Corne d'Afrique, n'a pas eu droit
à la "solidarité" du ministre ni d'être "accueilli" en France.
Commentaires
Il sera de l'ami VOLTAIRE : "Ils ne se servent de la pensée que pour autoriser leurs injustices, et n'emploient les paroles que pour déguiser leurs pensées". Association ! D'une façon plus générale, c'est au Maître d'Eric que j'ai envie de passer ce Ballon (lire citation). Quant à l'enrôlé, au sens propre, sa solidarité devrait lui commander de revoir ses modalités d'accueil pour que Calais ne devienne pas un pays de gale.
Honte de cette France de ce gouvernement qui n'a de cesse que de bafouer les droits de l'homme.
Tout etre humain qui enfrain ce concept devrait etre traduit devant un tribunal qu'il soit ministre ou citoyen