Jusque samedi, une série de conférences et de projections seront proposées au sein de ce "village autogéré". A l'origine de cette initiative, le collectif d'extrême gauche franco-belge No Border, qui monte des camps aux frontières depuis 1999. "Calais est emblématique de ce que peuvent donner les politiques migratoires, dénonce Meriem du Collectif. Depuis la fermeture du camp de Sangatte, les migrants sont complètement parqués". D'après les associations, entre 500 et 700 migrants (majoritairement Afghans, Iraniens, Érythréens) errent dans les rues de Calais dans l'espoir de traverser la Manche.

Mais cette manifestation n'est pas du tout du goût du préfet, qui a d'ores et déjà prévenu : «°Nous savons que se dissimulent, à chaque camp "No Border", de façon plus ou moins évidente et concertée avec les organisateurs, des personnes qui sont ultraviolentes. Nous ne les laisserons pas faire°». Un arrêté préfectoral interdit la vente ou le transport de carburant et de gaz au détail à Calais jusqu'à la levée du camp.

Samedi, une manifestation, qui partira de Calais à 10 heures, clôturera cette semaine d'initiatives. 600 personnes sont attendues cette semaine et entre 1500 et 2000 samedi. Autant que le nombre de forces de l'ordre... Et Meriem de dénoncer : "l'État et les médias installent une psychose monstrueuse pour légitimer par avance la violence des forces de l'ordre".