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Hier, une délégation de sans-papiers était reçue à la préfecture en vue de l'examen des dossiers de régularisation. La CSP75 assure qu'elle ne lèvera pas le campement tant que les 1300 dossiers déposés n'auront pas trouvé une issue favorable. La coordination demande aux associations et syndicats qui « conditionnaient leur soutien à la sortie de ces lieux » de venir les rejoindre. Même souhait du côté du Réseau éducation sans frontières (RESF). Rappelant que c'est le « gouvernement qui est responsable de cette situation », RESF appelle à un large front de soutiens associatifs, syndicaux et politiques pour trouver une « issue conforme aux intérêts des sans-papiers » (lire le communiqué).

Tous les yeux se tournent désormais vers Éric Besson. Jeudi soir, le maire de paris, Bertrand Delanoë, a déclaré qu'il revenait au ministre de l'Immigration « d'assumer les conséquences de sa politique et d'apporter, enfin, une réponse favorable à ces hommes et à ces femmes ». En visite à Malte hier, le ministre se refusait à tout commentaire.

Article paru dans l'Humanité du 27 juin 2009 Photos: Marie Barbier