Pas de date de départ prévue donc, mais la levée du campement a été votée vendredi lors d'une assemblée générale où une majorité de sans-papiers ont décidé d'accepter l'offre de la préfecture de police. « Sur instruction du ministère, la préfecture accepte de réexaminer avec bienveillance 300 dossiers, explique Djibril Diaby. A condition que nous libérions la voie publique. » Les dossiers ont été déposés lundi soir à la préfecture et hier, la CSP 75 dénombrait déjà 48 convocations.

Sur les 1300 demandes de régularisations revendiquées par la coordination, un peu plus d'une centaine a jusqu'à présent obtenu une carte de séjour. Maigre bilan pour un mouvement qui dure depuis plus de quinze mois. « On va continuer la lutte, assure encore Djibril Diaby. Pour que tout le monde soit régularisé », sans préciser la forme que prendra la suite de leur mouvement. Le Réseau éducation sans frontières appelle à un « rassemblement de soutien aux sans-papiers », vendredi prochain à 14 heures, place du Châtelet à Paris pour « la régularisation de tous les sans-papiers expulsés de la Bourse du travail et de tous les sans-papiers de France ».