Après huit mois de lutte, l'horizon s'éclaircit enfin pour ces travailleurs sans papiers. Le 8 juillet une rencontre entre le ministère de l'Immigration, la SNCF et la préfecture a conclut un accord qui devrait aboutir à la régularisation des maîtres-chiens.

Mais pour Sud Rail, le combat ne s'arrête pas là. Car cette lutte a mis à jour un véritable système d'exploitation. La SCNF sous-traite la sécurité de ses gares à la société Vigimark, qui elle-même sous-traite à d'autres sociétés, qualifiées de « négrières » par Sud PTT qui en a recensé huit. « Comment une entreprise publique comme la SNCF a pu en arriver là ? s'interroge Dominique Malvaud. Il y a quatre ans, la sécurité en soirée était assurée par des cheminots avec un statut. Ils ont été remplacés par des sans-papiers exploités. ». La question sera l'objet d'une rencontre avec le ministère début septembre.

Lundi, le ministre de l'Immigration, Éric Besson, a transmis le dossier à la justice. « Je voudrais, a t-il précisé, que sur le plan judiciaire l'enquête suive son cours parce que ça me paraît quand même d'une ampleur et d'une gravité exceptionnelles ». La SNCF a quant à elle déclaré qu'elle avait envoyé des courriers aux entreprises sous-traitantes «°en les mettant en demeure sous huit jours de se conformer à la législation sur le droit du travail ».

Article paru dans l'Humanité du 16 juillet 2009