La réunion de ce matin risque donc d'être houleuse. L'ordre du jour a déjà fait l'objet d'un débat entre les différentes parties. Initialement, Éric Besson voulait « parvenir à la rédaction d'un guide pédagogique à destination des bénévoles et salariés humanitaires, et des services de l'État, réaffirmant le caractère inconditionnel de l'aide humanitaire ». Réponse du camp adverse : cet ordre du jour est « prématuré et fixé de manière trop unilatérale » et la discussion doit bel et bien porter sur la suppression du délit de solidarité. Le ministre a finalement consenti à inclure cette discussion au programme, mais il continue de demander aux associations de lui soumettre « des cas individuels de poursuites et de condamnations ». Et se voit opposer un refus catégorique. Les associations attendent surtout de la réunion de ce matin, qu'elle permette enfin d'aborder les problèmes de fond.

Article paru dans l'Humanité du 17 juillet