La guerre se termine, voici l’époque des trente glorieuses. Pour faire tourner les usines, la France va chercher des travailleurs en Algérie, au Maroc ou en Tunisie. « Mais elle oublie que ce ne sont pas seulement des bras, mais des hommes avec femmes et enfants ! » explique Geneviève Jacques. Rien n’est fait pour accueillir ces familles qui s’entassent dans les bidonvilles autour des grandes villes. Dans ces quartiers, à Paris, Lyon ou Marseille, les équipes de la Cimade tentent d’améliorer un peu le quotidien. C’est dans l’un de ces centres que Geneviève Jacques a rencontré la Cimade, dans les années 60 :


En 1984, le gouvernement socialiste crée les centres de rétention administrative (CRA) pour y enfermer les étrangers dans l’attente de leur expulsion. La Cimade est sollicitée pour travailler à l’intérieur de ces centres. La décision provoque d’intenses débats à l’intérieur de l’association :


Alors qu’elle fête son soixante-dixième anniversaire, la Cimade vit sans doute l’un des moments les plus durs de son histoire : le gouvernement l’a écartée de la moitié des centres de rétention où elle assurait des permanences juridiques et elle a dû lancer un plan social…