Sur le seul camp de la Part Dieu (Lyon 3e), Médecins du monde a recensé « une dizaine de personnes victimes de grosses pathologies - cardiologie, neurologie - nécessitant un suivi hospitalier ainsi qu’une quinzaine de femmes enceintes dont une très jeune mineure et deux cas de saturnisme » : leur dispersion remettrait en cause le suivi médical dont ils ont besoin, selon Carole Martin, coordinatrice.

Par ailleurs, plusieurs enfants du camp sont scolarisés, principalement en primaire, mais l’errance dû aux démantèlements rend souvent difficile l’accès aux écoles dans lesquelles ils étaient inscrits l’année précédente.

Fin juillet, Médecins du monde avait déjà alerté sur les expulsions à répétition (en 2009, la mission de MdM à Lyon en a enregistré 43). Pour l’ONG, ces expulsions de campements sont «non seulement inefficaces mais surtout créent une spirale de la précarité lourde de conséquences sur la santé».