Leur sort avait ému jusqu’au ministre de l’Immigration, Eric Besson qui avait saisi la justice. Depuis, la SNCF a rompu ses contrats avec Vigimak et presque tous les vigiles entrés dans l’action ont obtenu gain de cause. Sauf deux. Motifs invoqués par la préfecture : l’un aurait donné un faux document dans son dossier, l’autre multiplierait les faux noms. Des prétextes pour Dominique Malvaud, du syndicat Sud Rail, qui a suivi la lutte depuis le début : «Notre impression, c’est que la préfecture ne veut pas nous donner du 100 %...» Pourtant Boubacar Diarra n’avait pas hésité à dénoncer son patron, croyant, comme l’avait assuré le ministre de l’Immigration dans le cadre de sa circulaire, obtenir sa régularisation.

Face au refus administratif, Boubacar Diarra et Sekou Bah ont choisi la méthode radicale : depuis le 14 décembre, ils ont cessé de s’alimenter. Installés dans les locaux de Sud Rail, les deux grévistes de la faim sont suivis par un médecin. «Ils sont extrêmement déterminés, indique Dominique Malvaud. Ils ne veulent pas lâcher».

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« Un jour, tu es forcé de te révolter »

Article paru dans l'Humanité du 29 décembre 2009