L’administration française, en revanche, le considère comme une « menace grave à l'ordre public ». Pourtant, à sa sortie de prison, Mounir obtient un titre de séjour avec autorisation de travailler et trouve un emploi en CDI comme ouvrier dans le bâtiment. Tout bascule quand son dossier est transféré à Paris, quelque mois après sa libération. Contredisant toutes les décisions prises par son collègue de Seine-et-Marne, le préfet de la capitale refuse de prolonger l'autorisation de séjour : Mounir ne peut plus travailler depuis janvier et doit être expulsé du territoire. Il est convoqué aujourd'hui, à 9 heures, « en vue de l'exécution de la mesure d'éloignement ».

« C’est une violation de la séparation des pouvoirs, tempête Maître Karine Shebabo. L’autorité administrative fait entrave à une décision de justice ». En attendant la décision du tribunal administratif de Paris qui doit statuer vendredi sur cette expulsion, Mounir se rendra aujourd’hui à sa convocation en préfecture pour «se confronter », dit-il, à ses contradicteurs. Il pourrait être placé en centre de rétention.