Un an plus tard, leur mère les rejoint avec leur petit frère et leur petite soeur. Emprisonnée en Angola, elle arrive «marquée à vie». Pourtant aucun membre de cette famille n’obtiendra l’asile. «On leur a répondu qu’ils n’avaient pas fait la preuve que leur vie était en danger» soupire Sylvain Fauvinet. La mère réussit à obtenir une carte de séjour pour raisons familiales, mais les jumeaux, devenus majeurs, ne peuvent bénéficier de cette régularisation.

En mai 2007, Nelson est arrêté une première fois alors qu’il est en plein examen du CAP. La mobilisation de ses camarades de lycée le sort de rétention. Le Préfet d’Indre-et-Loire s’engage alors à régulariser sa situation, mais les démarches s’enlisent. Faute d’un titre de séjour pour raisons familiales, le jeune homme devrait au moins bénéficier d’un titre «étudiant». La veille de son arrestation, Nelson s’était inscrit en deuxième année de baccalauréat professionnel à Saint-Pierre-des-Corps. Quant à son frère, père d’un enfant né en France qu’il souhaite reconnaître, il a lui aussi tous les arguments pour pouvoir rester en France.

Article paru dans l'Humanité du 5 janvier 2010