Face au refus de la présidente de renvoyer le procès, les six avocats de la défense ont lancé « sans nous! » et ont quitté la salle. « Nous ne pouvons pas poursuivre les débats sans y être préalablement et par jugement invités », s'emporte l'avocate Irène Terrel qui dénonce un « déni de justice ». Pour Me Henri Braun, « toute les normes d'un procès équitable sont bafoués, ce procès n'est pas conforme à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme, NDLR) ». La défense est soutenue par la Ligue des droits de l'homme qui s'interroge, dans un communiqué, sur les « objectifs réels de ce procès » : « S’agit-il de rechercher la vérité ou de cautionner à toute force le fonctionnement d’un centre de rétention qui avait fait l’objet de fortes critiques ? »

Hier après-midi, dans un silence de plomb, les débats ont repris à la 16e chambre correctionnelle, avec le visionnage des bandes de vidéosurveillance.

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