Cette idée de boycott économique s’inspire directement du mouvement lancé par les latinos aux États-Unis en 2006 qui avait bloqué le pays durant plusieurs semaines. Des collectifs similaires ont vu le jour en Belgique, Espagne et Italie, mais une telle journée serait une première en Europe.

Le collectif La journée sans immigrés (LJSI) réussira t-il à créer un mouvement d’ampleur ? Pour l’instant, les relais associatifs et syndicaux restent flous, le collectif indiquant que des «négociations sont en cours» avec les syndicats. Mais sur internet, où il a été lancé, le mouvement a pris une ampleur inattendue. Près de 5000 personnes sont déjà membres du groupe facebook et les relais en province se multiplient. A Lille, Montpellier, Annecy ou Marseille, des milliers d’internautes se disent prêts à cesser le travail pour protester contre la politique migratoire.

Le collectif avoue aussi avoir reçu une flopée de lettres racistes regrettant que la journée sans immigrés ne dure que 24 heures...

Article publié dans l'Humanité du 25 novembre