Un peu plus tard alors que la tension est retombée et que les policiers veulent de nouveaux procéder au «comptage», deux sans-papiers font «l’objet de violences illégitimes de la part d’un ou de plusieurs fonctionnaires». Un policier, qui n’était pas en état de légitime défense, fait usage de son pistolet à impulsion électrique (taser) à l’encontre d’un retenu. La commission dénonce donc «l’usage disproportionné d’une arme de quatrième catégorie» et appelle à des poursuites contre les responsables présumés. Elle déplore aussi que l’enquête de l’Inspection générale des services (police des polices) sur les faits concernés ne lui ait toujours pas été transmise. «Ce refus implicite ne peut que laisser planer la suspicion sur la gravité des faits que l’enquête IGS a pu établir», estime la CNDS.

Le Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme a annoncé qu’il allait saisir le Comité contre la torture des Nations unies et «réitère sa demande de voir interdire la dotation de Taser à l’ensemble des unités de police, de gendarmerie, des gardiens de prison, à l’exception des seules unités d’élite dans un cadre strictement défini».

Article paru dans l'Humanité du 24 décembre 2009