Laissez-passer

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 20 septembre 2010

A Paris, l’hiver ne se fait pas attendre pour les exilés

« Est-il vraiment nécessaire d’attendre le plan grand froid pour augmenter le nombre de lits ? » s’interroge Laura Brav, coordinatrice du centre d’écoute et de soins de Médecins Sans Frontières. A l’approche de l’hiver, les associations s’inquiètent du manque de places pour les exilés parisiens contraints de dormir dehors. Actuellement, le centre de la Boulangerie (Paris 18e) leur réserve 80 places et les mineurs bénéficient d’une centaine de lits dans la capitale. Mais ces 180 places restent insuffisantes : chaque soir, entre 120 et 150 migrants dorment à la rue.

Lire la suite...

mardi 12 janvier 2010

« Il a fallu les convaincre un par un pour qu'ils viennent »

La scène est irréelle : sur une sono crachant à fond Billy Jean, de jeunes afghans dansent le moon walk de Michael Jackson au milieu des anciennes écuries du Comptoir général. «Ils en ont tellement besoin», soupire une bénévole d’Emmaüs. Depuis samedi, Olivier Laffon, propriétaire de ce lieu privé situé quai de Jemmapes, met à disposition ses locaux pour loger les migrants qui campent le long du canal Saint-Martin.

Les lits de camp Comptoir général

Moments de détente Danses

Lire la suite...

« La France n'appartient pas à Eric Besson »

Atiq RahimiHorrifié par les conditions dans lesquels quelque 150 Afghans campent sous les ponts de Paris, alors que le thermostat descend jusqu’à moins 10°C la nuit, Atiq Rahimi a lancé, la semaine dernière, un appel pour réclamer des solutions d’hébergement urgentes pour ces réfugiés, dont plusieurs sont mineurs. Près d’un millier de personnes ont déjà signé ce texte (1). Dimanche soir, des centaines de personnes se sont rassemblées à l’appel d’Emmaüs et des Enfants de Don Quichotte pour lancer une semaine de mobilisation. Pour l’instant, les migrants ont trouvé refuge dans un lieu privé (lire ci-contre) et après ? La lutte ne fait que commencer, nous dit Atiq rahimi, pas vraiment en faveur d’un devoir de réserve pour les Prix Goncourt...

Lire la suite...

lundi 11 janvier 2010

L’appel du prix Goncourt Atiq Rahimi pour les Afghans de Paris

«Il y a certainement eu une époque où on appelait un immigré un homme. Même s’il était sans papier.» Ému du sort fait à ses compatriotes afghans dormant dans les rues de la capitale, le prix Goncourt 2008 a saisi sa plume pour lancer un vibrant appel aux autorités.

Rassemblement dimanche soir pour les Afgans de ParisChaque soir, dans la neige et le froid, 150 à 200 migrants, afghans pour la plupart, dorment sur les bords du canal Saint-Martin. Devant les eaux prises par la glace, ils n’ont souvent qu’un maigre feu pour se réchauffer. Certains sont mineurs, d’autres demandeurs d’asile. «Ils sont jeunes, certains ont à peine quinze ans, aucun plus de trente, écrit Atiq Rahimi. La France, c’est-à-dire nous, les poursuit comme des criminels. Menottes, avion : c’est aux barbus qu’on les remet puisque les intégristes sont les seuls à leur ouvrir les bras.» Lancé jeudi sur internet, son appel a déjà recueilli plus de 500 signatures, dont celle de Marjane Satrapi, Carole Bouquet, Charlotte Rampling, Patrice Chéreau ou encore Charlotte Gainsbourg. Hier, en fin d’après-midi, des centaines de personnes se sont réunis sous un pont du canal Saint-Martin pour lancer un appel à la mobilisation.

La déclaration d'Atiq Rahimi, Prix Goncourt 2008, dimanche soir :




Celle d'Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte :




Enfin, la prise de parole de Didier Cussernes, d'Emmaüs :

Lire la suite...