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Tag - Brice Hortefeux

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jeudi 15 septembre 2011

La vraie-fausse relaxe d'Hortefeux

C’est une bisbille juridique qui profite à Brice Hortefeux. La cour d’appel de Paris a relaxé hier du délit d’injure raciale l’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, qui avait été condamné en première instance.

A Seignosse (Landes) le 5 septembre 2009, le ministre, après avoir pris une photo avec Amine Benalia-Brouch, un militant auvergnat, avait déclaré : « Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »

En juin 2010, le ministre avait été condamné à 750 euros d’amende. La cour d’appel a confirmé le caractère raciste et injurieux des propos mais a jugé irrecevable la constitution de partie civile du Mrap, à l’origine des poursuites, entraînant de facto la relaxe de Brice Hortefeux. « La cour a considéré que les propos avaient été tenus dans un lieu non public et donc qu’une association anti-raciste ne pouvait pas poursuivre en justice », explique Bernard Schmid, du service juridique du Mrap, L’association va saisir la cour de cassation et déposer une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur cette interprétation de la loi.

Pour l’avocat du Mrap, Pierre Mairat, la question de l’indépendance du parquet est posée : « A partir du moment où l’injure raciste est caractérisé, le parquet aurait dû poursuivre ».

Par ailleurs, le Mrap a annoncé hier après-midi son intention de porter plainte devant la Cour de justice de la République contre Claude Guéant, actuel ministre de l’Intérieur, qui avait déclaré dimanche dernier que « l’immigration comorienne » marseillaise était la « cause de beaucoup de violences ».

jeudi 17 février 2011

L'asile pour les seuls bénalistes ?

Des Tunisiens en attente de transfert le 13 février 2011 à Lampedusa.Le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé, hier, une augmentation «significative» du nombre de Tunisiens en provenance d’Italie. Durant les quinze premiers jours de février, 86 ressortissants tunisiens en situation irrégulière ont été interpellés dans ce département frontalier, contre 35 durant la même période en 2010. La réponse des autorités françaises a été de multiplier les arrestations et les expulsions. Par ailleurs, les patrouilles de surveillance, sur les routes, les voies ferroviaires et maritimes, ont été augmentées.

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Les députés resserrent la vis

Une reprise en main en bonne et due forme : la commission des Lois de l’Assemblée nationale a rétabli hier toutes les dispositions du projet de loi sur l’immigration qui avaient été supprimées par le Sénat. La semaine dernière, les sénateurs avaient adopté en première lecture un texte largement modifié par rapport à sa version initiale, provoquant l’ire du ministre de l’Intérieur. Brice Hortefeux avait alors grossièrement rappelé aux sénateurs que la Constitution donnait le dernier mot aux députés.

Hier matin, les 55 amendements déposés par le rapporteur UMP Claude Goasguen et le gouvernement ont tous été adoptés, rétablissant le texte sécuritaire initial.

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mardi 13 janvier 2009

Le sombre bilan de Brice Hortefeux

unehortefeux.jpg"Ce ministère risque d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’État et d’une xénophobie de gouvernement." En mai 2007, les universitaires du réseau scientifique Terra s’inquiétaient de la création d’un tout nouveau ministère régalien dont les épithètes font frémir : immigration et identité nationale. Nicolas Sarkozy l’a répété durant toute sa campagne : la France est "exaspérée" par "une immigration non maîtrisée". Le ton est donné et la mission confiée à son ami « de trente-deux ans », Brice Hortefeux. Vingt mois plus tard, quel est l’état des lieux de la politique migratoire du gouvernement ? Le ministre dresse aujourd’hui le bilan de son action. Nous aussi.

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