Laissez-passer

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mercredi 22 décembre 2010

Les enfants roms sur la route de l'école

Tous les matins, Stoyan, rom bulgare installé en France depuis deux ans, prend ses deux enfants par la main et les emmène à l’école. Anodin ? Au contraire. Les enfants de Stoyan - Simona, 8 ans et Stivan, 10 ans, sont des exceptions. La scolarisation des enfants roms, pourtant obligatoire, reste extrêmement marginale en France. Seuls 10% des 7000 enfants roms vivant en France, vont régulièrement à l’école.

De gauche à droite : Stivan, sa soeur Simona et leur père Stoyan ©Pierre Pytkowicz

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jeudi 19 août 2010

Paris expulse les Roms sous les hués

Circulez, y’a rien à voir. Alors que le gouvernement communique à tout va sur les évacuations de campements, c’est en toute discrétion hier, que quatre-vingt treize Roms ont été rapatriés vers la Roumanie à bord de deux vols réguliers depuis les aéroports de Lyon Saint-Exupéry et Roissy Charles de Gaulle. Un autre vol devrait décoller aujourd’hui avec « une centaine de personnes » à bord et le dernier prévu - pour le moment - devrait partir le 26 août.

Une discrétion inhabituelle qui pourrait s’expliquer par le flot de critiques tombant de toutes parts depuis l’annonce de ces rapatriements.

Pour Malik Salemkour, du collectif Romeurope, ces retours forcés ont déjà prouvé leur inefficacité :

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jeudi 12 août 2010

Des charters pour les Roms

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé en début d'après-midi le démantèlement, en quinze jours, de «quarante camps illégaux de Roms». 700 personnes ont été arrêtées d'après le ministre et devraient être expulsées vers la Roumanie ou la Bulgarie. En liaison avec le ministre de l’Immigration, des vols seront «spécialement affrétés» à cette fin. Le 28 juillet, Brice Hortefeux avait annoncé que la moitié des 300 camps illégaux seraient démantelés dans les trois mois.

mercredi 31 mars 2010

« Ils m'ont dit "Venez filmer chez nous, on habite dans des bidonvilles" »

Lire aussi :
Entre bidonvilles et brimades policières, la vie des Bulgares de la N3


Jean-Pierre Thorn, au centre, dans l'un des campements ©Marie Barbier

En plein tournage de son prochain documentaire sur la Seine-Saint-Denis, le réalisateur Jean-Pierre Thorn a rencontré, par hasard, les Bulgares de la nationale 3. Il a décidé de filmer leurs "conditions de vie déplorables", pour témoigner.


Comment avez-vous rencontré ces Bulgares turcophones ?

Je tourne actuellement un film sur la Seine-Saint-Denis et la musique (1). J’ai filmé Marc Perrone qui raconte son enfance aux 4000 (cité de La Courneuve, NDLR), entouré de bidonvilles. On crache beaucoup sur le 9-3, mais on oublie que ces populations ouvrières vivaient dans des bidonvilles et que les grands ensembles, qu’on rejette aujourd’hui, ont été construits pour que ces gens aient un toit. Un jour, alors que je filmais le rockeur Daniel Baudon, dans un café le long de la nationale 3, plusieurs Bulgares m’ont interpellé : « Venez filmer chez nous, on habite dans des bidonvilles, c’est beaucoup plus grave que ce que vous racontez ». Ils m’ont rappelé ces beaux visages de paysans pendant la crise économique aux Etats-Unis, ces gens chassés sur les routes qui ne savaient plus où aller, qui avaient faim…

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Entre bidonvilles et brimades policières, la vie des Bulgares de la N3

 
Le bâtiment jaune se dresse au bord de la nationale 3 : « Batkor, l’entrepôt à des prix dépôt » proclame l’enseigne. Tous les jours, la même scène s'y déroule : une centaine d’hommes, majoritairement Bulgares, âgés de vingt à soixante ans, attendent sur le parking de louer leur force de travail à des artisans ou des particuliers, qui les embaucheront pour quelques heures ou à la journée pour les plus chanceux. Cette même scène se répète devant de nombreux magasins de la région parisienne. Mais ici, entre Romainville et Bobigny, les riverains assistent, depuis plusieurs mois, à une étrange course poursuite.

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