Face à l’engorgement des structures d’accueil pour demandeurs d’asile, le conseil d’État vient de publier une ordonnance pour le moins surprenante, suggérant aux services de l’État d’organiser un hébergement... sous tente. La plus haute juridiction administrative était saisie par le ministère de l’Intérieur, qui lui demandait d’annuler une ordonnance du tribunal administratif de Paris du 27 octobre donnant à la préfecture un délai de 48 heures pour trouver un lieu d’hébergement à un demandeur d’asile afghan de vingt ans, laissé à la rue.
Dans son ordonnance, rendue le 19 novembre, le juge des référés du conseil d’État précise que si « les capacités d’hébergement normalement disponibles sont temporairement épuisées », il appartient à l’autorité administrative de « rechercher si des possibilités d’hébergement sont disponibles dans d’autres régions et, le cas échéant, de recourir à des modalités d’accueil sous forme de tentes ou d’autres installations comparables ».