Laissez-passer

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lundi 20 décembre 2010

Mauvais remake de «Camping» au Conseil d’État

Face à l’engorgement des structures d’accueil pour demandeurs d’asile, le conseil d’État vient de publier une ordonnance pour le moins surprenante, suggérant aux services de l’État d’organiser un hébergement... sous tente. La plus haute juridiction administrative était saisie par le ministère de l’Intérieur, qui lui demandait d’annuler une ordonnance du tribunal administratif de Paris du 27 octobre donnant à la préfecture un délai de 48 heures pour trouver un lieu d’hébergement à un demandeur d’asile afghan de vingt ans, laissé à la rue.

Dans son ordonnance, rendue le 19 novembre, le juge des référés du conseil d’État précise que si « les capacités d’hébergement normalement disponibles sont temporairement épuisées », il appartient à l’autorité administrative de « rechercher si des possibilités d’hébergement sont disponibles dans d’autres régions et, le cas échéant, de recourir à des modalités d’accueil sous forme de tentes ou d’autres installations comparables ».

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mardi 4 mai 2010

« Notre système d'accueil des demandeurs d'asile marche sur la tête »

La Coordination française pour le droit d’asile lance un cri d’alarme : le système d’accueil des demandeurs d’asile est au bord de l’explosion. Des manifestations étaient organisées hier à Paris, Angers, Marseille et Nice.
Pour Gérard Sadik, coordinateur de la commission asile à la Cimade, c’est le système entier qui doit être réorganisé. 

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jeudi 20 août 2009

Polémique après l'évacuation du square Villemin

Il est un peu plus de 21 heures, mardi soir, lorsque CRS et maîtres-chiens débarquent au square Villemin dans le 10e arrondissement parisien. Situé entre le canal Saint-Martin et la gare de l'Est, ce petit parc est devenu le refuge des jeunes migrants qui affluent à Paris depuis la fermeture du centre de Sangatte, près de Calais, en 2002. Tous les soirs, ils sont plusieurs centaines à escalader les grilles du parc pour s'y réfugier la nuit. Une situation qui ne pouvait plus durer, selon la mairie et la préfecture de police, qui ont décidé conjointement la fermeture nocturne du jardin. Pour une durée indéterminée, des forces de l'ordre patrouilleront la nuit devant le square pour dissuader les migrants d'y entrer.

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