
La chercheuse Esther Benbassa ne décolère pas. « Dans la vie il faut avoir un
peu de courage », dit elle. Aussi, « au nom de la liberté d’expression et du
refus de la censure », elle a décidé de tout annuler : le colloque qui
devait se tenir aujourd’hui et demain à la Cité nationale de l’histoire de
l'immigration (CNHI) et le dossier qu’elle avait coordonné pour Hommes et
migrations.
Cause de sa colère ? Le refus de cette revue éditée par la CNHI de publier l’article de l’universitaire Nicolas Bancel (1) « La brèche. Vers la racialisation postcoloniale des discours publics ? ». Accusé de censure et d'amateurisme, le comité de rédaction dénonce, lui, un manque de méthode.


Patience et longueur de
temps... Depuis un mois et demi maintenant qu’ils occupent la Cité nationale de
l’Immigration, sise porte Dorée à Paris, les travailleurs sans papiers en grève
n’ont perdu ni force, ni rage. Mais commencent sérieusement à
s’impatienter...