Laissez-passer

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vendredi 20 mai 2011

Censure à la cité de l’immigration ?

La cité de l'immigration, porte Dorée à Paris
La chercheuse Esther Benbassa ne décolère pas. « Dans la vie il faut avoir un peu de courage », dit elle. Aussi, « au nom de la liberté d’expression et du refus de la censure », elle a décidé de tout annuler : le colloque qui devait se tenir aujourd’hui et demain à la Cité nationale de l’histoire de l'immigration (CNHI) et le dossier qu’elle avait coordonné pour Hommes et migrations.

Cause de sa colère ? Le refus de cette revue éditée par la CNHI de publier l’article de l’universitaire Nicolas Bancel (1) « La brèche. Vers la racialisation postcoloniale des discours publics ? ». Accusé de censure et d'amateurisme, le comité de rédaction dénonce, lui, un manque de méthode.

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samedi 29 janvier 2011

Le musée secret de Simbala

Le guide

Depuis le 12 octobre 2009, Simbala Gandega, Malien de 28 ans, est en grève pour obtenir ses papiers. Il a occupé son entreprise, puis l'opéra Bastille et enfin, depuis octobre 2010, la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, Porte Dorée à Paris. Hier, les travailleurs sans-papiers ont trouvé porte close et une rangée de képis pour les empêcher de rentrer dans le musée. Mais pendant quatre mois, ils ont vécu dans ce bâtiment qui fut construit en 1931 pour l'exposition coloniale. Tout un symbole de réappropriation.

Le muséePour accéder aux collections permanentes, les grévistes bénéficient de laissez-passer gratuits. Sambala a visité le musée une fois. Chaque passage de cette collection le renvoie à un moment de sa vie : le départ "en aventure", le très long voyage jusqu'en Europe, l'arrivée, la lutte. Comme un miroir. Pour nous, Sambala se fait guide de musée, le temps d'une après-midi.

Ecouter la visite (5') :




vendredi 19 novembre 2010

Attente à la cité de l'Immigration

La cité nationale de l'histoire de l'immigrationPatience et longueur de temps... Depuis un mois et demi maintenant qu’ils occupent la Cité nationale de l’Immigration, sise porte Dorée à Paris, les travailleurs sans papiers en grève n’ont perdu ni force, ni rage. Mais commencent sérieusement à s’impatienter...

« Le rythme est totalement insuffisant » dénonce Francine Blanche, secrétaire confédérale CGT chargée du dossier. Sur 2000 demandes de régularisation déposées dans les préfectures, seules 500 ont reçu un récépissé. Premier pas vers la régularisation, ce papier autorise le séjour sur le sol français pendant trois mois renouvelables avec permission de travailler. D’autres dossiers sont encore en train d’être constitués à la cité de l’Immigration (1000 seraient en attente d’après la CGT), mais les préfectures ne suivent pas le rythme.

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