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mercredi 25 janvier 2012

Les droits reculent à pas de Guéant

Quinze jours après l’autosatisfecit du ministre de l’Intérieur sur sa politique de reconduite à la frontières, la Cimade lui a adressé hier un démenti cinglant. Dans son état des lieux 2012, l’association d’aide aux immigrés décrypte les politiques à l’oeuvre ces deux dernières années en matière d’immigration : « une logique de réduction des droits, de précarisation, de stigmatisation et de criminalisation des étrangers qui s’inscrit par ailleurs dans une évolution de l’ensemble de la société française vers une société de ‘sans droits’ » écrit l’association.

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mercredi 14 décembre 2011

Quand rétention rime avec prison

C’est un « bilan sans concession » que dresse aujourd’hui les cinq associations présentes en rétention. Ce qui est soi est une victoire. En 2008, le ministère de l’Immigration lançait un appel d’offres pour morceler l’aide juridique dans les centres de rétention administrative (CRA) et réduire d’autant la parole de la Cimade, alors unique témoin gênant. Échec sur toute la ligne. « On est plus forts ensemble », résume Pierre Henry, directeur de France terre d’asile. « Nous avons dépassé ce piège de la concurrence pour défendre une ambition commune : faire respecter les droits de l’Homme en rétention », ajoute Jérôme Martinez, secrétaire général de la Cimade.

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jeudi 18 août 2011

La Cimade quitte le CRA de Nîmes

Après le suicide, samedi dernier, d’un père de famille roumain dans le centre de rétention administrative (CRA) de Nîmes, la Cimade, association qui fournit une aide juridique aux retenus, a annoncé son retrait du centre durant trois jours. Une action politique pour « refuser la banalisation de la privation de liberté, l’inhumanité et la violence des procédures ».

mardi 22 février 2011

Sur la Côte d'Azur, la chasse aux Tunisiens bat son plein

L’arrivée dans le Sud-Est de la France de quelques dizaines de Tunisiens serait-elle en train de faire perdre la tête aux autorités françaises ? Depuis le début du mois, la préfecture des Alpes-Maritimes a enregistré 113 interpellations de Tunisiens, soit une augmentation « significative ». Les autorités ont donc sorti l’artillerie lourde : renfort de CRS, augmentation des patrouilles de surveillance, sur les routes, les voies ferroviaires et maritimes, mais aussi consignes discriminatoires et multiplication des atteintes aux droits.

La note affichée au commissariat de CannesAinsi, le commissariat de Cannes a vu affichée sur ses murs, durant tout le week-end, une note dactylographiée incitant à arrêter en priorité les Tunisiens. Elle demande aux fonctionnaires de la CSP (Circonscription de sécurité publique) d’« interpeller les étrangers en situation irrégulière ‘de nationalité tunisienne’ dans la gare et aux abords samedi et dimanche ».

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Mobilisation pour les neuf d’Amiens

L’arrestation et le placement en rétention de neuf lycéens amiénois mardi dernier (lire ici) continue d’indigner. La Cimade dénonce « l’enfermement de ces jeunes sur la simple base de tests osseux dont la fiabilité est largement contestée ». Les professeurs du Lycée Romain-Rolland ont envoyé une lettre au ministre de l’Education pour lui demander sa « bienveillance ». Se disant « désespérés et révoltés de constater ce gâchis pédagogique et humain », ils réclament leur libération : « Leur place est d’abord à l’école avec leurs camarades ».


lundi 14 février 2011

Guantanamo, à la mode de chez nous

Centre de rétention de Palaiseau ©Marie BarbierUn « Guantanamo à la française » : c’est en ces termes que plusieurs associations (Gisti, Cimade, LDH, Syndicat des avocats de France) ont dénoncé l’amendement gouvernemental à la loi Besson qui vient tout juste d’être adoptée par le Sénat en première lecture. Présenté à la commission des lois, cet amendement intègre au projet de loi sur l’immigration la possibilité de maintenir en rétention administrative jusqu’à 18 mois des étrangers condamnés à une peine d’interdiction du territoire ou à une mesure d’expulsion pour des « actes de terrorisme » ou « un comportement lié à des activités à caractère terroriste pénalement constatées ».

Si elle était votée en deuxième lecture, cette mesure s’ajouterait à celle de la loi sur la sécurité Loppsi 2, qui vient d’être définitivement adoptée par le Parlement, et qui prévoit le port du bracelet électronique pour ces mêmes personnes.

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jeudi 3 février 2011

Bientôt un « Guantanamo à la française » ?

Un amendement gouvernemental adopté par la commission des lois du Sénat à la loi sur l’immigration propose de détenir des étrangers plus de dix-huit mois en centre de rétention administrative. Ce dispositif s’applique aux étrangers « condamné à une peine d'interdiction du territoire pour des actes de terrorisme » ou « si une mesure d'expulsion a été prononcée à son encontre pour un comportement lié à des activités à caractère terroriste ». La Cimade, le Gisti, la Ligue des Droits de l’Homme et le Syndicat des Avocats de France dénoncent une réforme qui crérait un « guantanmo à la française ». Cette disposition « opère une confusion dangereuse entre rétention administrative et mode de surveillance des personnes » expliquent-elles encore en appelant les sénateurs de ne pas voter cet amendement.


jeudi 16 décembre 2010

Les «migrerrants» d’Afrique de l’Ouest

Quelles sont les conséquences de la politique migratoire européenne dans les pays du Sud ? Peu connue et difficile à étudier, cette question se voit apporter d’intéressantes réponses par un rapport de la Cimade. En février 2010, l’Association malienne des expulsés, alternatives espaces citoyens du Niger et l’association mauritanienne des droits de l’homme ont réalisé une enquête sur les conséquences des politiques migratoires européenne à la frontière Mali-Mauritanie.

La conclusion de cette enquête de terrain est sans appel : en sous-traitant sa politique migratoire à des pays tiers, l’Union européenne se rend responsable de graves violations des droits fondamentaux, notamment dans les zones frontalières désertiques inaccessibles aux regards de la société civile. Refoulements, violences, clandestinité, enfermement jalonnent le parcours des candidats à l’émigration.

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vendredi 12 novembre 2010

Festival : les migrants entrent en scène !

Migrants'scène, jusq'au 27 novembre, dans quarante villes en France et à l'étrangerEt si on changeait notre regard sur les migrations ? C’est le pari du festival Migrant’scène organisé chaque automne par la Cimade, association de solidarité avec les migrants qui fête cette année ses 70 ans. Pour cette cinquième édition, le festival propose une découverte de la « géographie de l’errance en Afrique » centrée autour de six pays du continent : Sénégal, Niger, Mauritanie, Maroc, Mali et Algérie. A la fois terres de départ, de transit et d’accueil, ces pays subissent aussi de plein fouet la politique de fermeture des frontières mise en place par l’Union européenne. Pour mieux comprendre ces enjeux, Migrant’scène propose des projections de films documentaires et de fiction, des débats, des lectures et des concerts. Le but ? Déconstruire les préjugés » et «bouleverser les imaginaires». Joli programme !

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mercredi 6 octobre 2010

Dans le ventre de la machine à expulser

La Cimade publie aujourd’hui ses Chroniques de rétention, témoignage inédit de la réalité de l’enfermement des étrangers en France. Loin du discours officiel d’une France accueillante et généreuse, une trentaine d’intervenants racontent leur quotidien derrière les barbelés des centres de rétention. Outre les histoires ubuesques qu’ils rencontrent, ils livrent aussi leurs doutes, leurs angoisses, leurs colères. Des chroniques à la fois instructives, drôles, émouvantes et révoltantes qui dépeignent la réalité sordide des antichambres de l’expulsion. Alors que le projet de loi en discussion à l’Assemblée promet d’allonger la durée de rétention de 32 à 45 jours, ces témoignages démontrent l’inhumanité mais aussi l’absurdité de l’industrialisation de l’enfermement des étrangers. Morceaux choisis d'un livre d’utilité publique.

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Plus d'enfants en rétention en 2009

318 : c’est le nombre d’enfants enfermés dans un centre de rétention en 2009. Un record, constate la Cimade dans son rapport 2009 sur les centres de rétention administrative, qui doit être rendu public aujourd’hui. Le nombre de mineurs enfermés a doublé en cinq ans. Autre constat de ce rapport, « l’aggravation des atteintes aux droits fondamentaux des migrants » : interpellations abusives, violences et tensions à l’intérieur des centres. En 2009, la Cimade estime à plus de 50 000 le nombre d’étrangers placés en rétention. 87 % des personnes ont été présentées à l’embarquement avant le 17e jour de leur rétention administrative. Un chiffre qui contredit radicalement les récentes affirmations du ministre de l’immigration, Eric Besson, selon lesquelles la France doit augmenter la durée de rétention pour accroître le nombre d’expulsions. Ce rapport de la Cimade est le dernier du genre. Depuis, le 1er janvier 2010, la réforme Hortefeux-Besson de l’aide juridique en rétention a éclaté cette mission auprès de cinq associations, rendant désormais impossible une telle vision d’ensemble.

vendredi 10 septembre 2010

Un jeûne de protestation contre la loi Besson

« Les étrangers vont déguster, nous jeûnons » peut-on lire sur une banderole accrochée entre deux arbres sur la petite place Edouard Heriot qui jouxte l’Assemblée nationale. Depuis mercredi dernier, jour où le ministre de l’immigration défendait son projet de loi devant la commission des lois, neuf militants ont entamé un jeûne de protestation contre le projet de loi Besson qui sera en discussion le 27 septembre à l’Assemblée. A la différence d’une grève de la faim, cette action est à durée limitée : durant dix jours, les neufs jeûneurs promettent de ne rien manger et de ne boire que de l’eau. « Ce n’est pas un chantage, insiste Jean-Paul Nuñez, l’un des jeûneurs, pasteur montpelliérain détaché à la Cimade.

Jean-Paul Nuñez explique ses motivations (0,35') :





Les jeuneurs sont des citoyens engagés aux profils divers. Ils n’ont pas souhaité représenter leurs différentes organisations, mais ces associations les soutiennent, comme l’explique Patrick Peugeot, président de la Cimade (0,45') :



lundi 26 juillet 2010

Le conseil d’état épingle l’Ofpra

En novembre 2009, le conseil d’administration de l’Office français des réfugiés et apatrides (Ofpra) ajoutait sur sa liste des pays d’origine dits « sûrs » la Turquie, la Serbie et l’Arménie. Une décision qui fit l’effet d’un petit séisme pour les associations de soutiens aux réfugiés. Désormais, les ressortissants de ces pays souhaitant demander l’asile en France verraient leur demande traitée en accéléré et pourraient être expulsés avant même une éventuelle décision en appel.

Jugeant scandaleuse cette décision, dix associations (1) avaient déposé un recours devant le Conseil d’État demandant l’annulation de la liste de dix-sept pays. La haute juridiction vient de leur donner en partie raison : dans une décision du 23 juillet, elle demande à l’Ofpra de retirer cinq pays de la liste : Arménie, Madagascar, Turquie, Mali et Sénégal.

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mardi 4 mai 2010

« Notre système d'accueil des demandeurs d'asile marche sur la tête »

La Coordination française pour le droit d’asile lance un cri d’alarme : le système d’accueil des demandeurs d’asile est au bord de l’explosion. Des manifestations étaient organisées hier à Paris, Angers, Marseille et Nice.
Pour Gérard Sadik, coordinateur de la commission asile à la Cimade, c’est le système entier qui doit être réorganisé. 

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lundi 29 mars 2010

Derrière les barbelés du « camp Besson »

D'une capacité de 240 places, le centre de rétention du Mesnil-Amelot 2 doit entrer en fonction aujourd'hui. Visite guidée d’un complexe sécuritaire high-tech au service du ministère de l’Immigration.

Le Mesnil-Amelot 2

Chambres truffées de caméras, détecteurs de mouvements, portes automatisées, policiers retranchés derrière des interphones, double enceinte de barbelés... Bienvenue dans le plus grand camp d’enfermement des étrangers de France : le nouveau centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot qui doit entrer en fonction aujourd’hui.

A quelques mètres des pistes de l’aéroport international Roissy-Charles-de-Gaulle (Seine et Marne) et à un kilomètre du premier centre de rétention qui compte déjà 140 places, le « Mesnil-Amelot 2 », comme on l’appelle déjà, pourra «accueillir» jusque 240 sans papiers en attente d’une éventuelle expulsion. Le plus grand complexe jamais construit depuis le CRA de Vincennes, ravagé par un incendie en juin 2008 après le décès d’un Tunisien de 41 ans. Dénonçant une nouvelle étape dans l’« industrialisation de la rétention », les associations n’hésitent pas à qualifier ce nouveau centre de « camp d’internement pour étrangers ». Et redoutent les effets d’une violence institutionnalisée : automutilations, grèves de la faim et tentatives de suicides, dont ils seront les seuls témoins, puisque les journalistes y sont persona non grata.

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