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Tag - Claude Guéant

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mercredi 25 janvier 2012

Les droits reculent à pas de Guéant

Quinze jours après l’autosatisfecit du ministre de l’Intérieur sur sa politique de reconduite à la frontières, la Cimade lui a adressé hier un démenti cinglant. Dans son état des lieux 2012, l’association d’aide aux immigrés décrypte les politiques à l’oeuvre ces deux dernières années en matière d’immigration : « une logique de réduction des droits, de précarisation, de stigmatisation et de criminalisation des étrangers qui s’inscrit par ailleurs dans une évolution de l’ensemble de la société française vers une société de ‘sans droits’ » écrit l’association.

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mardi 13 décembre 2011

Guéant, gentil organisateur

Claude Guéant a estimé dimanche que les étrangers résidant en France devaient respecter « ce qui fait l'art de vivre français, comme les civilités, la politesse, la gentillesse ». Il est vrai que le ministre de l’Intérieur est un expert en civilités. Un exemple ? Les cinq associations présentes en rétention ont rendu public aujourd'hui un rapport accablant sur les conditions d’enfermement des étrangers en France : proche de la prison, à la limite du droit, cause de souffrances psychologiques, voire d’automutilations et de tentatives de suicide. Et ils ne disent même pas merci ces ingrats !

mercredi 30 novembre 2011

Les avocats plaident pour le droit d'asile

Qui sème le vent récolte la tempête. Claude Guéant, à force de déclarations tonitruantes à fini par énerver les robes noires. Depuis hier, les avocats qui plaident à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), juridiction administrative traitant les recours des demandeurs d'asile, sont appelés à se mettre en grève.

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jeudi 29 septembre 2011

« Les gens hurlaient et tapaient sur la tôle »

Ils avaient rejoint la France dans l’espoir d’une vie meilleure, six migrants, probablement tunisiens et égyptiens, sont morts hier à Pantin (Seine-Saint-Denis), brûlés dans l’incendie d’un immeuble insalubre.

Le feu a pris peu avant six heures du matin dans cette petite maison d’un étage, au milieu d’une impasse du quartier Hoche. « J’ai entendu des gens hurler et taper sur de la tôle, j’ai d’abord cru à une bagarre, raconte Farouck Ferchuchi, quinquagénaire voisin et lui-même Tunisien. Je suis sorti, il y avait des flammes de dix mètres de haut. »

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jeudi 15 septembre 2011

La vraie-fausse relaxe d'Hortefeux

C’est une bisbille juridique qui profite à Brice Hortefeux. La cour d’appel de Paris a relaxé hier du délit d’injure raciale l’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, qui avait été condamné en première instance.

A Seignosse (Landes) le 5 septembre 2009, le ministre, après avoir pris une photo avec Amine Benalia-Brouch, un militant auvergnat, avait déclaré : « Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »

En juin 2010, le ministre avait été condamné à 750 euros d’amende. La cour d’appel a confirmé le caractère raciste et injurieux des propos mais a jugé irrecevable la constitution de partie civile du Mrap, à l’origine des poursuites, entraînant de facto la relaxe de Brice Hortefeux. « La cour a considéré que les propos avaient été tenus dans un lieu non public et donc qu’une association anti-raciste ne pouvait pas poursuivre en justice », explique Bernard Schmid, du service juridique du Mrap, L’association va saisir la cour de cassation et déposer une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur cette interprétation de la loi.

Pour l’avocat du Mrap, Pierre Mairat, la question de l’indépendance du parquet est posée : « A partir du moment où l’injure raciste est caractérisé, le parquet aurait dû poursuivre ».

Par ailleurs, le Mrap a annoncé hier après-midi son intention de porter plainte devant la Cour de justice de la République contre Claude Guéant, actuel ministre de l’Intérieur, qui avait déclaré dimanche dernier que « l’immigration comorienne » marseillaise était la « cause de beaucoup de violences ».

vendredi 8 juillet 2011

L'UMP libère sa parole sur l'immigration, pour le pire...

A l’applaudimètre, la star a bien sûr été, hier, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, suivi de près par Lionnel Luca, député de la Droite populaire, courant droitier du parti majoritaire. A la convention sur l’immigration, organisée par le patron de l’UMP Jean-François Copé, l’aile droite du parti a semblé plus forte que jamais.

Un temps démissionnaire, le secrétaire national à l’immigration Lionnel Luca a négocié son retour : il sera chargé d’organiser à l’automne une convention sur la nationalité. Histoire de remettre à l’ordre du jour un sujet qui divise pourtant l’UMP. En amont de la conférence, Claude Guéant avait déclaré qu’il n’avait « aucune intention de changer la loi » pour interdire la binationalité, mais qu’il allait demander aux préfets d’être « plus vigilants » et « exigeants » sur les « critères » d’obtention de la nationalité française. Devant la convention UMP, le ministre a précisé son propos, promettant un durcissement des conditions de naturalisation. Un niveau de français de fin de collège pourrait ainsi être exigé.

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jeudi 23 juin 2011

Les « fantasmes sécuritaires » de l'Europe mettront-ils fin à la libre circulation ?

La France et l’Italie ont-elles anticipé le vote par le sommet européen aujourd’hui du rétablissement des contrôles aux frontières à l’intérieur de l’espace Schengen ? C’est ce qu’affirment deux associations, le Gisti et l’Anafé qui ont réalisé une mission d’observation à la frontière franco-italienne mi-avril.

La France et l’Italie sont alors dans une cynique partie de ping-pong avec les migrants tunisiens arrivés depuis quelques semaines sur l’île de Lampedusa. C’est à qui récupérera la patate chaude... Le 5 avril, l’Italie marque un point en annonçant la délivrance de titres de séjour « à titre humanitaire » aux « citoyens de pays d’Afrique du nord », leur permettant de se déplacer dans l’espace Schengen. Colère de la France, qui accuse l’Italie de ne pas avoir contrôlé efficacement ses frontières externes et établie des critères supplémentaires, notamment de ressources, pour franchir la frontière entre les deux pays.

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lundi 13 juin 2011

Frileux, les sages valident la loi sur l'immigration

Une censure et deux réserves d’interprétations : c’est le maigre bilan du passage de la loi sur l’immigration au Conseil constitutionnel qui valide donc l’essentiel de ce texte pourtant très controversé. Sur les 111 articles que compte la loi, une vingtaine avaient été jugés inconstitutionnels par les députés socialistes à l’origine de cette saisine. Et seul l’un d’entre eux a été censuré par les sages. Qualifiée de « Guantanamo à la française » par les associations, la seule mesure retoquée permettait de rallonger jusqu’à 18 mois la durée de rétention des étrangers condamnés pour des activités à caractère terroriste et ayant purgé leur peine. Les sages ont ramené cette durée à six mois.

Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a exprimé sa « grande satisfaction » pour une « décision (qui) valide toutes les mesures adoptées par le Parlement sur la proposition du gouvernement, à une phrase près ».

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jeudi 12 mai 2011

Les sans-papiers ne passeront plus par la case prison !

Définitivement votée hier soir par l'Assemblée nationale, la loi sur l'Immigration, censée transposer dans le droit français la « directive retour », fait déjà l'objet d'aménagements... Ce matin, la Chancellerie a envoyé une circulaire aux parquets précisant que le séjour irrégulier ne sera plus un motif d'incarcération, se conformant ainsi au droit européen. Le 28 avril, la cour de justice de l'Union européenne (CJUE), saisie par un tribunal italien, a jugé illégale la détention d'un étranger pour le seul motif qu'il se serait soustrait à une mesure d'éloignement. Cet emprisonnement ne serait pas conforme à la « directive retour ». La France punit pourtant le séjour irrégulier d'un an de prison, qui peut aller jusqu'à trois si l'étranger se soustrait à une mesure d'éloignement.

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mercredi 11 mai 2011

Fin des gardes à vue pour les sans-papiers ?

C’est une libération qui pourrait en appeler des milliers d’autres. Vendredi dernier, la cour d’appel de Nîmes a annulé la garde à vue d’un sans-papiers Tchétchène et l’a libéré du centre de rétention, appliquant ainsi un arrêt de la cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

Fin avril, l’autorité judiciaire de l’UE, saisie par un tribunal italien, s’était appuyée sur la « directive retour » de décembre 2008 pour juger illégal l’emprisonnement d’un sans-papiers au seul motif que ce dernier demeure sur le territoire d’un État en violation d’un ordre de quitter le territoire. Or le droit français, en contradiction totale avec cette « directive retour », punit d’un an de prison et de 3750 euros d’amende le simple fait de se trouver en situation irrégulière sur le territoire français. Se soustraire à une mesure d’éloignement est passible de trois ans de prison et dix ans d’interdiction du territoire.

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mercredi 4 mai 2011

Sarkozy et Guéant défient l'Europe

La France n’en finit pas de se faire taper sur les doigts par l’Union européenne pour sa politique migratoire. La commission européenne a demandé hier à Paris de lui fournir, « dès que possible », des « clarifications » concernant « les contrôles policiers dans la zone frontalière » avec l’Italie qui, s’ils étaient systématiques et permanents, seraient en infraction avec les règles de l’espace Schengen. L’Italie s’est également vu demander des éclaircissements sur les permis de séjour et documents de voyages délivrés aux Tunisiens.

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jeudi 21 avril 2011

« On venait chercher le rêve européen : du travail et la liberté »

Une centaine de Tunisiens sont toujours bloqués dans la ville frontalière de Vintimille (Italie), devenue le symbole d'une Europe barricadée. Rencontre avec ces hommes désenchantés.

A la sortie de la gare de Vintimille, quelques dizaines de jeunes hommes bavardent sous le soleil. Des sourires doux, des yeux bruns pétillants et une patience infinie avec les nombreux journalistes qui se pressent sur la riviera italienne pour les voir. Les voici donc ces Tunisiens qui font frémir l’Europe ! Ceux dont Nicolas Sarkozy a dit qu’ils allaient déferler en « flux migratoires incontrôlables » ; ceux que Marine Le Pen et Chantal Brunel voulaient remettre dans des bateaux ; ceux que l’Italie et la France se renvoient avec cynisme comme de vulgaires balles de ping-pong. Les pires rumeurs ont circulé sur eux. On les a dits contre-révolutionnaires fuyant la démocratie naissante ou prisonniers de droit commun échappés des geôles tunisiennes.

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mardi 19 avril 2011

A Vintimille, la dignité reste à quai

Le départ était prévu dimanche, à 13h17, à Vintimille (Sud de l’Italie). Le «train de la dignité» qui devait rejoindre Marseille, est resté à quai, bloqué par les autorités françaises.

Organisée par le Collectif Welcome Menton-Vintimille (regroupement d’associations françaises et italiennes de soutien aux réfugiés), cette manifestation ferroviaire devait acheminer en France des Tunisiens, accompagnés de militants français et italiens.

Mais dès midi, tous les trains entre la France et l’Italie ont été annulés sur ordre du préfet des Alpes-Maritimes, en raison « des risques de trouble manifeste à l’ordre public ». Des manifestants italiens et français se sont alors regroupés en cortège, aux côtés de migrants tunisiens, scandant « Liberté, liberté » et « Nous sommes tous des clandestins ! ».

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jeudi 31 mars 2011

L'usine à expulser du Mesnil-Amelot tourne à vide

Le Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne ©Marie Barbier ENQUÊTE. Ah, le charmant petit village du Mesnil-Amelot ! Son église Saint-Martin, classée au patrimoine historique ; ses habitations typiques des villages ruraux de la Plaine de France et ses... trois centres de rétention, antichambres pour les expulsions de sans-papiers.

En 1989, la première prison pour étrangers de ce village de Seine-et-Marne est installée dans des bâtiments de chantier Algeco. Vingt-deux ans plus tard, la politique du chiffre est passée par là et c’est un immense complexe qui devait être inauguré le 29 mars 2010, il y a tout juste un an.

Ses grands bâtiments flambant neufs se dressent à l’entrée du village. Derrière deux rangées de grillages, on aperçoit les structures de plein pied surmontées de caméras de vidéosurveillance et de détecteurs de mouvements. Conçu pour accueillir 240 retenus, ce CRA devait être le plus grand jamais construit depuis celui de Vincennes (Val-de-Marne), ravagé par un incendie en juin 2008. Pour contourner la législation qui interdit les centres de plus de 140 places, feu le ministère de l’Immigration a fait construire deux centres limitrophes, de 120 places chacun, qui possèdent une seule et même entrée.

Derrière le fossé, les premières grilles du centre de rétention ©Marie Barbier L'entrée du centre, surmontée de caméras de vidéosurveillance ©Marie Barbier

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mercredi 9 mars 2011

Reculer pour mieux déchoir ?

Le député UMP Claude Goasguen, rapporteur du projet de loi sur l’immigration, s’est livré mardi soir, à l’Assemblée nationale, à un difficile numéro d’équilibriste. Le matin même, le premier ministre, François Fillon, annonçait que le gouvernement renonçait à légiférer sur la déchéance de la nationalité, mesure phare - bien que symbolique - de ce projet de loi. Comment, dès lors, présenter cet abandon alors que cette mesure était défendue bec et ongles par la majorité depuis qu’elle avait été lancée par le président lui-même à Grenoble, en juillet dernier ? « Elle serait très difficile à appliquer avec la jurisprudence actuelle » se justifie le rapporteur qui parle d’une décision prise « spontanément et avec réflexion ». La gauche se marre.

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