« Est-il vraiment nécessaire d’attendre le plan grand froid pour augmenter le nombre de lits ? » s’interroge Laura Brav, coordinatrice du centre d’écoute et de soins de Médecins Sans Frontières. A l’approche de l’hiver, les associations s’inquiètent du manque de places pour les exilés parisiens contraints de dormir dehors. Actuellement, le centre de la Boulangerie (Paris 18e) leur réserve 80 places et les mineurs bénéficient d’une centaine de lits dans la capitale. Mais ces 180 places restent insuffisantes : chaque soir, entre 120 et 150 migrants dorment à la rue.
Tag - Collectif des exilés du 10e
lundi 20 septembre 2010
A Paris, l’hiver ne se fait pas attendre pour les exilés
Par Marie Barbier le lundi 20 septembre 2010, 16:18 - Les Afghans du Canal
mercredi 21 juillet 2010
Pas de Paris-Plage pour les Afghans
Par Marie Barbier le mercredi 21 juillet 2010, 08:30 - Les Afghans du Canal
Opération place nette : hier matin, à quelques mètres de Paris-plage qui devait ouvrir ses portes le long du Bassin de la Villette, les campements de migrants, installés depuis plusieurs mois sous les ponts du Canal Saint-Martin, ont été évacués par les forces de l’ordre.
jeudi 12 novembre 2009
Kit de survie hivernal pour les exilés afghans
Par Marie Barbier le jeudi 12 novembre 2009, 08:00 - Les Afghans du Canal
REPORTAGE. Ils repartent radieux, enfilant leurs nouveaux gants et essayant les sacs à dos, dans lesquels sont immédiatement cachés les duvets neufs, à l’abri des regards envieux. Mardi après-midi, les associations humanitaires organisaient, à Calais et Paris, des distributions de matériel de survie pour les migrants à la rue. Près de la gare de l’Est, dans le 10e arrondissement de la capitale, ils sont des centaines à attendre patiemment leur tour. «On leur donne des sacs de couchage et des sacs à dos, explique Laura Brav, coordinatrice de la mission France de Médecins sans frontières, qui soupire : «Ce n’est pas du tout une solution, il leur faudrait un hébergement.» Actuellement, ils seraient entre 250 et 300 migrants dans le 10e arrondissement de Paris, Afghans dans leur très grande majorité. Jean-Michel Centres, du Collectif des exilés du 10e, comptabilise une trentaine de demandeurs d’asile et une dizaine de mineurs à la rue. La saturation des dispositifs d’accueil les contraint à dormir dehors, alors que les nuits s’allongent et se refroidissent.
jeudi 20 août 2009
Polémique après l'évacuation du square Villemin
Par Marie Barbier le jeudi 20 août 2009, 08:00 - Les Afghans du Canal
Il est un peu plus de 21 heures, mardi soir, lorsque CRS et maîtres-chiens débarquent au square Villemin dans le 10e arrondissement parisien. Situé entre le canal Saint-Martin et la gare de l'Est, ce petit parc est devenu le refuge des jeunes migrants qui affluent à Paris depuis la fermeture du centre de Sangatte, près de Calais, en 2002. Tous les soirs, ils sont plusieurs centaines à escalader les grilles du parc pour s'y réfugier la nuit. Une situation qui ne pouvait plus durer, selon la mairie et la préfecture de police, qui ont décidé conjointement la fermeture nocturne du jardin. Pour une durée indéterminée, des forces de l'ordre patrouilleront la nuit devant le square pour dissuader les migrants d'y entrer.
vendredi 19 décembre 2008
Sangatte au coeur de Paris
Par Marie Barbier le vendredi 19 décembre 2008, 19:43 - Les Afghans du Canal

REPORTAGE. Certains ont à peine quatorze ans. Les plus âgés, la trentaine. Tous les soirs, place du Colonel-Fabien, dans le 10e arrondissement de Paris, des dizaines de jeunes hommes attendent. Leur espoir ? Réussir à monter dans les bus de l’Atlas qui transportent les sans-abri dans des centres d’hébergement, et éviter ainsi de passer une nouvelle nuit dehors. Ce sont des Afghans, dans leur très grande majorité, et il y a aussi quelques Irakiens et Iraniens. Ils ont fui des pays en guerre, parcouru l’Europe pendant des mois et atterri à Paris, au carrefour des routes migratoires.



