L’été dernier, l’arrivée sur les plages corses de 123 kurdes syriens avait été le prétexte saisi par Eric Besson pour durcir une fois de plus la politique migratoire française. Alors que ce projet de loi devrait être examiné avant la fin de l’année par le Sénat, les élus de l’assemblée de Corse ont adopté vendredi une motion qui déclare l’île « terre sans expulsion » et juge que la loi Besson constitue un « nouveau cap dans l’iniquité et la réduction du droit des migrants ».La motion adoptée mélange les propositions de Dominique Bucchini (PCF) et de Jean-Christophe Angelini, Femu a Corsica (nationaliste modéré). « En rappelant le poids économique des sans-papiers, nous leur redonnons une dignité », explique ce dernier, qui assure que la motion est « symbolique, mais à portée pratique » puisqu’elle demande aux élus de participer à des parrainages.