Laissez-passer

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Délit de solidarité

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 8 septembre 2011

Poursuivi pour avoir nettoyé un bidonville !

Le campement du Moulin-Galant avant nettoyage«Nous revendiquons le droit d’être solidaires !» Si le but de l’action judiciaire engagée contre Serge Guichard était de le faire taire, une chose est sûre : elle a échoué ! Le président de l’association de solidarité avec les familles roms de l’Essonne apparaît plus remonté que jamais.

Ce militant de longue date de la cause rom est cité à comparaître le 22 septembre devant le tribunal d’instance d’Evry pour « dépôt d’immondices sur la voie publique ». Il risque 1500 euros d’amende et une inscription sur son casier judiciaire. La peine est minime, mais reste « inadmissible sur le principe et sur la forme » pour Serge Guichard, bien décidé à transformer ce procès en tribune pour les Roms.

Lire la suite...

jeudi 26 novembre 2009

Les "délinquants solidaires" répondent à Besson

Seize associations de soutien aux étrangers ont envoyé une lettre ouverte au ministre de l'Immigration suite à l'annonce de sa circulaire sur l'aide humanitaire aux étrangers en situation irrégulière. En mars 2008, le film Welcome de Philippe Lioret avait remis sous les projecteurs l'article L622-1 du code des étrangers qui punit de cinq ans de prison et de 30 000 euros d'amende « l'aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d'un étranger en France ».

Récusant ce "délit de solidarité", Eric Besson a pourtant présenté en début de semaine une circulaire visant à rassurer les personnes aidant des sans-papiers à titre humanitaire. Les "délinquants solidaires" dénoncent un "simulacre de concertation", un texte "choquant" avec "une grave remise en cause de la notion d’accueil inconditionnel". "Une action humanitaire ne se divise pas et ne supporte aucune restriction fut-elle souhaitée par une autorité politique" écrivent-elles. Les associations demandent l'abrogation du "délit de solidarité".

vendredi 23 octobre 2009

Les mensonges de monsieur Besson

On le savait depuis ses mensonges éhontés sur le délit de solidarité, le ministre de l’Immigration, Eric Besson, aime travestir la réalité. Ainsi, à l’écouter, les trois Afghans renvoyés par charter dans la nuit de mardi à mercredi ne sont pas en danger puisqu’ils sont « originaires de villes situées à proximité de Kaboul ». Démenti formel du gouvernement afghan : ces migrants ne sont pas de la capitale, mais « originaires de provinces où il y a la guerre, les talibans, le terrorisme » affirme le général Mohammad Omar Ayar, vice-ministre aux réfugiés et au rapatriement.

Deuxièmement, selon le ministre, les trois migrants seraient logés dans un hôtel dans la capitale afghane «payé par la France pendant deux semaines». En réalité, cet « accompagnement » a été pour le moins expéditif : l’attaché de sécurité intérieur est resté vingt minutes avec les expulsés à leur descente d’avion avant de les conduire à l’hôtel… d’où ils sont partis au matin.

L’un d’entre eux, Faysal, a livré un témoignage accablant à un journaliste de l’Express. Ce jeune homme de vingt-deux ans affirment que les policiers français l’ont « frappé » et « voulaient (l)’obliger à signer un papier disant qu’(il) s’engageait à rentrer au pays ». Hier, François Fillon affirmait : « En la matière nous n'avons aucune leçon de morale à recevoir car s'il est bien un pays et un gouvernement qui ne laissent pas tomber le peuple afghan, c'est bien le nôtre »

vendredi 17 juillet 2009

Délit de solidarité, Besson ouvre le dialogue

Il risque d'y avoir du grabuge ce matin rue de Grenelle. Après des mois de polémiques, le ministre de l'Immigration a invité les associations de soutiens aux sans-papiers pour discuter du délit de solidarité.

Remis sous les projeteurs par le film de Philippe Lioret Welcome en mars dernier, ce délit punit de cinq ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende « l'aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d'un étranger en France ». Selon les associations, les humanitaires seraient mis en garde à vue et même parfois poursuivis sur la base de ce désormais fameux L.622-1. Pour Éric Besson, au contraire, « le délit de solidarité n'existe pas » et « personne n'a jamais été condamné en France pour avoir aidé un sans-papiers ». Et lorsque des associations comme le Gisti publie des listes de personnes condamnées, fac-similé des décisions de justice à l'appui, le ministre n'hésite pas à qualifié la crédibilité de cette association de « proche de zéro »...

Lire la suite...

mercredi 17 juin 2009

Procès de la solidarité à Rodez

Aujourd'hui à 14 heures, Salimou Fofana comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Rodez. La justice reproche à ce Guinéen de 45 ans d'avoir hébergé, nourrit et "conservé des documents personnels et administratifs" d'un compatriote sans-papiers. Des actes répréhensibles, selon la loi française : l'article L.622-1 punit l'aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d'un étranger en France de cinq ans de prison et de 30 000 euros d'amende. Cet après-midi, Salimou Fofana ne devrait pas être seul : le Collectif des réfugiés pour la région de Rodez a d'ores et déjà prévu une "haie d'honneur" pour l'accueillir au tribunal.

Lire la suite...

jeudi 11 juin 2009

Les défenseurs des migrants subissent répression et intimidation

D’abord la bonne ou la mauvaise nouvelle ? Soyons positifs : d’après le rapport de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (1), de plus en plus de citoyens français refusent la politique d’immigration actuelle et viennent en aide aux migrants. La mauvaise tombe comme un couperet : ces citoyens solidaires sont stigmatisés, réprimés et intimidés par les pouvoirs publics et il existe bel et bien, contrairement à ce qu’affirme le ministre de l’Immigration, un « délit de solidarité » en France.

Lire la suite...

jeudi 30 avril 2009

"Si Besson ne veut poursuivre que les passeurs, que la loi le dise"

ENTRETIEN. Le Parti socialiste présente aujourd'hui à l'Assemblée nationale sa proposition de loi pour supprimer définitivement le "délit de solidarité". Le film Welcome de Philippe Lioret l'avait mis en lumière avec brio : l'article L.622-1 du Code des étrangers (Ceseda) permet de poursuivre en justice toute personne qui aide - ou tente même de le faire - un sans-papiers. Près de 16 000 personnes ont signé la pétition des "délinquants solidaires" qui demande l'arrêt des poursuites contre ceux qui aident à titre humanitaire. En attendant la proposition du groupe communiste déposée au sénat, les Socialistes défendent aujourd'hui la leur à l'Assemblée. Pour son rapporteur, Daniel Goldberg le gouvernement a déjà perdu la bataille de l'opinion.

Lire la suite...

mercredi 29 avril 2009

Les mensonges de Besson ne passent pas

« Contrevérités », « mensonges », « manipulations »… Le ton est encore monté d’un cran hier entre les associations de défense des étrangers et le ministre de l’Immigration Eric Besson. A l’occasion de la sortie d’un CD-DVD en soutien aux Amoureux au ban public (lire ici), les associations ont à nouveau dénoncé la « méconnaissance » et les déclarations « péremptoires et méprisantes » du transfuge socialiste.

En cause, les propos du ministre qui ne cesse de répéter depuis la sortie du film « Welcome » que le « délit de solidarité » dénoncé par les associations est un « mythe » puisque « depuis 65 ans, personne en France n’a jamais été condamné pour avoir simplement hébergé, donné à manger, transporté en voiture en auto-stop un étranger en situation irrégulière » (1). Le film de Philippe Lioret a remis sous les projecteurs l’article L.622-1 du Code des étrangers qui punit de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter, l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France ». Alors que le ministre assure que cet article de loi ne vise que les passeurs, les associations dénoncent, au contraire, une épée de Damoclès qui pèse sur quiconque se montrera solidaire d’un étranger en situation irrégulière. Preuves à l’appui.

Lire la suite...

mardi 14 avril 2009

Les 10 mensonges d'Éric Besson

Eric Besson sur France Inter

Interrogé sur France Inter mercredi 8 avril, en pleine polémique sur le « délit de solidarité », le ministre de l’Immigration a multiplié les contrevérités. Démonstration.



Lire la suite...

vendredi 10 avril 2009

Deux bénévoles de Calais vont poursuivre Eric Besson pour diffamation

Jean-Claude Lenoir et Charles Frammezelle, dit "Moustache", deux bénévoles qui viennent en aide aux migrants de Calais, nous ont confirmé hier qu'ils s'apprêtaient à porter plainte contre Éric Besson pour diffamation. Interrogé sur le "délit de solidarité" contre lequel une campagne associative et politique est actuellement menée, le ministre de l'Immigration avait déclaré mercredi matin sur France Inter : "Deux bénévoles humanitaires ont été condamnés avec dispense de peine en 65 ans pour être entrés dans la chaîne des passeurs : en clair, ils avaient transporté des fonds, pris de l'argent à des étrangers en situation irrégulière qu'ils avaient apporté à des passeurs".

Lire la suite...

mercredi 8 avril 2009

"Arrêtez-moi sinon je récidive"

REPORTAGE. Certains sont venus avec des menottes. D’autres avec des pancartes. "Je suis délinquant car j’aide les sans-papiers. Arrêtez-moi sinon je récidive". Tous abordent fièrement l’autocollant : "Aidant, je suis prêt à être poursuivi". Ils étaient 1100 selon la police, le double selon les organisateurs, hier à Paris en milieu de journée, venus se constituer symboliquement prisonniers pour avoir aidé des sans-papiers.

Lire la suite...

Prisonniers volontaires

80 rassemblements sont prévus aujourd'hui partout en France à l'initiative d'un collectif d'associations (Emmaüs, la Cimade, Secours catholique, France terre d'asile...).

Lire la suite...

Quand la loi punit la solidarité

Éric Besson voit rouge. L'objet de son ire ? L'initiative prévue ce jour où 5 500 "aidants" doivent se constituer prisonniers volontaires devant plusieurs palais de justice. "Si la solidarité est un délit, nous demandons à être poursuivis", exigent-ils dans une pétition.

Lire la suite...

"Il faut abroger l'article L.622-1"

ferre.jpg

ENTRETIEN. Nathalie Ferré est enseignante-chercheuse en droit
privé et membre du bureau du Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI).



Lire la suite...

vendredi 3 avril 2009

Un pavé noir dans la politique migratoire

Cette France-là, volume 1, éditions La Découverte, 448 pages, 15 euros.

couv.jpgCette France-là est d'abord un objet : un beau livre noir de 450 pages. Auto édité par le collectif de journalistes, militants et universitaires qui avait imprimé les affiches "Cette France-là, vous l'aimez ? Vous pouvez la changer !" pendant la campagne présidentielle de 2007, l'ouvrage dresse une contrexpertise de la politique migratoire menée par Nicolas Sarkozy depuis son élection. Le premier volume, qui vient de sortir, couvre la période entre le 6 mai 2007 et le 30 juin 2008. Quatre autres volumes suivront pour décortiquer, année après année, les politiques mises en œuvre durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Lire la suite...

- page 1 de 2