Des migrants à Salloum © Caritas Internationalis
Ils ont fui parce que la peur était « trop forte ». Des centaines de milliers de migrants ont quitté la Libye depuis le début du conflit. Une mission de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) s’est rendue mi-mai dans le port de Salloum, à la frontière égypto-libyenne, où elle a recueilli des témoignages « accablants et concordants » d’Africains subsahariens, victimes d’exactions racistes systématique.

Les « Africains noirs ont été systématiquement pris pour cible par divers groupes armés » résume Geneviève Jacques, en charge de la mission, qui a visionné des images avec des hommes battus à mort. Outre ces meurtres, la FIDH dénonce des viols, passages à tabac, spoliations et menaces. Ces migrants venaient tous de la région de Ben Ghazi, contrôlée par les rebelles, où ils ont été accusés d’être des mercenaires à la solde de Kadhafi.