C’est un « bilan sans concession » que dresse aujourd’hui les cinq associations présentes en rétention. Ce qui est soi est une victoire. En 2008, le ministère de l’Immigration lançait un appel d’offres pour morceler l’aide juridique dans les centres de rétention administrative (CRA) et réduire d’autant la parole de la Cimade, alors unique témoin gênant. Échec sur toute la ligne. « On est plus forts ensemble », résume Pierre Henry, directeur de France terre d’asile. « Nous avons dépassé ce piège de la concurrence pour défendre une ambition commune : faire respecter les droits de l’Homme en rétention », ajoute Jérôme Martinez, secrétaire général de la Cimade.