Laissez-passer

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lundi 16 mai 2011

Le procès des enfants enfermés

Erwan s’avance vers la barre avec calme. Ce jeune kossovar de 17 ans est cité comme témoin dans le procès de l’enfermement des enfants étrangers. Les applaudissements sont proscrits («ce n’est pas un spectacle»), l’ambiance studieuse. Depuis neuf heures, ce samedi, experts et témoins défilent devant ce tribunal d’opinion (1).

Erwan, dont la famille, sans-papiers, vit traquée en France depuis neuf ans, s’interroge, après son passage en centre de rétention : « Je ne savais pas quoi dire à mon petit frère. Comment expliquer à un enfant de six ans qu’il est enfermé dans une cage ? ».

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jeudi 13 janvier 2011

Haïti : un an de mensonges et de fausses promesses

Il s'appelle Maxène Castor, vit en France et voudrait faire venir auprès de lui ses deux enfants, un fils de onze ans et une fille de cinq ans, restés en Haïti. Refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii). Le motif ? Les enfants ne peuvent pas dormir dans la même chambre. Quelques mètres carrés, c'est donc ce qui manque à cette famille pour être enfin rassemblée. « C'est sûr que des mètres carrés, ils en ont en Haïti ! », ironise, amère, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme (LDH).

Un an après le séisme, les associations ont dénoncé mardi les promesses non tenues du gouvernement français. Quelques jours après le tremblement de terre qui fit 217 000 morts en Haïti, Éric Besson s'était engagé à faciliter l'accueil des victimes en allégeant les conditions du regroupement familial et de délivrance des visas. « Tous nos efforts doivent se concentrer sur l'aide aux Haïtiens », avait insisté le ministre de l'Immigration.

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mercredi 12 janvier 2011

« Je préfère passer ma vie enfermé en France que libre en Haïti »

PORTRAIT. Il ressemble à une bête traquée. Son regard est fuyant, ses mains tremblent. Nous l’appellerons Olivier, puisqu’il ne veut pas que son nom apparaisse, ni son visage. Olivier donc, Haïtien de 29 ans, est parti de Port-au-Prince le 25 décembre dernier pour un long voyage. Terminus officiel : Cotonou, la capitale du Bénin, en Afrique de l’Ouest. Destination officieuse : la France, où sa mère habite depuis vingt-deux ans et qu’il tente de rejoindre depuis « très longtemps ». Trop longtemps.

Olivier fait partie des soixante-quinze Haïtiens qui, les 23 et 26 décembre dernier, ont profité de leur transit dans les aéroports parisiens pour demander l’asile en France. Interpellés, placés en zone d'attente, ils ont, depuis, tous été libérés sur décision judiciaire.

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vendredi 31 décembre 2010

« On veut récupérer nos enfants »

Drôle d’ambiance au tribunal de grande instance de Bobigny hier. Les quarante-trois Haïtiens arrivés dimanche sans visa étaient présentés devant les juge des libertés qui devaient décider de leur maintien ou non en zone d’attente et leurs familles étaient venues nombreuses les soutenir.

A quatre jours d’intervalle, deux groupes de jeunes en provenance d’Haïti ont été interpellés par la police aux frontières avec la même histoire : jeunes étudiants, ils comptaient se rendre à Cotonou au Bénin dans le cadre d’un échange entre universités. Ils ont tous été placés en zone d’attente.

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mercredi 29 décembre 2010

Une partie des Haïtiens libérés

Coup de théâtre, mardi soir, au tribunal de Créteil : quinze haïtiens, arrivés en France sans visa le 23 décembre et maintenus en rétention suite à l’appel du procureur, ont été libérés. Deux restent en zone d’attente : l’un, dont la demande d’asile en urgence a été rejetée pourrait être renvoyé en Haïti dès vendredi matin. Les 43 autres Haïtiens arrivés dimanche devraient être présentés demain matin devant deux juges des libertés au Tribunal de grande instance de Bobigny.

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Quinze Haïtiens toujours enfermés

Les trente-deux Haïtiens arrivés jeudi à Orly avec un simple visa de transit se trouvaient hier dans une situation abracadabrantesque. Immédiatement placés en zone d’attente en prévision d’un retour forcé vers Haïti, ils avaient été séparés, par manque de place, une moitié étant transférée vers la zone d’attente de Roissy, Zapi 3. Hier, trente et un ont comparu devant les juges des libertés de Créteil et de Bobigny, le trente-deuxième étant hospitalisé pour des raisons inconnues.

Dans les deux tribunaux, les juges ont ordonné la fin de leur maintient en zone d’attente, pour vices de procédure ou présentation de garanties de représentation. Un seul, dont la famille ne s’était pas présentée à l’audience, a été maintenu en zone d’attente.

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mardi 28 décembre 2010

Quitter Haïti « coûte que coûte »

Ces gens-là n’ont pas de chance, ils sont trop âgés pour être adoptés. Sinon le gouvernement aurait envoyé un avion aux frais du contribuable pour les rapatrier en France ! » Avec cynisme, maître Mahieddine Bendaoud résume la situation des trente-deux Haïtiens débarqués à l’aéroport d’Orly jeudi 23 décembre. Ils ont entre vingt et trente ans et ont vu leur demande de visa long séjour refusée par les autorités françaises, malgré la présence de leur famille sur le territoire.

Arrivés jeudi soir à Paris avec un visa de transit, ils ont immédiatement été placés en zone d’attente, en prévision d’un retour forcé vers Haïti. Pour éviter ce refoulement, les trente-deux Haïtiens ont demandé l’asile. Seize sont restés en zone d’attente à Orly, seize ont été transférés à Roissy faute de place. Tous y ont passé le réveillon de Noël.

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vendredi 9 avril 2010

Une jeune haïtienne expulsée

Une Haïtienne de quinze ans a été reconduite vers Port-au-Prince, hiersoir, ont dénoncé plusieurs associations. Au lendemain du séisme, le ministre de l'Immigration, Eric Besson, avait pourtant assuré qu’il suspendait « toute procédure de reconduite dans leur pays d’origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière ». Lethtana tentait de rejoindre ses parents installés en métropole. Ils avaient lancé une procédure de regroupement familial. Arrivée en Guadeloupe le 5 avril, elle n’a pu sortir de la zone d’attente, ce qui fait dire à la préfecture qu’il ne s’agit pas d’une expulsion mais d’un refoulement puisque la jeune fille n’avait pas encore foulé le sol français. Lethtana appréciera la nuance.