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Tag - Hauts-de-Seine

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mercredi 14 décembre 2011

Un prof de maths menacé d’expulsion

Rassemblement lundi soir devant Edouard Vaillant
Au chômage forcé depuis quinze jours, Cheikna Aliou Koïta ressasse sa colère. « Nous sommes les bouche-trous de l’Éducation nationale, quand ils ont besoin de nous, ils nous utilisent, sinon... » Ce Mauritanien de 31 ans était jusqu’au 30 novembre dernier professeur vacataire (non titulaire et payé à l’heure) au collège Edouard Vaillant de Gennevillliers (Hauts-de-Seine). Déjà diplômé de physique et de génie pétrolier, ce jeune homme brillant s’était inscrit à la rentrée dernière en troisième année de licence informatique à Paris VI. Pour ajouter une nouvelle corde à son arc, mais aussi faute de pouvoir sortir de son statut d’étudiant, qui lui permettait jusqu’à maintenant d’obtenir des papiers.

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mercredi 7 décembre 2011

Dans les Hauts-de-Seine, les étrangers peuvent aller uriner « chez Claude »…

Devant la sous-préfecture d'Antony ce matin
Dans le cadre de la semaine d’action contrer les conditions d’accueil des étrangers en préfecture, des militants du Réseau éducation sans frontières ont installé ce matin, devant la sous-préfecture d’Antony (Hauts-de-Seine) des sanisettes Claude Guéant ! Barrés d’un bandeau jaune « Chez Claude », les WC ont été posés à l’aube sur le parking avec le soutien d'élus du départements. Dans cette sous-préfecture, comme dans des dizaines d’autres partout en France, des centaines d’étrangers doivent attendre chaque nuit en plein air pour tenter d’être reçus par les services administratifs de l’Etat (lire notre reportage ici).

Le RESF a par ailleurs écrit un courrier au sous-préfet d’Antony pour lui demander de « bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour pérenniser ce dispositif indispensable à l’hygiène publique et au respect dû à chacun ». Laissé en place le matin, les petits coins avaient disparus à 14 heures. Bien décidé à ne pas voir disparaitre leur urinoire guéantiste, les militants se sont rendus au commissariat pour déposer une main-courante pour vol…

vendredi 25 février 2011

Les mensonges du préfet du 92

Le préfet des Hauts-de-Seine a vivement réagi au rassemblement du Réseau éducation sans frontières devant la sous-préfecture d’Antony organisé mardi dernier, n’hésitant pas à lancer des contre-vérités. « Ces personnes sont entrées ou sont restées sur le territoire français illégalement » affirme Patrick Strzoda dans Le Parisien à propos des hommes et des femmes obligés d’attendre des nuits entières pour renouveler leur titre de séjour et dont la grande majorité ne sont pas du tout en situation irrégulière ! Et d’ajouter que le bâtiment administratif ne « se prête pas à des aménagements ». Mauvaise foi, quand tu nous tiens...


mercredi 23 février 2011

« On nous traite comme ça parce qu'on est étrangers »


Aïcha et Khadija ont un peu « le trac ». Pour la première fois, les deux lycéennes de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) se rendent en préfecture pour obtenir un titre de séjour. D’origine marocaine, les deux jeunes filles se disent « prêtes à tout pour avoir des papiers ». Même à se réveiller en pleine nuit pour attendre dans le froid un hypothétique rendez-vous. Levées à quatre heures du matin hier, elles ont donc rejoint la longue file d’attente des étrangers devant la sous-préfecture d’Antony.

L’occasion pour le Réseau éducation sans frontières (RESF) d’organiser un rassemblement de protestation contre les conditions d’accueil des étrangers en préfecture. Quelques tentes sont même dressées devant le bâtiment administratif, rapidement retirées par les policiers pour « occupation illégale du domaine public ». Tant pis pour les enfants qui dormaient à l’intérieur, protégés du froid. « Est-ce que c’est la place d’un enfant d’être là en pleine nuit ? » interroge, sans sourciller, le commissaire d’Antony. C’est justement la question posée par Resf dans une lettre ouverte au préfet : « Est-il normal de passer la nuit à faire la queue dans le froid sous la pluie et parfois la neige, sans toilettes, sans abri, à la porte d’un bâtiment censé symboliser la République ? »

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jeudi 16 décembre 2010

Lycéens solidaires

« Ils vont à l'école comme nous, mais ils ont peur tout le temps. Ca s'fait pas, c'est pas normal. » Mélissa a seize ans et manifestait hier pour la première fois de sa vie. L'objet de sa colère ? Le sort réservé à ses camarades de classe sans papiers du lycée professionnel Jules Maret de Boulogne (Hauts-de-seine). Le Réseau éducation sas frontières (RESF) organisait hier deux rassemblements devant les sous-préfectures d'Antony et de Boulogne, nouvelle étape dans la campagne de mise sous protection des jeunes majeurs sans papiers. Depuis le 1er octobre, le conseil régional d'Ile-de-France et plus de soixante dix lycées de la région ont voté des résolutions de soutien à ces élèves.

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dimanche 7 février 2010

Mobilisation générale pour les sans-papiers

De Poitiers à Clermont-Ferrand, en passant par Paris et Nantes, de nombreuses manifestations se sont tenues samedi en faveur des sans-papiers. Des initiatives sporadiques, qui n'avaient pas toutes le même mot d'ordre. Les travailleurs réclament une circulaire de régularisation ; l'UNEF demande des cartes de séjour pour les étudiants ; les habitants de Colombes et Clermont-Ferrand, qui ont récemment connu des expulsions musclées, demandent le retour de leurs lycéens ; d'autres, enfin, exigent la fermeture des centres de rétention. Tous ces mots d'ordre sont-ils si différents ? A Paris, au ministère de la régularisation de tous les sans papiers, on s'interrogeait judicieusement sur la convergence des luttes. Une question effectivement d'actualité...

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dimanche 23 août 2009

Les sans-papiers n'oublient pas Saint-Bernard


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Reportage photo
: Frédéric Poussin

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vendredi 19 juin 2009

Le chemin de croix de Moïse

PORTRAIT. Un comportement nerveux dans les jours précédents l'incendie. D'après son avocate, Mylène Stambouli, cette nervosité constitue le seul élément à charge contre Moïse Diakité, l'un des dix mis en examen suite à l'incendie du centre de Vincennes. Nerveux, on le serait à moins : ce 21 juin 2008, ce Malien de 35 ans est depuis trois jours en rétention où il n'a rien à faire : père de sept enfants français nés en France, il est tout simplement inexpulsable…

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mercredi 22 avril 2009

"Bienvenue en France Taoufik !"

REPORTAGE. Le salon d'honneur de l'aéroport d'Orly était, mardi soir, le théâtre d'une manifestation peu commune. Le chef du protocole avait lui-même la berlue devant ces militants armés de banderoles et de drapeaux, venus accueillir, en grande pompe, le jeune Taoufik El Madroussi, de retour en France après sept mois d'exil forcé au Maroc.

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vendredi 3 avril 2009

Un pavé noir dans la politique migratoire

Cette France-là, volume 1, éditions La Découverte, 448 pages, 15 euros.

couv.jpgCette France-là est d'abord un objet : un beau livre noir de 450 pages. Auto édité par le collectif de journalistes, militants et universitaires qui avait imprimé les affiches "Cette France-là, vous l'aimez ? Vous pouvez la changer !" pendant la campagne présidentielle de 2007, l'ouvrage dresse une contrexpertise de la politique migratoire menée par Nicolas Sarkozy depuis son élection. Le premier volume, qui vient de sortir, couvre la période entre le 6 mai 2007 et le 30 juin 2008. Quatre autres volumes suivront pour décortiquer, année après année, les politiques mises en œuvre durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

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mercredi 1 avril 2009

Malakoff fête le retour prochain de Taoufik

Taoufik El-MadroussiREPORTAGE. Devant le lycée Louis-Girard à Malakoff (Hauts-de-Seine), la banderole "Taoufik doit revenir" a été barrée d'un "va" victorieux. La grève générale prévue hier pour exiger le retour de ce lycéen sans-papiers de 21 ans expulsé en août dernier s'est donc transformée en assemblée joyeuse devant le lycée.

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mercredi 24 décembre 2008

Les Oubliés de Saint-Paul se rappellent au bon souvenir du préfet

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REPORTAGE. "On est là pour faire porte voix, comme d’habitude. Ca attire les télés". Josiane Balasko, devant l’église Saint-Paul de Nanterre (Hauts de Seine), martèle son message face aux caméras : « Nous demandons au préfet la régularisation de ces 58 hommes, femmes et enfants. Il est normal qu’ils puissent vivre normalement dans notre pays ». Hier matin, des personnalités du monde artistiques et politiques ont apporté leur soutien au collectif des Oubliés de Saint-Paul, qui exigent depuis huit longs mois leur régularisation.

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