Laissez-passer

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mardi 17 novembre 2009

Démantèlement du campement de Loon-Plage

Les forces de l’ordre ont procédé, ce matin, au démantèlement du campement de migrants de Loon Plage, près de Dunkerque. D’après les associations présentes, une cinquantaine de migrants ont été arrêtés avant que grues et bulldozers ne détruisent les abris de fortune.

Les associations (Mrap, LDH, Salam...) dénoncent une opération inutile qui « continuera de véhiculer une triste image de notre « identité nationale », synonyme de répression aveugle, d’exclusion, d’atteinte répétée aux droits de l’homme ».

Lire aussi le reportage à Loon plage en septembre dernier :
Une jungle qui en cache d'autres

vendredi 25 septembre 2009

Une jungle qui en cache d'autres

REPORTAGE. A Loon-Plage se dresse l'un des dix-neuf campements de migrants répertoriés le long du littoral de la Manche. Démantelé il y a deux mois, il a été reconstruit depuis.

A perte de vue, le plat pays. Et des vagues de dunes pour dernier terrain vague, aurait dit le grand Jacques. Contrairement à la « jungle » de Calais, démantelée avec pertes et fracas mardi matin, celle de Loon-plage, à quelques kilomètres de Dunkerque, se situe en pleine campagne. Ce campement sauvage sert de refuge à une soixantaine de migrants - principalement Afghans, Irakiens et Iraniens. Depuis la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte (Pas-de-Calais), en novembre 2002, ces installations sauvages se sont multipliées le long du littoral de la Manche. La semaine dernière, les associations comptabilisaient dix-neuf « jungles » connues, de Saint-Malo à Roscoff.

Celle de Loon-Plage, édifiée il y a déjà plusieurs années, est régulièrement démantelée par les forces de l'ordre. La dernière destruction au bulldozer date de juin : comme à Calais cette semaine, le campement avait été entièrement rasé.


La destruction de la "jungle" de Loon-Plage le 17 juin dernier

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jeudi 1 janvier 2009

Nuits glaciales dans le Nord

CALAIS032.jpg

Les nuits sont glaciales ces jours-ci dans le Nord-Pas-de-Calais pour les migrants condamnés à dormir dehors depuis la fermeture du centre de Sangatte, en 2002. Selon le rapport de la Coordination française pour le droit d’asile, ils sont quelque 1 500 le long du littoral de la Manche, bloqués faute de pouvoir passer en Angleterre. Ils viennent d’Afghanistan, d’Irak, d’Érythrée ou du Soudan. À Calais, ils seraient actuellement entre 600 et 700, selon les chiffres des associations qui leur viennent en aide.

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