Triste nouvelle qui vient de tomber sur le fil : la cour administrative
d’appel de Lyon confirme l'obligation de quitter le territoire français (OQTF)
délivrée par la préfecture du Rhône à l'encontre de Guilherme Hauka-Azenga,
père de famille angolais que l'administration française a tenté d'expulser
quatre fois sans succès depuis le mois de janvier (lire ici).
Sans surprise, l’arrêt a repris les conclusions du rapporteur public qui
remettait en question la version de Guillherme Hauka-Azanga, absent le jour de
l’audience du 9 juin, sur
les conseils de son avocat qui craignait une arrestation. Terrorisé par ces
nombreuses tentatives d'expulsion particulièrement violentes, Guilherme se
cache depuis sa libération en avril dernier. Il bénéficie du soutien des
parents d'élève de l'école Gilbert Dru (où sont scolarisés ses enfants) qui ont
créé une fabuleuse mobilisation autour de lui et continuent encore
régulièrement à organiser des manifestation de soutien (voir leur site). Le 25 mai dernier, 300 personnes
avaient marché de l'école Gilbert Dru à la préfecture, où 5210 lettres
demandant sa régularisation immédiate, qui n'avaient pu être remises, avaient
été accrochées devant le bâtiment.
Guilherme, 45 ans, est père de deux enfants nés en France d'une mère
congolaise en situation régulière sur le territoire. En Angola, qu'il a fui en
2002, il laissé cinq enfants, d'une mère angolaise décédée en 2004. Dans sa
décision, rendue le 16 juin, la cour a estimé que M. Hauka Azanga "ne vivait
pas avec sa compagne et leurs enfants à la date de la décision en litige",
qu'il n'avait pas "justifié de sa participation à l'entretien et à l'éducation
des enfants à cette même date" et qu'il n'avait pas démontré "la réalité de la
disparition alléguée" de son épouse angolaise.
Guilherme a désormais épuisé tous les recours sans obtenir le statut de
réfugié.