Laissez-passer

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jeudi 12 avril 2012

Deux enfants en rétention à Lyon

Deux enfants scolarisés à Lyon ont été arrêté hier avec leurs parents, dans l’hôtel où la préfecture les avaient logés, et placés au centre de rétention. La préfecture avait en effet obligation de loger la famille suite au référé que celle-ci a déposé à la fin du Plan froid. Mariame, 9 ans, et Atar, 7 ans, sont scolarisés à l’école Jean Giono, dans le 8e arrondissement. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) rappelle que l’enfermement des enfants étrangers est contraire aux principes protégés par les textes internationaux.

M., Mme Mamoï et les deux enfants vivent en France depuis septembre 2010. D'une communauté ethnique minoritaire d'Azerbaïjan, le couple s'est vu refuser sa demande d'asile par l'OFPRA, puis par la CNDA. Le 23 février 2012, la préfecture refuse à son tour la demande de titre de séjour et délivre à la famille une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français).

mercredi 30 novembre 2011

L’histoire de Guilherme en photos

Des chiffres, un visageC’est l’histoire d’une lutte. Une lutte longue et acharnée que ses protagonistes n’oublieront pas de sitôt. Les lecteurs de l’humanité aussi s’en souviennent : le 8 avril 2010, quelques minutes avant minuit, Guilherme Hauka Azanga ressort libre du centre de rétention de Bobigny. Une victoire pour ce père de famille angolais qui a échappé à quatre tentatives d’expulsion et purgé deux mois de prison pour avoir voulu vivre en France alors qu’il n’était pas un immigré « choisi ». Avec une violence aveugle et opiniâtre, l’administration française s’est acharné sur cet homme - « grain de sable dans la machine à expulser », comme le titrait alors l’Humanité - n’hésitant pas à utiliser un avion privé pour le faire quitter le pays à tout prix.

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mardi 2 novembre 2010

Jugé pour rébellion contre des expulsions

Cheveux gris impeccablement peignés et costume élégant, André Barthelemy, 73 ans, se tient droit derrière la barre des accusés. « La défense des droits de l’Homme a été une constante dans ma vie, dit-il aux juges. Je ne pouvais pas rester impassible face à cette atteinte à la dignité humaine ». Le président de l’ONG lyonnaise Agir ensemble pour les droits de l’homme comparaissait vendredi devant la cour d’appel de Paris. En février 2009, le tribunal de Bobigny l’avait condamné à 1 500 euros d’amende pour « provocation active à la rébellion » et « entrave volontaire à la circulation d’un aéronef ».

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dimanche 5 septembre 2010

Guilherme parmi les manifestants

Guilherme Hauka-Azanga se souviendra longtemps de ce samedi 4 septembre 2010. D’abord parce que ce père de famille sans-papiers, contraint de vivre caché depuis six mois, est sorti de l’ombre pour manifester au grand jour ; ensuite parce que ses enfants, dont il est désormais séparé, étaient à ses côtés. Enfin, parce que Guilherme a chanté en duo avec Jane Birkin la superbe chanson de Serge Gainsbourg «Les p’tits papiers».

Depuis janvier dernier, une large mobilisation entoure cet Angolais de 45 ans qui vit à Lyon avec sa compagne congolaise, les deux filles aînées de cette dernière et leurs deux enfants. « La seule possibilité pour cette famille est de vivre en France, martèle Annabelle Billaud, membre de son comité de soutien. Ces enfants sont nés en France, pourquoi irait-ils vivre en Angola ?»

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mercredi 23 juin 2010

Guilherme débouté

Triste nouvelle qui vient de tomber sur le fil : la cour administrative d’appel de Lyon confirme l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) délivrée par la préfecture du Rhône à l'encontre de Guilherme Hauka-Azenga, père de famille angolais que l'administration française a tenté d'expulser quatre fois sans succès depuis le mois de janvier (lire ici).

Sans surprise, l’arrêt a repris les conclusions du rapporteur public qui remettait en question la version de Guillherme Hauka-Azanga, absent le jour de l’audience du 9 juin, sur les conseils de son avocat qui craignait une arrestation. Terrorisé par ces nombreuses tentatives d'expulsion particulièrement violentes, Guilherme se cache depuis sa libération en avril dernier. Il bénéficie du soutien des parents d'élève de l'école Gilbert Dru (où sont scolarisés ses enfants) qui ont créé une fabuleuse mobilisation autour de lui et continuent encore régulièrement à organiser des manifestation de soutien (voir leur site). Le 25 mai dernier, 300 personnes avaient marché de l'école Gilbert Dru à la préfecture, où 5210 lettres demandant sa régularisation immédiate, qui n'avaient pu être remises, avaient été accrochées devant le bâtiment.

Guilherme, 45 ans, est père de deux enfants nés en France d'une mère congolaise en situation régulière sur le territoire. En Angola, qu'il a fui en 2002, il laissé cinq enfants, d'une mère angolaise décédée en 2004. Dans sa décision, rendue le 16 juin, la cour a estimé que M. Hauka Azanga "ne vivait pas avec sa compagne et leurs enfants à la date de la décision en litige", qu'il n'avait pas "justifié de sa participation à l'entretien et à l'éducation des enfants à cette même date" et qu'il n'avait pas démontré "la réalité de la disparition alléguée" de son épouse angolaise.

Guilherme a désormais épuisé tous les recours sans obtenir le statut de réfugié.

jeudi 10 juin 2010

Nouvelle bataille pour Guilherme

Banderole pour GuilhermeIl y avait foule hier après-midi au tribunal administratif de Lyon. Une centaine de parents d’élève, associatifs et simples citoyens avaient fait le déplacement pour soutenir Guilherme Hauka Azanga, dans son procès en appel contre le préfet du Rhône. Banderoles, badges et même t-shirt avaient été sortis pour l’occasion par le comité de soutien de ce papa angolais menacé d’expulsion, qui se bat pour rester en France auprès de sa compagne et de leurs enfants (lire ici). Hier, Guilherme faisait appel du refus préfectoral de lui délivrer un titre de séjour et de son obligation à quitter le territoire français.

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mercredi 28 avril 2010

Sarkozy interpellé sur le cas de Guilherme

Plusieurs associations et syndicats (LDH, RESF, FCPE, FSU...) interpellent, dans une lettre ouverte, Nicolas Sarkozy sur le cas de Guilherme Hauka-Azanga. Après quatre expulsions ratées (lire ici), ce père de famille lyonnais vit aujourd’hui caché, menacé d’un nouvel éloignement. Les organisations demandent sa régularisation et dénoncent, par ailleurs, la surveillance policière autour de son comité de soutien : « Devons-nous considérer cela comme de vaines démonstrations d’intimidation de parents d’élèves ? ». A l’Elysée, on répond qu’il n’y aura « pas de réponse publique » à cette lettre.

Télécharger la lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

vendredi 9 avril 2010

Guilherme, caillou dans la machine à expulser

La lumière des réverbères éclaire faiblement un homme seul sur le trottoir. En costume sombre, il tire derrière lui une lourde valise blanche. Au bout de la rue, des cris et des applaudissements éclatent. Jeudi, quelques minutes avant minuit, Guilherme Hauka Azanga ressort libre du centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny. Comme une dernière humiliation, les agents de la police aux frontières le libèrent par la porte de derrière, quand sa famille et ses soutiens l’attendent devant l’entrée principale. Épilogue éloquent de plusieurs mois d’acharnement administratif contre un homme qui a résisté à quatre tentatives d’expulsion, a purgé deux mois de prison et dont le seul crime, rappelle ses soutiens, est « de vouloir vivre en France avec sa famille ».

La une de l'Humanité du 10 avrilQuelques heures plus tôt, la préfecture du Rhône avait diffusé un communiqué de presse succinct indiquant que, dans « l’impossibilité matérielle de faire procéder à la reconduite à la frontière de Monsieur Hauka Azanga à destination de son pays, l’Angola », le préfet du Rhône décidait de mettre fin à sa rétention. Une belle victoire pour les soutiens qui ont mené une impressionnante mobilisation contre l’expulsion de ce père de famille lyonnais. A peine libéré, ce dernier, visiblement ému, raconte les derniers rebondissements de son aventure : « Vers 16 heures (jeudi, NDLR), j’ai été transféré du centre de rétention vers le Bourget et mis dans un jet privé. Après quarante minutes de vol, le pilote m’a dit qu’on faisait demi-tour, qu’il n’avait pas accès à l’espace aérien du Portugal ». Prête à tout pour l’expulser, l’administration comptait transférer Guilherme à Lisbonne, d’où un vol décollait dans la soirée pour Luanda.

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