Laissez-passer

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jeudi 18 février 2010

Le soutien aux grévistes s'amplifie

« Trop, c’est trop. » Au numéro 8 de la rue du Regard, dans le sixième arrondissement de Paris, Mahamadou Doucansy, attend les forces de l’ordre de pied ferme. Il ne se laissera pas faire. Depuis le 7 décembre, ce travailleur occupe, avec 250 autres sans-papiers, les locaux du Fond d'assurance formation des Salariés de l'artisanat et du BTP (Faf-Sab). Le 2 février, le tribunal de grande instance de Paris leur donnait 24 heures pour déguerpir, avant d’envoyer les pandores. Deux semaines plus tard, les grévistes sont toujours là. Remontés à bloc.

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mardi 9 février 2010

Les sans-papiers de la rue du Regard « sous protection »

Depuis une semaine, il est là tous les jours, dès six heures du matin, « au cas où la police arriverait ». Laurent Cantet, Palme d'or du festival de Cannes pour son film « Entre les murs », se dit prêt à « faire tampon entre les forces de l'ordre et les grévistes » sans papiers de la rue du Regard (Paris 6e), menacés d'une évacuation imminente. « La grève est un droit constitutionnel qui n'est pas négociable », dit-il. Le réalisateur n'est pas le seul à s'être positionné. En quelques jours, un impressionnant mouvement de solidarité s'est constitué autour de ce piquet de grève.

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jeudi 19 février 2009

Le conflit s'enlise à Man BTP

REPORTAGE. "Qu'est ce qu'on veut ? Des papiers ! Pour qui ? Pour tous !" Pour la troisième fois depuis le début de leur grève, le 3 juillet dernier, les travailleurs sans-papiers de l'agence d'intérim Man BTP se sont rassemblés devant la fontaine Saint-Michel à Paris pour soutenir la délégation des porte-parole, élus, syndicats et associations reçue hier en préfecture. Les drapeaux roses de Solidaires flottent dans l'air, on danse et on chante pour se réchauffer :

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jeudi 12 février 2009

Quand Besson régularise les travailleurs en lutte

De g. à d. : Abdoul N'Diaye, Thierry Dumez, Daniel Goldberg et Eliane Assassi Les grévistes reçus à l'Assemblée

REPORTAGE. Après 272 jours de grève, les travailleurs sans papiers d'Alfa Services voient enfin le bout du tunnel. Le 16 juin, ils étaient trente de cette société de nettoyage du Bourget (Seine-Saint-Denis), soutenus par la CGT, à se mettre en grève pour demander leur régularisation et l'amélioration de leur condition de travail. Huit mois plus tard, c'est le ministre de l'immigration lui-même qui propose une sortie de crise : "J'ai décidé de faire délivrer à ces 22 personnes dont l'embauche était prévue par le protocole de fin de conflit une autorisation provisoire de séjour avec autorisation provisoire de travailler d'une durée de trois mois" écrit Éric Besson dans une lettre envoyée mardi au député socialiste Daniel Goldberg.

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mercredi 28 janvier 2009

Le combat gagnant des travailleurs

Tout en haut des Champs-Élysées, ils ne sont plus que huit autour du drapeau rouge de la CGT. Devant le restaurant Quick, une feuille scotchée sur un tronc d'arbre précise aux passants curieux que ces hommes sont en grève depuis le 20 mai pour obtenir leur régularisation : 254 jours de grève… Une éternité. Sur les douze travailleurs, huit ont obtenu, à l'arraché, leur régularisation. Le compte y est presque. "On approche de la fin, soupire Robert Piot de la CGT. On va bientôt pouvoir signer le protocole de fin de conflit."

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Les intérimaires, dans "le fond de la poubelle"


REPORTAGE. "Dans l'intérim, on a vraiment touché le fond de la poubelle" soupire Yannick Poulain, secrétaire général de l'Union syndicale de l'intérim CGT. Les intérimaires sans-papiers ont rejoint le mouvement en juin, non sans difficulté : le gouvernement a d'abord farouchement refusé de les prendre en compte, estimant qu'il fallait être en CDI pour prétendre à la régularisation par le travail. Depuis la mi-décembre et la définition de nouveaux critères, les intérimaires peuvent enfin déposer leur dossier en préfecture. Un soulagement pour les sans-papiers qui occupent les agences parisiennes : Perfect Interim, Man BTP, Manpower...

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vendredi 26 décembre 2008

Des avancées pour les 88 de Man BTP

REPORTAGE. Il a fallu faire venir un diable à roulettes pour porter les deux cartons. Au dessus, un plaisantin a posé un casque de chantier, attaché par une corde. Histoire de rappeler que les dossiers qui sont rangés là sont ceux de travailleurs. 65 dossiers : ceux des intérimaires de l’agence Man BTP en lutte depuis le 3 juillet. Plus de 150 jours de grève et d’occupation pour obtenir leur régularisation. Plus encore que les autres travailleurs sans papiers, les "88 de man BTP" (dont 65 dépendent de la préfecture de Paris), comme on les appelle maintenant, ont dû se battre pour que leurs droits soient reconnus : le ministère avait relégué les intérimaires aux oubliettes, les excluant de l'article 40 de la loi du 20 novembre 2007 et de la circulaire du 7 janvier 2008, qui prévoient les conditions de régularisations des travailleurs sans papiers sur demande de leur employeur. Il a fallu attendre le vendredi 12 décembre pour que le ministère transmette enfin les critères communs aux préfectures, y compris ceux des intérimaires.

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