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Tag - Manuel Valls

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dimanche 13 janvier 2013

A Lille, la grève de la faim continue

Quelque 200 personnes se sont à nouveau rassemblées hier après-midi à Lille pour marquer leur soutien aux sans-papiers en grève de la faim depuis le 2 novembre. vendredi soir, le préfet s'était engagé à « un examen bienveillant » des dossiers « dans le cadre des textes en vigueur ». Les 37 grévistes ont demandé un temps de réflexion et devraient décider, ce soir, en assemblée générale exceptionnelle de la poursuite ou non de leur mouvement.

« Inquiètes » des conséquences de cette grève sur la santé des personnes, Emmaüs France, CCFD-Terre Solidaire, la Cimade et le Secours catholique exhortent dans un communiqué commun « chaque partie à trouver d'urgence une solution de sagesse et d'humanité » et « à choisir la voie du compromis ». Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est montré inflexible vendredi face à ces mouvements, déclarant à l'AFP qu'il n'allait « pas régulariser 50, 100, 200 ou 300 dossiers parce qu'il y a une action des associations ».

vendredi 4 janvier 2013

« Nous sommes en train de mourir pour un bout de papier »

Les sans-papiers occupent le parvis de l'église Saint-Maurice à Lille

Devant l’église Saint-Maurice, en plein cœur de Lille, une grande tente a été montée. Les nombreux passants sont rares à s’arrêter devant la banderole rouge qui la recouvre : « Faut-il mourir pour avoir des papiers ? Valls régularisez ! ». Dans l’indifférence générale, trente-six sans-papiers sont en grève de la faim depuis le 2 novembre pour obtenir leur régularisation.

Sous la tente, les grévistes, allongés sur des matelas, se protègent du froid avec des couvertures. Ils sont en majorité Algériens, on compte quelques Guinéens et Thaïlandais. A l’entrée, deux kabykes, Samir et Ryad, sont emmitouflés dans des doudounes pour éviter les courants d’air glacés. Ils ont fui l’Algérie pour des « questions de sécurité ». En France depuis plusieurs années, leurs demandes de régularisation n’ont pas abouties. « La majorité des grévistes sont des gens diplômés et qualifiés, explique Ryad, 28 ans. On a même des infirmiers ! ». Lui-même est titulaire d’un BTS en électrotechnique. « En Algérie, on voyait pas du tout la France comme ça, si on avait su… » Sur le matelas d’à côté, un gréviste de 55 ans, complète la phrase : s’il avait su, il serait allé aux Etats-Unis. « Valls prépare l’élection de 2017 sur notre dos » lâche t-il, dégouté.

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mercredi 2 janvier 2013

«Ils m’ont renvoyé comme un chien»

À 20 heures, lundi, alors que le président François Hollande adressait ses vœux aux Français pour la nouvelle année, Ahmed Sohail, vingt-trois ans, en France depuis l’âge de quinze ans, était dans l’avion qui le ramenait de force vers le Pakistan.

Arrivé à 1 h 41 du matin à Karachi, le jeune homme a décrit son vol dans un message téléphonique que nous nous sommes procuré :

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mardi 18 septembre 2012

Le droit de vote des étrangers divise au PS

C’était la cinquantième proposition du candidat Hollande et la quatre-vingtième de François Mitterrand... Vieux serpent de mer de la gauche française, le droit de vote des étrangers est revenu sur le devant de la scène hier. Plus de trente ans après «l’obstacle des mœurs» invoqué par Mitterrand, le nouveau gouvernement socialiste semble prendre ses distances avec une proposition qui déchaîne toujours autant de passions.

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vendredi 14 septembre 2012

Valls fait son service après-vente à Bucarest

L’espace aérien entre Bucarest et Paris était bien rempli hier. Alors que le ministre de l’Intérieur Manuels Valls, achevait un déplacement en Roumanie qui s’est soldait par un accord sur les rapatriements de Roms, un charter avec à son bord un peu moins de 200 personnes décollait en milieu de journée de Lyon Saint-Exupéry.

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mardi 28 août 2012

Valls expulse vite fait mal fait

Expulsion du campement hier matin
Quelle mouche a donc piqué Manuel Valls ? Tôt hier matin, la police nationale a évacué les quelques soixante-dix roms qui avaient construit un bidonville à Evry (Essonne), le long de la ligne de chemins de fer, avant de raser intégralement le campement dans la matinée.

Décidé dans l’urgence, l’agenda de ce démantèlement étonne. D’abord parce que, comme l’a rappelé hier Cécile Duflot, sa consoeur chargée du logement, la circulaire décidé mercredi dernier en réunion interministérielle, permettant les démantèlements de campements avec des «solutions de relogement» doit entrer en vigueur aujourd’hui.

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Manuel Valls doit ouvrir les yeux !

Un bidonville rasé ? La nouvelle devrait être bonne, tant il est honteux que de tels endroits puissent perdurer dans la France de 2012, qui plus est sous un gouvernement de gauche... Et pourtant, à chaque démantèlement, les mêmes scènes se répètent : des familles n’ayant que quelques minutes pour rassembler leurs affaires ; attendant, pendant des heures des solutions de relogement qui ne viennent pas, avant de s’installer sur un autre terrain, plus loin, plus insalubre, plus dangereux... A chaque expulsion aussi, les associations ressassent le même constat : pour le suivi médical et la scolarisation des enfants, ces expulsions sont catastrophiques, elles cassent toute dynamique solidaire autour de ces familles qui en ont pourtant terriblement besoin.

Quelques jours après la conférence interministérielle qui avait fait naître quelques espoirs, le gouvernement semble avoir tout oublié. Exit le brainstorming pour trouver des «solutions» pour la «réinsertion», voici, de nouveau, le temps de la «fermeté». Lucide, Manuel Valls, déclarait hier sur Europe 1 : «Je sais que le démantèlement ne règle pas la situation des campements illicites, mais en attendant des solutions durables qui demandent du temps, l’État de droit doit-il fermer les yeux?» Il faut, au contraire, les ouvrir : 15 000 Roms vivent en France depuis des dizaines d’années - un chiffre constant - l’État a les moyens de mettre en place une vraie politique d’aide pour ces familles. En laissant de côté les effets d’annonce, au profit d'annonces ayant (enfin) des effets.

mercredi 27 juin 2012

Sans-papiers : pas de Valls du changement

Dans un entretien au journal Le Monde, Manuel Valls a dévoilé hier la nouvelle politique migratoire, entre «fermeté» et «humanisme». «Il n’y aura pas de régularisation massive de sans-papiers» la situation économique et sociale de la France ne le permet pas, affirme le ministre de l’Intérieur, pour qui «être de gauche, ce n’est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse». Se défendant d’être le «monsieur Sarkozy» du gouvernement, Manuel Valls estime que la politique de l’ex-chef de l’État «a été marquée par des coups de menton et par l’idée que l’immigré était responsable des problèmes des Français».

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mardi 5 juin 2012

Les papas sans papiers attendent le changement

Ils s’appellent Gervais Gantchou et Guochen Du. Le premier est Camerounais, le deuxième Chinois. Ces deux hommes ont en commun de vivre en France, d’y élever leurs enfants et d’être tous deux menacés d’expulsion.

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vendredi 1 juin 2012

La circulaire Guéant morte et enterrée

C’était sans doute l’un des textes les plus controversés du précédent quinquennat, devenue le symbole de l’absurdité de la politique migratoire française. Il y a un an, le 31 mai 2011, Claude Guéant, à l’époque ministre de l’Intérieur, édite une circulaire qui restreint la possibilité pour les étudiants étrangers diplômés de travailler en France. Des centaines de diplômés étrangers, dont certains très qualifiés, se retrouvent dans l’impossibilité d’obtenir un changement de statut d’étudiant à salarié. Les employeurs renoncent à les embaucher et plusieurs se retrouvent en situation irrégulière. Un large mouvement de contestation conduit le ministre de l’Intérieur à assouplir sa circulaire. Mais le nouveau texte du 12 janvier est «tout à fait insuffisant» jugent les associations.

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mercredi 23 mai 2012

« Des mesures concrètes pour améliorer la vie des étrangers »

Sarah BelaischDepuis dix ans, comme ministre de l'Intérieur puis président de la République, Nicolas sarkozy a profondément modifier la politique migratoire française. Et maintenant ? Un chantier s'ouvre pour François Hollande et son ministre de l'Intérieur Manuel Valls, pour l'instant en charge de ce dossier. Les attentes sont nombreuses... Passage en revue avec Sarah Belaisch, responsable des commissions nationales à la Cimade.

Quels sont les premières mesures à mettre en place sur les questions d’immigration ?

Sarah Belaisch. Pour changer le regard sur les migrants et améliorer l’état d’esprit dans lequel l’administration exerce ses missions, trois mesures doivent absolument être prises : améliorer les conditions d’accueil et d’instruction des dossiers dans les préfectures, qui sont épouvantables et dissuasives pour les étrangers ; en finir avec les objectifs chiffrés, qui sont une atteinte aux droits des personnes et modifier le dialogue avec les pays d’origine des migrants. Les accords de gestion concertées des flux migratoires, comme on les appelle, signés ces dernières années ont été extrêmement mal perçu par ces pays.

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