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Tag - Mariage gris

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jeudi 17 février 2011

Les députés resserrent la vis

Une reprise en main en bonne et due forme : la commission des Lois de l’Assemblée nationale a rétabli hier toutes les dispositions du projet de loi sur l’immigration qui avaient été supprimées par le Sénat. La semaine dernière, les sénateurs avaient adopté en première lecture un texte largement modifié par rapport à sa version initiale, provoquant l’ire du ministre de l’Intérieur. Brice Hortefeux avait alors grossièrement rappelé aux sénateurs que la Constitution donnait le dernier mot aux députés.

Hier matin, les 55 amendements déposés par le rapporteur UMP Claude Goasguen et le gouvernement ont tous été adoptés, rétablissant le texte sécuritaire initial.

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jeudi 3 février 2011

Loi Besson : motus et votes décousus

Affiche devant le Sénat @Marie BarbierDe mémoire de policiers, on n’avait jamais vu ça devant le Palais du Luxembourg : une cinquantaine de militants se sont rassemblés hier midi, devant cinq CRS goguenards, pour un Cercle de silence contre la loi Besson. Des têtes chenues majoritairement, dont celle du frère franciscain Alain Richard, inventeur de ces rassemblements muets. « Chacun fait un travail à l’intérieur de soit pour écouter ce qu’il a de meilleur et réfléchir aux violations des droits humains » explique l’octogénaire barbu.

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mercredi 2 février 2011

Les Amoureux font leur bal

L’association de couples mixtes Les amoureux au ban public tiendront leur traditionnel bal de la Saint-Valentin le 12 février à Pantin (93) et le 19 à Marseille. Alors que le projet de loi sur l’immigration actuellement au Sénat pénalise les mariages gris, les Amoureux s’indignent  : « Français comme étrangers, nous n’acceptons pas d’être mis au ban de notre société, ni de voir notre vie privée soumise à la police des sentiments et à l’arbitraire de l’administration ».


mardi 28 septembre 2010

Loi Besson : rigueur et acharnement

Trente heures : c’est le temps imparti aux députés qui devront, à compter de cet après-midi, examiner le projet de loi «Immigration, Intégration et Nationalité» (le cinquième sur le sujet en sept ans), défendu par le ministre Eric Besson. En 90 articles (sur lesquels ont été déposés environ 500 amendements), ce texte fourre-tout marque un nouveau tournant dans la répression contre les sans-papiers (interdiction du territoire, allongement de la durée de rétention), mais aussi contre les étrangers en situation régulière (expulsion des Roms facilitée) et les Français d’origine étrangère (déchéance de nationalité).

Avant même son passage devant les députés, la loi Besson a d’ailleurs suscité une vague de colère et d’opposition spectaculaire. Au début du mois, neuf militants ont ainsi pratiqué un jeûne de protestation de dix jours devant le palais Bourbon ; la semaine dernière, les évêques de France ont écrit au ministre pour lui dire « ce qui dans ce projet de loi, tel qu’il est, questionnait (leur) conscience ». Le collectif Unies contre une immigration jetable (UCIJ) en appelle de son côté à une prise de conscience des parlementaires sur une loi instaurant un « régime d’exception qui relègue les étrangers - en situations régulière comme irrégulière -, ainsi que les Français d’origine étrangère dans une situation d’infériorité en matière d’égalité des êtres humains ». D’ores et déjà, plusieurs rassemblements et journées d’action sont prévus (lire encadré). Dans une assemblée chauffée à blanc par le débat sur les retraites, les discussions sur la loi Besson promettent d’être électriques. Revue de détail des dispositions les plus critiquées du projet.

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samedi 28 novembre 2009

Manifestation contre l’«immigration jetable»

Trop, c’est trop. Bébés en rétention, charter d’Afghans, débat sur l’identité nationale, haro sur les mariages gris... Contre la politique d’immigration actuelle, plus de soixante-dix organisations (syndicats, associations, partis politiques) réunis dans le collectif «Unis contre une immigration jetable» appellent à un rassemblement demain à Paris (1).

«La politique actuelle ne passe pas dans l’opinion publique, analyse Pierre Cordelier du Réseau éducation sans frontières. Il n’y a qu’à voir le nombre de gens qui se mobilisent pour empêcher les expulsions.»

Autre exemple de résistance: les travailleurs sans papiers, dont le mouvement de grèves et d’occupations, lancé le 12 octobre, prend chaque jour un peu plus d’ampleur. Déçus par la circulaire Besson sur la régularisation par le travail, les grévistes ont prévu de venir en nombre au rassemblement. «Même s’il y a quelques avancées, pour les intérimaires et les agents de sécurité, globalement, ce texte est négatif», explique Modibo Traoré, porte parole des 5500 travailleurs en lutte. Un mouvement qui se durcit : hier matin, la soixantaine de grévistes occupant l’Hôtel Majestic près de l’arc de triomphe ont empêcher in extremis leur évacuation par les forces de l’ordre.

«Les politiques d’immigration française et européenne désignent les étrangers comme une menace, dénoncent les organisations dans un appel commun. Elles orientent nos sociétés vers une xénophobie d’Etat». Dernier exemple en date : la lutte contre le mariage gris qui, sous prétexte de lutter contre les fraudes, s’en prend directement au mariage mixte. «Un clin d’oeil à ce qu’il y a de pire dans ce pays» résume Pierre Cordelier.

(1) 14h30 au métro Luxembourg